La professeure Joanne Burgess obtient plus de 2 millions $ du CRSH

28 Mai 2012 à 10H05

Joanne Burgess, professeure au Département d'histoire et directrice du Laboratoire d'histoire et de patrimoine de Montréal, a obtenu une importante subvention de plus de 2,3 millions de dollars du Conseil de recherches en sciences humaines du Canada (CRSH) pour un vaste chantier de recherches intitulé Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine, devenir. Cette subvention a été attribuée dans le cadre du très compétitif programme de subventions de partenariat du CRSH, lequel accepte de financer un nombre très restreint de projets. C'est la première fois qu'un professeur de l'UQAM obtient une subvention de ce type. Soulignons que Joanne Burgess est aussi directice de l'Institut du patrimoine de l'UQAM. 

Ce vaste chantier, qui chapeautera plusieurs projets de recherche, réunit 26 chercheurs et collaborateurs, dont plusieurs membres du Laboratoire d'histoire et de patrimoine de Montréal, ainsi que 11 organismes partenaires, dont Bibliothèque et Archives nationales du Québec, l'Écomusée du fier monde, le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, le Musée McCord d'histoire canadienne, le Musée Pointe-à-Callière, Parc Canada, la Société du Vieux-Port de Montréal et la Ville de Montréal (Archives et Patrimoine).

Montréal, moteur du développement

Le projet compte établir un portrait historique détaillé du rôle de Montréal comme carrefour social, économique et culturel, et comme moteur du développement durant les années marquant son statut de métropole canadienne, soit de 1820 à 1960. Cette quête de sens historique contribuera ainsi à caractériser, à interpréter et à mettre en valeur le patrimoine multiforme de la métropole.

Le projet est aussi résolument tourné vers l'avenir. Les chercheurs tenteront de comprendre comment le passé métropolitain de Montréal a orienté les interventions des dernières décennies et comment il peut influencer celles de l'avenir, qu'il s'agisse de grands projets urbains ou d'initiatives visant la requalification ou la mise en valeur du patrimoine. Le programme de recherche s'appuiera par ailleurs sur une infrastructure numérique solide et sur la création d'outils de pointe grâce à la collaboration de divers spécialistes.  Cette démarche contribuera à l'élaboration de nouveaux savoirs et à la réalisation de toute une gamme d'activités de recherche appliquée et de diffusion des connaissances.

Des retombées multiples

L'équipe de recherche vise, avec ses nombreux collaborateurs, la production de connaissances et des réalisations qui auront des retombées scientifiques, éducatives, culturelles, technologiques et sociales dans plusieurs milieux. Dans les écoles primaires et secondaires, l'élaboration de nouveaux matériels, notamment sur plateforme numérique, favoriseront l'enseignement de l'histoire et de la géographie, ainsi que l'utilisation des ressources culturelles à des fins éducatives. Dans les cégeps, une offre de stages enrichira les apprentissages et suscitera de nouvelles collaborations avec les universités. Les avantages seront particulièrement nombreux en milieu universitaire, surtout pour les étudiants des cycles supérieurs : stages en milieu de pratique, activités pédagogiques intégrant le numérique, occasions de réseautage, notamment par la création d'une école d'été interuniversitaire.

D'autres retombées sont à prévoir pour les établissements culturels (musées, bibliothèques, archives, sites historiques). Le projet permettra d'accroître la documentation de leurs collections, tout en renforçant la fonction recherche par l'apport d'une expertise universitaire et par la coproduction de nouvelles connaissances. La programmation culturelle offerte au public sera ainsi enrichie.

Enfin, des avantages notables sont à prévoir pour les gouvernements de Montréal et du Québec, en particulier pour les directions et services ayant une mission culturelle ou urbanistique.

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