Une vaste étude nord-américaine vise la réduction de l'intimidation liée à l'homophobie

20 Février 2012 à 11H13

La professeure Line Chamberland, du Département de sexologie, participe à une étude nord-américaine sur l’homophobie et l’intimidation auprès des jeunes lesbiennes, gais, bisexuels et transgenres (LGBTQ). Cette étude, financée à hauteur de deux millions de dollars sur cinq ans par les Instituts de recherche en santé (IRSC) du Canada, est menée par Elizabeth Saewyc de l’Université de Colombie-Britannique (UBC).

Intitulée «Réduire la stigmatisation, promouvoir la résilience : Les interventions en santé des populations pour les jeunes LGBTQ / Reducing Stigma, Promoting Resilience : Population Health Interventions for LGBTQ Youth», cette étude regroupe plusieurs  chercheurs universitaires du Canada et des États-Unis, ainsi que différents partenaires des milieux gouvernementaux, scolaires, associatifs et communautaires.

Le rôle des chercheurs est de documenter les types de stratégies mises sur pied par les écoles afin de réduire l’intimidation, ainsi que les tendances en matière de santé et de sécurité auprès des jeunes. Ils s’attarderont également aux expériences vécues par les adolescents hétérosexuels harcelés parce que leurs pairs croient qu’ils sont gais.

«L’étude que j’ai dirigée dans les écoles secondaires à travers le Québec (FQRSC, 2007-2011) a démontré qu’un élève sur 10 avait vécu des incidents répétés à caractère homophobe, explique Line Chamberland, titulaire de  la nouvelle Chaire de recherche sur l'homophobie. Pour les jeunes gais, lesbiennes et bisexuels, la proportion grimpe à un sur trois. Cela affecte leur cheminement scolaire.»

«La subvention des IRSC permettra d’approfondir les analyses des données provenant de diverses enquêtes canadiennes et américaines, dont la mienne, poursuit la chercheuse. Elle rendra possible le repérage et la diffusion des bonnes pratiques pour lutter contre l’intimidation homophobe et surtout l’examen des facteurs qui favorisent une implantation réussie lorsqu’on les introduit dans d’autres écoles. Au Québec, nous allons collaborer avec le GRIS-Montréal et la Coalition d’aide aux gais, lesbiennes et bisexuels d’Abitibi-Témiscamingue afin d’évaluer l’impact de leurs interventions et ce qui contribue à leur succès.»

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