Meilleure thèse en cotutelle

Adeline Caute remporte l'un des deux prix de thèse en cotutelle France-Québec.

30 Septembre 2013 à 11H18

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Adeline Caute.

Pour sa thèse de doctorat intitulée Le sacrifice de la mère. Étude du matricide dans six romans de femmes, 1945-1968, Adeline Caute a remporté l'un des deux prix de thèse en cotutelle France-Québec, d'une valeur de 1500 dollars chacun. Ces prix sont remis chaque année à un étudiant québécois et à un étudiant français par le ministère des Relations internationales du Québec et le Consulat général de France à Québec. Les directrices de recherche d'Adeline Caute étaient les professeures Lori Saint-Martin, du Département d'études littéraires, et Véronique Gély, de l'Université Paris IV Sorbonne.

Enseignante au Collège Dawson et rédactrice en chef de Postures, la revue des étudiants du Département d'études littéraires de l'UQAM, Adeline Caute s'est intéressée aux figures de mères produites par le roman au féminin, au Québec, en France et aux États-Unis, au cours du deuxième tiers du XXe siècle. Comme elle l'explique sur le site Internet du Consulat général de France, «cette période constitue une sorte de hiatus historique entre la tradition classique, où les mères avaient tendance à être en retrait, et la modernité contemporaine, où les mères sont plus présentes. Durant cette période, les thèmes de la matrophobie et du matricide envahissent la fiction. Dans ma thèse, j'ai tenté d'analyser le sens et les enjeux de ce phénomène, à la fois d'un point de vue littéraire, historique et culturel pour les trois pays concernés.»

Pour les fins de sa recherche, Adeline Caute s'est penchée sur les œuvres romanesques suivantes : Le torrent d'Anne Hébert (1950), Un barrage contre le pacifique de Marguerite Duras (1950), La belle bête de Marie-Claire Blais (1959), The Bell Jar de Sylvia Plath (1963), Les belles images de Simone de Beauvoir (1966) et Expensive People (1968) de Joyce Carol Oates. Le Centre Anne-Hébert et le vice-rectorat à la recherche de l'Université de Sherbrooke lui ont attribué le Prix scientifique Anne-Hébert qui récompense tous les deux ans une thèse ou un mémoire canadien portant sur cette écrivaine.

Cette année, la chercheuse postdoctorante à l'UQAM a décidé de se consacrer à l'enseignement et à ses publications.

 

  

 

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