Membres de la Société royale

Louise Déry, Lori Saint-Martin et Anne de Vernal sont élues à la SRC.

26 Novembre 2013 à 11H56

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René Côté, vice-recteur à la Vie académique, Graham Bell, président de la Société royale du Canada, Louise Déry, Anne de Vernal, Lori Saint-Martin et Yolande Cohen. Photo: Denis Bernier.

Une cérémonie tenue à l'UQAM, le 25 novembre dernier, a rendu hommage à trois nouveaux membres de la Société royale du Canada. Louise Déry, professeure associée à l'École des arts visuels et médiatiques et directrice de la Galerie de l'UQAM, Lori Saint-Martin, professeure au Département d'études littéraires, et Anne de Vernal, professeure au Département des sciences de la Terre et de l'atmosphère, ont présenté un aperçu de leurs travaux devant des membres de la communauté universitaire. Elles comptent parmi les quelque 2 000 membres de la Société, issus de toutes les disciplines, qui se sont distingués par leur contribution aux arts, aux lettres et à la science.

Louise Déry dirige la Galerie de l'UQAM depuis 1997. Spécialiste de l'art contemporain canadien et international, elle a été notamment conservatrice au Musée national des beaux-arts du Québec et au Musée des beaux-arts de Montréal. Elle a monté plus d'une cinquantaine d'expositions au Canada et à l'étranger, avec des artistes comme Dominique Blain, Françoise Sullivan et Michael Snow, en plus d'être commissaire du Canada à la Biennale d'art contemporain de Venise, en 2007. Auteure de plusieurs catalogues d'exposition et d'ouvrages, Louise Déry a été la première récipiendaire au Canada du Prix d'excellence pour le commissariat en art contemporain de la Fondation Hnatyshyn.

Essayiste, nouvelliste, critique et traductrice, Lori Saint-Martin a remporté cette année le Prix André-Laurendeau en sciences humaines, décerné par l'Association francophone pour le savoir (Acfas), trois ans après avoir reçu le Prix d'excellence en recherche et création, volet carrière, de l'Université du Québec. Elle a joué un rôle de premier plan pour dynamiser les études féministes en littérature, en s'intéressant notamment aux rapports mère-fille et père-enfant dans la littérature québécoise contemporaine et à la façon dont des auteurs masculins représentent les relations entre les sexes. Parallèlement à ses recherches, elle a traduit, en collaboration avec Paul Gagné, quelque 70 livres, essais et ouvrages de fiction, pour lesquels ils ont été deux fois récipiendaires du Prix du Gouverneur général.

La professeure Anne de Vernal est une pionnière de la paléocéanographie. S'intéressant depuis de nombreuses années aux microfossiles organiques contenus dans les sédiments lacustres et marins, elle étudie le passé des océans en tenant compte de leur circulation, de leur chimie et de leur biologie. Elle a été l'une des premières à avoir utilisé les kystes de dinoflagellés (algues unicellulaires) fossiles comme bio-indicateurs des conditions environnementales du passé et la première à les avoir utilisés à partir d'approches statistiques pour quantifier les changements des conditions hydrographiques à la surface des océans, en relation avec les changements climatiques du globe. Ses données ont permis à maints modélisateurs de par le monde de valider et d’améliorer leurs modèles de prévision climatique. Elle a remporté, en 2011, le prix Michel-Jurdant de l’Association francophone pour le savoir (ACFAS).

La cérémonie s'est déroulée en présence du recteur, Robert Proulx, de la présidente de l'Académie des arts, des lettres et des sciences humaines de la Société Royale du Canada, Yolande Cohen, également professeur au Département d'histoire, et du président de la Société, Graham Bell.

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