De futurs journalistes mieux outillés

Le très populaire programme en journalisme de l'École des médias a été revu et bonifié.

29 Novembre 2013 à 14H31

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Photo: Nathalie St-Pierre.

Les succès remportés au fil des ans par les diplômés en journalisme de l'UQAM rejaillissent sur un programme dont la réputation n'est plus à faire. Encore récemment, le journaliste Alec Castonguay remportait le Grand Prix Judith-Jasmin pour son portrait du ministre Jason Kenney, «Jason, le missionnaire de Harper», paru dans L'actualité. Un mois plus tôt, les étudiants Marc-André Sabourin et Émilie Clavel se distinguaient aux Grands Prix du journalisme indépendant.

Cela ne veut pas dire pour autant que le contenu du programme doit rester figé dans le temps. «L'École des médias travaille depuis cinq ans à la refonte du programme afin de tenir compte du nouvel écosystème médiatique, souligne Antoine Char, responsable du programme. On sait tous qu'il y a eu pas mal de bouleversements dans le milieu des médias au cours des dernières années et il faut que notre formation s'y adapte.»

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Antoine Char, professeur à l'École des médias et responsable du programme en journalisme.

L'esprit du programme demeure le même, c'est-à-dire que le contenu est divisé entre 15 cours théoriques – «un savoir-penser indispensable qui permet de cultiver des réflexes de doute, de critique et de mise en perspective», précise Antoine Char – et 15 cours pratiques. C'est dans ce dernier volet que la plupart des changements ont été effectués.

Onze nouveaux cours – dont «Atelier de journalisme sur Internet», «Atelier de photojournalisme» et «Laboratoire de journalisme audio avancé» – ont été créés afin de s'adapter aux nouvelles réalités journalistiques, notamment le journalisme multiplateformes.  Les cours d'atelier de presse quotidienne, de journalisme radiophonique, de journalisme télévisé, de journalisme spécialisé, de journalisme écrit avancé et de journalisme d'opinion ont tous été modifiés.

«Le cours "Activité de synthèse", optionnel comme le sont les stages, a aussi été créé dans le but de permettre aux étudiants qui souhaiteraient poursuivre à la maîtrise en communication d'amorcer des recherches dans le domaine», ajoute Antoine Char.

Le programme de baccalauréat en communication (journalisme) demeure contingenté à 60 étudiants et il est ouvert uniquement au trimestre d'automne, date d'entrée en vigueur des nouveaux cours. Un examen de français précédera dorénavant l'entrevue de sélection.

«Nous sommes fiers de cette refonte qui était rendue nécessaire, conclut Antoine Char, mais cela ne veut pas dire que nos diplômés n'auront pas à s'adapter une fois sur le marché du travail. Je répète souvent aux étudiants que la formation d'un journaliste s'échelonne habituellement sur une bonne dizaine d'années. Notre programme constitue une excellente base, mais cela ne remplace pas l'expérience du terrain, d'où la pertinence des stages, qui offrent souvent une porte d'entrée sur le marché du travail.»

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