Bourses en histoire

Des uqamiens reçoivent des bourses de doctorat et de postdoctorat de l'équipe de recherche Montréal, plaque tournante des échanges.

4 Décembre 2013 à 13H34

Le Laboratoire d'histoire et de patrimoine de Montréal (LHPM), dont la directrice est la professeure Joanne Burgess, du Département d'histoire, et l'équipe de recherche Montréal, plaque tournante des échanges ont remis récemment des bourses de postdoctorat (10 000 dollars), de doctorat (5 750 dollars) et de recrutement (1 000 dollars). Celles-ci visent à soutenir le développement de la recherche et à favoriser les échanges scientifiques autour des thèmes et des chantiers de recherche de l'équipe Montréal, plaque tournante des échanges.

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Léon Robichaud, codirecteur du Laboratoire d'histoire et patrimoine de Montréal et de l'équipe Montréal, plaque tournante des échanges, et Brian Gettler.

Brian Gettler, qui  a complété un doctorat en histoire à l'UQAM, en 2011, sous la direction des professeurs Alain Beaulieu et Magda Fahrni du Département d'histoire, a obtenu l'une des deux bourses de postdoctorat. Il est un spécialiste de l'histoire autochtone. Dans le cadre de son projet de recherche postdoctoral, dirigé par  Joanne Burgess, il se penchera sur une question historique qui a reçu très peu d'attention jusqu’ici, soit la présence autochtone à Montréal au XIXe siècle. Son projet, qui s’intitule «Les Mohawks et les réseaux de crédit montréalais, 1871-1891», vise à établir un premier portrait des relations de crédit rattachant les Mohawks de Kahnawake à la ville. Il cherche également à comprendre la participation réelle des Amérindiens, souvent caractérisés de traditionnels ou de pré-modernes, à l'économie capitaliste de la région de Montréal alors en plein essor.

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Brice Martinetti et Léon Robichaud.

L'autre lauréat de la bourse de postdoctorat est Brice Martinetti, docteur de l’Université de La Rochelle en histoire moderne et contemporaine. Stagiaire au LHPM en 2013-2014, il est spécialisé en histoire économique et sociale. Brice Martinetti s’intéresse aux milieux d’affaires, à l’histoire urbaine, à la culture matérielle et aux échanges transatlantiques. Dirigé par le professeur Paul-André Linteau, du Département d'histoire, codirecteur du LHPM et de Montréal, plaque tournante des échanges, son projet de recherche postdoctoral s’intitule «De la France à Montréal : les trajectoires des marchandises (1850-1914)».

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Dominic Dagenais et Léon Robichaud.

Doctorant en histoire à l'UQAM, Dominic Dagenais a reçu la bourse de doctorat. Son projet de thèse, mené sous la direction de Magda Fahrni, s'intitule «Développement capitaliste, culture urbaine et homosexualité : l'émergence d'une identité et d'une sous-culture homosexuelles à Montréal, 1880-1929». Le doctorant est également récipiendaire de la bourse de recrutement du concours de bourses d'excellence de l'UQAM pour les cycles supérieurs (FARE).

Le LHPM a remis par ailleurs une bourse de recrutement (1 000 dollars) à Christine Labrie, étudiante à la maîtrise en histoire à l'Université de Sherbrooke. En 2011, le Laboratoire a créé un programme de bourses visant à offrir un soutien financier aux étudiants inscrits dans les programmes de maîtrise en histoire de l'UQAM ou de l'Université de Sherbrooke. En plus de la bourse de recrutement, deux bourses de stage de 3 000 dollars sont attribuées.

Montréal, plaque tournante, qui chapeaute plusieurs projets de recherche, réunit une vingtaine de chercheurs et de collaborateurs, dont plusieurs membres du Laboratoire d'histoire et de patrimoine de Montréal, ainsi que 11 organismes partenaires, dont Bibliothèque et Archives nationales du Québec, l'Écomusée du fier monde, le ministère de la Culture, des Communications et de la Condition féminine, le Musée McCord d'histoire canadienne, le Musée Pointe-à-Callière, Parc Canada, la Société du Vieux-Port de Montréal et la Ville de Montréal (Archives et Patrimoine). Son programme de recherche vise à établir un portrait historique détaillé du rôle de Montréal comme carrefour social, économique et culturel, et comme moteur du développement durant les années marquant son statut de métropole canadienne, soit de 1820 à 1960. Les chercheurs tentent aussi de comprendre comment le passé métropolitain de Montréal a orienté les interventions des dernières décennies et comment il peut influencer celles de l'avenir, qu'il s'agisse de grands projets urbains ou d'initiatives visant la requalification ou la mise en valeur du patrimoine.

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