Un site Web tout neuf !

La revue Nouvelles pratiques sociales revampe son site Web.

17 Mars 2014 à 16H20

Photo

La revue institutionnelle Nouvelles pratiques sociales (NPS) a procédé, le 13 mars dernier, au lancement de son nouveau site Web, conçu par le Service de l'audiovisuel. Dirigée par le professeur Michel Parazelli, de l'École de travail social, cette revue scientifique semestrielle s'adresse non seulement aux professeurs, aux chercheurs et aux étudiants, mais aussi aux praticiens de l'intervention sociale et aux membres des organisations communautaires et syndicales.

Les revues universitaires sont non seulement des vecteurs de diffusion des connaissances scientifiques, mais aussi des acteurs qui contribuent à l'émergence, au développement et au maintien des réseaux de recherche, a rappelé Michel Parazelli. Elles constituent enfin des lieux d'apprentissage pour les étudiants, tout en favorisant les contacts entre les diplômés et leur alma mater. Ces dernières années, la multiplication des revues numériques et en accès libre a permis d'instaurer un lien encore plus étroit entre les scientifiques et la société.

Un lieu de réflexion critique 

Depuis sa création en 1988, NPS se veut un lieu de réflexion critique contribuant à l'avancement des connaissances sur diverses problématiques sociales: jeunesse et marginalités, la médicalisation du social, l'action syndicale, la famille repensée, les personnes âgées, la recherche participative, etc. La revue vise notamment à favoriser le renouvellement des pratiques en santé et dans les services sociaux. Bien que fortement ancrée dans le travail social, NPS est une revue interdisciplinaire qui fait appel aux contributions de chercheurs en sociologie, en psychologie et en anthropologie.

Chaque numéro de NPS propose une entrevue qui donne la parole à des personnes engagées dans l’intervention sociale, un dossier thématique, des rubriques perspectives – étatiques, communautaires ou citoyennes – qui incluent des articles traitant autant d’histoire que de théorie et une section compte rendu, réservée à la recension d’ouvrages récents dans le champ du travail social et des sciences sociales.

Plus de 88 000 visiteurs

Soutenue financièrement par le Conseil de recherches en sciences humaines du Canada et par le Fonds québécois de recherche société et culture, la revue possède un fonds numérisé et disponible en accès libre sur Érudit. En 2012, le nombre de visiteurs ayant consulté NPS sur cette plateforme s'élevait à plus de 88 000 personnes. On peut aussi s'abonner à la version papier, qui  comprend deux numéros par année, en plus de numéros hors série produits ponctuellement sur des thèmes spécifiques.

Le comité de rédaction de la revue, composé de chercheurs universitaires et d'intervenants des milieux de pratique, compte sur l'appui de collaborateurs issus des universités de Montréal, Sherbrooke et Ottawa ainsi que des universités du Québec à Rimouski, Trois-Rivières et en Outaouais.

Un véritable écosystème

À l'occasion du lancement, Éric Duchemin, professeur associé à l'Institut des sciences de l'environnement et directeur de VertigO, revue électronique en sciences de l'environnement, a prononcé une allocution sur la façon dont les revues savantes peuvent survivre à l'ère numérique. Il a rappelé que les premières revues savantes numériques sont apparues à la fin des années 1990. Il a également souligné que l'émergence du mouvement pour le libre accès, au début des années 2000, puis du Web 2.0, avait favorisé le développement d'un véritable écosystème d'édition numérique composé notamment de revues entièrement électroniques, de blogues scientifiques et de textes dits «évolutifs».   

La professeure Sylvie Jochems, de l'École de travail social, responsable de la diffusion à NPS, a abordé la question de l'usage des médias sociaux et des technologies de l'information dans le réseau des affaires sociales et dans le milieu communautaire. Elle a insisté, entre autres, sur l'importance de leur rôle dans la démocratisation des liens que les organismes communautaires entretiennent avec leurs membres et leurs partenaires, tout en rappelant le peu de formation et de moyens techniques dont disposent les membres de ces organismes.

PARTAGER