Une femme d'influence

La coopération internationale est au centre des activités d'Iris Almeida-Côté, lauréate 2014 du prix Reconnaissance de la Faculté de science politique et de droit.

12 Mai 2014 à 14H06

Sept diplômés de l'UQAM seront honorés à l'occasion du Gala Reconnaissance 2014 pour leur cheminement exemplaire et leur engagement. Ce texte est le sixième d'une série de sept articles présentant les lauréats.

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Iris Almeida-Côté. Photo: Nathalie St-Pierre

Iris Almeida-Côté (LL.M., 2001) a toujours aimé relever des défis. Née à Bombay, en Inde, elle quitte son pays après avoir obtenu une maîtrise en sociologie (1983). À Paris et à Bruxelles, où elle séjourne pendant quelques années, elle est nommée présidente du Mouvement international des étudiants universitaires, puis secrétaire générale adjointe d'une organisation de coopération internationale. En 1988, alors qu'elle vient de s'établir au Canada, elle rencontre Ed Broadbent, ancien chef du Nouveau parti démocratique (NPD), qui lui propose de l'aider à créer Droits et démocratie, un organisme visant à soutenir les institutions démocratiques dans le monde et à promouvoir les droits et libertés. «Mettre sur pied une organisation internationale à Montréal représentait un défi extraordinaire», souligne celle qui, en 30 ans de carrière, a occupé des postes de haute direction au sein de plusieurs organisations nationales et internationales dans les domaines de l'éducation, de la promotion de l'État de droit, du renforcement des institutions démocratiques et de la gouvernance.

De 1991 à 2006, elle occupera à Droits et démocratie les fonctions de chef des opérations pour des programmes de développement en Afrique et en Asie et de directrice des politiques, des programmes et de la planification. «Durant ces années, j'ai organisé la première mission des lauréats des prix Nobel de la paix pour le rétablissement de la démocratie en Birmanie, œuvré à la création du premier bureau de l'ombudsman en Haïti, participé à la mission d'enquête internationale sur la violation des droits de la personne au Rwanda, avant le génocide, et contribué au renforcement de la Commission vérité et réconciliation au Pérou.»

Parallèlement à ces activités, Iris Almeida-Côté s'inscrit au programme de maîtrise en droit de l'UQAM. «Je voulais acquérir une formation me permettant d'être encore plus efficace dans mon travail de défense et de promotion des droits de la personne, dit-elle. Je savais que les professeurs en droit international de l'UQAM jouissaient d'une excellente réputation, ici comme à l'étranger.»

De 2006 à 2009, elle assume la présidence de l'Institut canadien de la retraite et des avantages sociaux (ICRA), puis celle de Jeunesse Canada Monde, de 2009 à 2012. Pendant cette période, Iris Almeida-Côté remporte deux fois le prix Top 100 des femmes les plus influentes au Canada, attribué par le Réseau des femmes exécutives, et obtient le prix Femme de mérite de la Fondation Y des femmes ainsi que le prix d'excellence du Réseau des femmes d'affaires du Québec.

Membre des conseils d'administration d'Avocats sans frontières et du centre hospitalier Sainte-Justine, elle fonde, en 2012, Innova Connect, une société qui offre aux organisations et aux dirigeants d'entreprises des services spécialisés en matière de leadership et de gestion des risques financiers. «Nous accompagnons des entrepreneurs dans la mise en place de partenariats commerciaux internationaux et donnons de la formation à leurs employés pour qu'ils assument un rôle de leader dans le cadre de missions à l'étranger, dit-elle. Le développement international passe aussi par la coopération économique.»

La feuille de route d'Iris Almeida-Côté est bien remplie. Elle est particulièrement fière d'avoir contribué à sauver des vies au cours des premières heures du génocide au Rwanda. «Une amie membre de l'organisation Human Rights Watch et moi-même sommes intervenues afin que des militants des droits de la personne puissent quitter ce pays à temps.»

Aujourd'hui, elle se dit préoccupée par le dossier de l'eau. «L'accès à l'eau potable, dont sont privées près d'un milliard de personnes dans le monde, est l'un des enjeux les plus importants du XXIe siècle, car l'eau, c'est la vie.»

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