Nos chercheurs à l'Acfas 2014

Plusieurs scientifiques de l'UQAM organisent des colloques dans le cadre du congrès qui a lieu à l'Université Concordia.

12 Mai 2014 à 14H28

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Un colloque sur la transmission mettra en valeur les savoirs autochtones, notamment au Québec et au Brésil (photo). Photo: Robert Davidson

De nombreux chercheurs de l'UQAM – professeurs, chargés de cours et étudiants – participent au congrès de l'Association francophone pour le savoir (Acfas), qui se tient cette année à l'Université Concordia du 12 au 16 mai. Cette 82e édition a pour thème «La recherche: zones de convergence et de créativité». Près de 5 000 scientifiques, dont 500 participants étrangers issus d’une quarantaine de pays, se réuniront à Montréal pour l'occasion. Parmi les 173 colloques présentés lors de cet événement, en voici quelques-uns organisés par des Uqamiens dans divers domaines de la connaissance.

Savoirs autochtones

Quelle est la place des savoirs autochtones dans les études supérieures? Comment ces savoirs locaux peuvent-ils être reconnus dans des institutions comme les écoles et les universités? Organisé par le Centre d'études et de recherches sur le Brésil de l'UQAM et le Centre interuniversitaire d'études et de recherches autochtones de l'Université Laval, le colloque Transmission des savoirs et production de la mémoire en milieu autochtone: enjeux et retombées pour la recherche et les institutions (12 mai) se penchera sur les défis de l'intégration et de la reconnaissance des savoirs autochtones au sein des institutions de différents secteurs de la société comme l'éducation ou l'environnement.

Une grande partie de l'événement sera consacrée à la présentation de nombreux projets mettant en valeur les savoirs autochtones, dont plusieurs ont été réalisés au Brésil et au Québec, mais aussi en Nouvelle-Calédonie, auprès de la population kanak, et dans les Andes péruviennes. «Les savoirs autochtones constituent un ensemble de savoir-être et de savoir-faire», explique Laurent Jérôme, professeur au Département de sciences des religions et coresponsable du colloque avec Antonella Tassinari de l'Université Fédérale de Santa Catarina, au Brésil.

La transmission des savoirs autochtones peut prendre plusieurs formes, croit le professeur. Dans le milieu de l'éducation, il peut s'agir, par exemple, de développement de programmes post-secondaires sur les autochtones ou de création d'établissements d'enseignement par et pour les autochtones, comme l'Institution Kiuna, à Odanak, dans la région du Centre-du-Québec. «Au Québec, nous en sommes encore aux premiers balbutiements dans ce domaine», reconnaît le chercheur et anthropologue, qui s’intéresse à l’identité et à la culture en milieux autochtones contemporains à travers des thèmes comme la musique, les rituels, le pluralisme religieux, la guérison ou la transmission des savoirs.

«Toutes les recherches menées en milieu autochtone sont collaboratives et intègrent dorénavant les populations concernées afin de pouvoir récolter les savoirs», souligne Laurent Jérôme. Dans le cadre d'une recherche en cours, menée en collaboration avec le Service aux collectivités et le Cercle des Premières nations de l'UQAM, le chercheur et son équipe souhaitent mieux connaître la population autochtone qui fréquente l'Université, dans le but d'identifier ses besoins et sa réalité. «Plusieurs autochtones se sentent étrangers en milieu urbain et universitaire», mentionne-t-il.

Le colloque présentera deux projets Web, l'un impliquant le peuple Kaingang du Brésil, et l'autre portant sur les Atikamekw du Québec. «Ces projets ont eu recours aux nouvelles technologies comme moyen de diffusion, de valorisation et d'appropriation des savoirs et des traditions des Premières Nations», explique le chercheur.

Laurent Jérôme présentera également un aperçu du nouveau programme court de deuxième cycle en sciences des religions de l'UQAM, qui offre aux étudiants «un enseignement sur le terrain visant à leur faire découvrir toute la richesse identitaire, culturelle, religieuse et environnementale de l'Amazonie brésilienne».

La santé de nos enfants

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Les enfants  de moins de 5 ans passent en moyenne 7,5 heures par jour en services de garde. Pourquoi ne pas en profiter pour leur inculquer de saines habitudes de vie? Ce thème sera à l'honneur du colloque Santé et petite enfance: comment soutenir les saines habitudes de vie en contextes éducatifs? (14 mai).

«Nous avons réuni chercheurs et praticiens afin d'aborder des aspects comme le sommeil, l'activité physique, l'alimentation et la santé environnementale. Il sera aussi question de la santé des adultes qui travaillent avec les enfants dans ces milieux», souligne Geneviève Cadoret,  professeure au Département de kinanthropologie et coresponsable de ce colloque en compagnie de ses collègues France Simard, chargée de cours en kinanthropologie et en musique, et Lise Lemay, professeure au Département de didactique.

L'une des conférencières travaille pour le Regroupement des CPE de Montréal et présentera quelques-unes des initiatives implantées dans certains milieux. «Le clou de notre programme est la présence de Véronique Martin, du ministère de la Famille, qui viendra nous présenter le nouveau cadre de référence Gazelle et Potiron, lequel mise sur la saine alimentation, le jeu actif et le développement moteur en services de garde éducatifs à l'enfance», mentionne la professeure Cadoret.

Ce colloque a été ciblé comme l'un des coups de cœur cette année par les responsables du congrès. «Nous en sommes ravies, car cela nous apporte une attention particulière de la part des médias, note Geneviève Cadoret. Nous aurons une séance Twitter en direct pendant le colloque pour ceux qui ne pourraient pas y assister. Et nous remettrons des bourses aux étudiants des trois cycles d'études.»

Les trois responsables de ce colloque sont membres de l'équipe de recherche Qualité éducative des services de garde et petite enfance, qui organise un colloque chaque année, souligne Geneviève Cadoret. «Et nous attirons habituellement les foules, car nos sujets sont passionnants!», ajoute-t-elle en riant.

Un des membres de l'équipe de recherche, le professeur Gilles Cantin, du Département de didactique, organise le colloque Qualité des interactions dans les milieux éducatifs : diverses utilisations du CLASS (Classroom Assessment Scoring System), qui aura lieu le 15 mai.

Travail du sexe: expériences vécues

Avec la décision rendue en décembre dernier par la Cour suprême, le travail du sexe est redevenu un sujet très chaud au pays. Rappelons que la Cour a reconnu que la criminalisation contribue à des conditions de travail non sécuritaires pour les personnes s'adonnant à la prostitution. «Cette décision ravive toutes sortes de questions qui se posent depuis longtemps au sujet du travail du sexe», note Maria Nengeh Mensah, professeure à l'École de travail social et responsable, avec Jacqueline Comte, de l'Université d'Ottawa, du colloque Travail du sexe: témoignages, expériences de vie et représentations (12 mai).

La professeure mène depuis quelque temps un projet de recherche sur les cultures du témoignage, en partenariat notamment avec Stella, un organisme de défense des travailleuses du sexe. «On s'intéresse, dans le cadre de ce projet, aux retombées des récits personnels dans une optique de changement social», explique Maria Nengeh Mensah, observant que c'est à partir de témoignages personnels que des travailleuses du sexe ont contesté devant les tribunaux la constitutionnalité des lois criminelles sur la prostitution.

Le colloque vise à mettre en commun les savoirs provenant des milieux universitaires, mais aussi communautaires et artistiques, sur les histoires des personnes qui ont une expérience de travail du sexe, dans une perspective interdisciplinaire. La plupart des participants s'appuient donc sur des témoignages ou des récits personnels. Le colloque fera également une place aux expressions artistiques avec, entre autres, une compilation d'extraits de films et de vidéos des 30 dernières années montrant des témoignages de personnes se disant travailleuses du sexe et une présentation de la professeure du Département de sexologie Julie Lavigne, qui s'intéresse à la pornographie sous l'angle de l'art féministe.

Si les opposants à la décriminalisation du travail du sexe font souvent valoir que, sauf que pour une minorité de prostituées, ce travail se réduit à une exploitation dégradante du corps des femmes, le colloque, à travers la diversité des récits et témoignages dont il se fera l'écho, présente au contraire un portrait varié du travail du sexe. Ainsi, une présentation décrira la réalité des escortes de luxe et une autre les «Pute-Luck», des activités d'échange inspirées de la formule du putluck, où des prostituées se retrouvent pour partager un repas et des réflexions sur leur travail. Dans d'autres présentations, il sera question du travail du sexe au masculin et des diverses expériences vécues en rapport avec les souteneurs de rue. Il y a même une présentation qui s'intéresse à la notion de plaisir dans la prestation de services sexuels. «Nous avons voulu rendre compte de la pluralité et de la complexité des expériences sur le terrain», conclut Maria Nengenh Mensah.

Créativité et mieux-être

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Dessin réalisé dans une séance d'art-thérapie.

Les thérapies par les arts, ou thérapies à médiation artistique, utilisent l'art et la créativité à des fins thérapeutiques. Le colloque  Art, créativité et mieux-être: avancées et défis de la recherche en thérapies par les arts (12 et 13 mai) présentera un survol de la recherche qui se fait actuellement dans le domaine au Québec. «L'événement sera l'occasion de réunir les spécialistes de différentes approches thérapeutiques qui font appel au théâtre, à la musique, à l'art visuel ou à la danse», explique Pierre Plante, professeur au Département de psychologie et coresponsable du colloque avec Josée Leclerc, de l'Université Concordia.

Selon le psychologue et art-thérapeute, l'un des défis dans ce domaine consiste à trouver des modalités de recherche mieux adaptées aux thérapies par les arts. «Nous ne pouvons pas mesurer l'efficacité d'une thérapie comme on pourrait le faire pour un médicament. Nous sommes dans l'ordre du psychologique et non du biologique. Il y a du ressenti, le corps exprime un état qui ne peut être dit autrement», souligne le professeur.

Dans le cadre du colloque, Pierre Plante prononcera une conférence sur la technique du Mind Mapping, aussi appelée carte heuristique. Le schéma produit à l'aide de cette technique permet de représenter visuellement le cheminement associatif de la pensée à partir d'un mot ou d'une idée de base. Intitulée «Carte heuristique silencieuse: la contribution de l'expression par l'art à la technique du Mind Mapping», la conférence présentera la synthèse d'un projet de recherche impliquant des cartes heuristiques réalisées par des groupes d'étudiants dans le cadre d'un cours sur la créativité donné par le professeur. «La technique peut aider les étudiants à trouver des réponses à leurs blocages créatifs. Le dessin a permis à plusieurs de s'exprimer de manière plus libre que par la parole», dit Pierre Plante.

Le colloque sera aussi l'occasion de dresser un bilan de la situation professionnelle des thérapeutes par les arts. «Ils ne sont pas reconnus par un ordre professionnel. Ces thérapeutes ne peuvent pratiquer leur métier que s'ils possèdent un diplôme reconnu par un ordre professionnel comme celui des travailleurs sociaux, des psychologues ou des sexologues, qui leur accorde ainsi le droit de pratiquer la psychothérapie.»

Le mentorat n'est pas une panacée

Depuis les 20 dernières années, on note au Québec un intérêt grandissant au sein des organisations professionnelles pour tous les types d'accompagnement – mentorat, tutorat, compagnonnage, coaching, supervision, etc.  Des chercheurs de l'UQAM organisent depuis quelques années des colloques sur le sujet dans le cadre de l'Acfas. Nathalie Lafranchise, professeure au Département de communication sociale et publique, est responsable, en compagnie de la doctorante en administration Kerstin Kuyken, du colloque Les contours et limites du mentorat: un regard critique (14 mai).

Les thèmes abordés lors de ce colloque toucheront notamment aux conditions organisationnelles – culture et climat de travail – propices à l'implantation d'un programme de mentorat. La formation des mentors, qui ne dépasse guère deux jours au mieux, fera aussi l'objet d'une présentation. «Parce que l'on choisit habituellement des gens compétents et possédant une solide culture organisationnelle pour devenir mentors, on s'attend à ce qu'ils soient immédiatement compétents dans leur rôle, mais cela ne va pas de soi, note la chercheuse. Les compétences mentorales s'acquièrent avec le temps. Il faut penser la formation autrement.»

Un cas vécu de programme de mentorat mis en place pour les personnes immigrantes fera l'objet d'une présentation. Un autre conférencier se penchera sur les critères devant mener au choix d'un responsable qualifié pour gérer un programme de mentorat. «On ne s'improvise pas coordonnateur d'un tel programme, précise Nathalie Lafranchise. Il faut posséder des compétences d'accompagnement et de coordination de projet.»

Le mentorat ne répond pas à tous les maux et problèmes d'une organisation et ne constitue pas une panacée. «Il y a des gens pour lesquels le mentorat ne convient pas, précise Nathalie Lafranchise. Il s'agit d'un mode d'accompagnement parmi d'autres et il faut savoir choisir le plus adéquat.»

Nathalie Lafranchise est également coresponsable d'un autre colloque présenté cette année à l'Acfas, Le codéveloppement professionnel : ensemble pour mieux apprendre  (13 mai).

Rapprocher les citoyens de la culture

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École nationale d'apprentissage par la marionnette. Photo: ENAM

Lien, transmission, mise en partage. La médiation culturelle se présente comme une philosophie d'action cherchant à renouveler les relations entre art, culture et société. Apparue dans le jargon de l'action culturelle dans les années 1990, elle sera au centre des discussions lors du colloque Les territoires de la médiation culturelle: échelles, frontières et limites (14-15 mai). L'événement est organisé par Ève Lamoureux, professeure au Département d'histoire de l'art, Nathalie Casemajor Lousteau, de l'Institut national de la recherche scientifique – Urbanisation, culture et société, et Marcelle Dubé, de l'Université du Québec à Chicoutimi, toutes trois membres du Groupe de recherche sur la médiation culturelle.

«La médiation culturelle a pour but de favoriser la participation culturelle, mais aussi la culture de la participation, souligne Ève Lamoureux. S'inscrivant dans une perspective de démocratisation et s'appuyant sur des stratégies d'action polymorphes, elle vise à rapprocher les citoyens des activités culturelles et artistiques, notamment en les  impliquant dans des activités de création et en les incitant à fréquenter les lieux culturels.» 

De nombreux organismes culturels et communautaires se réclament de la médiation culturelle et cherchent à intégrer l'art dans divers secteurs d'activités, y compris le monde du travail. «Nombreux sont les projets qui utilisent l'art comme un outil d'éducation, d'inclusion sociale et même thérapeutique», observe la professeure. Une communication sera présentée sur l'École nationale d'apprentissage par la marionnette, située au Saguenay, qui offre la possibilité à des personnes souffrant de problèmes de santé mentale de participer à la création d'un spectacle de marionnettes et à d'autres activités artistiques. Une autre portera sur les services d'éducation des musées québécois qui intègrent de plus en plus la médiation culturelle dans leurs pratiques. 

«La création d'outils d'évaluation des impacts de la médiation culturelle ainsi que la formation et la professionnalisation de ceux que l'on appelle les médiateurs culturels feront aussi l'objet de discussions», mentionne Ève Lamoureux.

Pour des mines socialement acceptables

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Photo: Agnieszka Stalkoper

L'acceptabilité sociale est de plus en plus considérée comme une condition essentielle pour qu'un projet minier aille de l'avant. «Cette notion est au cœur des préoccupations de l'industrie minière et des communautés d'accueil. Elle est même devenue le premier souci des entreprises dès l'étape de l'élaboration d'un projet d'exploration», souligne Kristina Maud Bergeron, agente de recherche à la Chaire de recherche en entrepreneuriat minier UQAT-UQAM et coresponsable du colloque L'acceptabilité sociale des projets miniers: du Québec au reste du monde (14 mai).

Le colloque cherchera à analyser les différentes méthodes permettant d'évaluer l'acceptabilité sociale de projets miniers, non seulement au Québec, mais aussi dans d'autres régions du monde. Parce que l'acceptabilité sociale est un enjeu pour plusieurs types de projets, il sera aussi question de sa prise en compte dans d'autres domaines que celui des mines. On se penchera notamment sur la planification et la gouvernance du projet du campus Outremont de l'Université de Montréal et sur la réfection des infrastructures de la rue Sainte-Catherine, un projet qui pourrait avoir une influence déterminante sur la dynamique du centre-ville de Montréal.

Une équipe dirigée par les professeurs Michel Jébrak (sciences de la Terre et de l'atmosphère), Corinne Gendron (stratégie, responsabilité sociale et environnementale) et Valérie Lehmann (management et technologie) travaille depuis plusieurs mois au développement d'un indice du risque social dans les projets miniers, projet qui fera l'objet d'une communication. «Cet indice a pour but d'analyser les différentes conceptions du risque social que représente un projet minier du point de vue des différents groupes et acteurs sociaux et d’identifier les composantes de ce risque, explique Kristina Maud Bergeron. L’indice sera utile aux investisseurs, aux entrepreneurs, aux communautés d'accueil et aux gouvernements. Il pourra fournir des informations pertinentes pour la révision ou même la refonte d'un projet minier, afin que celui-ci soit moins risqué socialement du point de vue de tous les intervenants.» 

Travailleurs flexibles 

Est-ce que la flexibilisation du travail est compatible avec la responsabilité sociale des entreprises? C'est la question qui intéresse la professeure du Département d'organisation et ressources humaines Amparo Jimenez, coresponsable avec Pierre Bardelli, de l'Université de Lorraine, du colloque  La flexibilisation du travail peut-elle sauver le capitalisme? (14 mai). «La flexibilité du travail, c'est la réponse que les entreprises ont trouvée pour accroître leur productivité et leur compétitivité dans un contexte de crise économique et de mondialisation de l'économie, dit-elle. Mais cette flexibilité exigée des travailleurs crée des problèmes. Quelles sont les pratiques socialement responsables? C'est de cela dont nous allons débattre pendant ce colloque.»

La flexibilisation du travail se décline sous plusieurs formes, explique la professeure. La flexibilité salariale consiste à demander aux employés d'accepter une réduction temporaire de leurs salaires pour sauver l'entreprise. La flexibilité du lieu permet, par exemple, le télétravail.  La flexibilité fonctionnelle exige des employés qu'ils développent de nouvelles compétences afin d'être plus polyvalents et de répondre à des besoins divers au sein de l'organisation. Enfin, la flexibilité, c'est aussi la capacité, pour l'entreprise, de redistribuer les charges de travail, de recourir à la sous-traitance ou tout simplement de faire des mises à pied massives quand les besoins de main-d'œuvre sont moins élevés.

«Pour certains auteurs, comme le sociologue Pierre Bardelli, la flexibilité du travail est un terme qui sert de façade et qui est en réalité synonyme de beaucoup de stress et de souffrance pour les employés», dit Amparo Jimenez. Dans une perspective de gestion des ressources humaines, poursuit-elle, on cherche à voir comment l'entreprise peut adopter des mesures de flexibilité tout en respectant les besoins des travailleurs. «La flexibilité des heures de travail et le télétravail constituent, par exemple, des pratiques qui peuvent répondre au besoin des employés de concilier travail et vie personnelle», dit-elle.

Entre la réalité des travailleurs étrangers temporaires dans le secteur agricole, l'impact des restructurations chez les équipementiers automobiles et les nouvelles perspectives pour l'intervention en santé mentale, le colloque permettra de comparer diverses pratiques et également les cadres juridiques en France et au Québec, mais aussi en Belgique, des mesures de flexibilité.

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