Pour une forêt plus durable

La Chaire en aménagement forestier durable obtient un financement de près de 2,5 millions de dollars.

5 Juin 2014 à 11H23

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Mario Provencher, premier vice-président de la Conférence régionale des élus de l’Abitibi-Témiscamingue, Sonia Légaré, biologiste au ministère des Ressources naturelles, Geneviève Labrecque, directrice foresterie, Tembec, Luc-Alain Giraldeau, vice-doyen à la recherche de la Faculté des sciences de l’UQAM, Johanne Jean, rectrice de l'UQAT et Yves Bergeron, titulaire de la Chaire AFD. Photo: Nathalie Cossette

La Chaire industrielle CRSNG UQAT-UQAM en aménagement forestier durable (AFD), dont le titulaire est le professeur Yves Bergeron, du Département des sciences biologiques, a obtenu un quatrième renouvellement de son financement. La Chaire recevra, pour les 5 prochaines années, un montant de près de 2,5 millions, versé en partie par le Conseil de recherche en sciences naturelles et en génie du Canada (CRSNG) et neuf partenaires industriels de l’Abitibi-Témiscamingue et du Nord-du-Québec. Créée il y a 15 ans, la Chaire en aménagement forestier durable a pour mission de faire de la recherche, de la formation et du transfert technologique dans le domaine de l'aménagement écosystémique des forêts.

«L’annonce de ce quatrième renouvellement démontre bien la pertinence de nos travaux pour nos partenaires industriels et les organismes gouvernementaux, a déclaré Yves Bergeron dans le cadre de l'annonce faite le 27 mai dernier. Nous avons toujours travaillé en collaboration avec le milieu afin d’assurer une adéquation entre nos recherches et les besoins et nous voyons une fois de plus que cette stratégie conduit à des résultats positifs.» La rectrice de l’Université du Québec en Abitibi-Témiscamingue, Johanne Jean, a tenu à rappeler la particularité de la Chaire, «qui répond non seulement à des besoins régionaux, mais également à des impératifs d’ordre sociétal.»

Dans son allocution, Luc-Alain Giraldeau, vice-doyen à la recherche de la Faculté des sciences de l'UQAM, a pour sa part souligné l'importance d'une collaboration saine entre les différents acteurs impliqués (industrie forestière, universités, etc.). «En foresterie, deux visions se sont affrontées. Celle des environnementalistes, qui parlent de protection des écosystèmes, et celle des industriels, qui discutent rendement, productivité, rentabilité. Nous croyons, à l’UQAM, que ces groupes ont des intérêts communs. Par exemple, s’entendre pour mettre en place les conditions qui favorisent la biodiversité améliore le rendement de la plupart des forêts québécoises. Il s’agit donc de développer des modes de gestion et d'aménagement forestiers qui respectent le fonctionnement du milieu et tiennent compte des attentes du milieu socio-économique.»

L'avenir de la Chaire

Durant le prochain mandat, la Chaire compte étendre son territoire d’étude vers le nord du Québec et l’ouest du Canada. Au Québec, l’interface entre la forêt boréale commerciale et la taïga constitue un enjeu forestier important, car la faible résilience des forêts aux perturbations naturelles constitue un défi important pour l‘aménagement forestier. La Chaire compte aussi se pencher davantage sur les préoccupations sociales et économiques liées à l’aménagement forestier durable. La formation de personnel hautement qualifié continue de faire partie des enjeux prioritaires avec la formation d’une centaine d’étudiants à la maîtrise et au doctorat, en plus de plusieurs stagiaires postdoctoraux.

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