Jumeler numérique, histoire et patrimoine

L'École d'été Montréal numérique explore les relations entre l’histoire et le numérique.

5 Août 2014 à 16H58

«Intégrer le numérique à l'histoire, c'est un peu comme arrimer le passé et le futur», affirme Joanne Burgess, professeure au Département d’histoire et directrice de l’équipe Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine, devenir,coorganisatrice de la première édition de l'École d'été Montréal numérique, qui aura lieu du 17 au 23 août prochains.

Par des conférences, des visites sur le terrain et des ateliers, les participants à cette première édition, ayant pour thème Temps et Espace, découvriront l’apport du numérique à la recherche, à sa diffusion ainsi qu'à l’élaboration d’applications destinées aux écoles, aux musées et aux organismes. «Depuis quelques années, nous assistons à un développement fulgurant de logiciels et d'outils informatiques qui permettent aux historiens d'aller plus loin dans leur travail, constate Joanne Burgess. L'école d'été vise justement à permettre aux participants d'explorer et de comprendre l'immense potentiel du numérique afin de l'intégrer dans leur pratique.»

Des activités au cœur de la ville

En plus des conférences qui se dérouleront à l'UQAM, les 27 participants – des étudiants, des diplômés, des professionnels et des membres d'organismes communautaires – suivront des ateliers pratiques sur le terrain, au cœur de Montréal. La journée du 18 août se déroulera dans les locaux de Bibliothèque et Archives nationales du Québec sur la rue Holt, où les participants y découvriront les collections patrimoniales et numériques de cartes géographiques. Le lendemain, une rencontre avec la conceptrice du site le Parcours riverain, qui présente une analyse territoriale sur le patrimoine des rives de Montréal, est au programme.

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Joanne Burgess. Photo: Émilie Tournevache

Afin de mieux comprendre les relations sensorielles et émotives que les individus entretiennent avec le territoire urbain, les participants utiliseront un outil de mesure biométrique et un GPS dans le cadre d'un parcours piétonnier le 20 août. «Ces capteurs vont mesurer les réactions physiques des gens lorsqu'ils se déplacent dans la ville, par exemple une hausse des battements cardiaques lorsqu'ils éprouvent une émotion», explique Joanne Burgess.

L'École d'été peut être suivie selon deux formules: à titre d'enrichissement personnel ou comme un cours crédité au 1er ou au 2e cycle pour les étudiants en histoire.

Jusqu'en 2017

Trois autres éditions de l'École d'été Montréal numérique seront présentées d'ici 2017. L’édition 2015 se concentrera sur Le passé modélisé, soit la modélisation en 3D et 4D et l’analyse du cadre bâti; l’édition 2016 sera l’occasion d’explorer L’histoire par l’image; finalement, dans le cadre du 375e anniversaire de Montréal, l’édition 2017 aura pour objet Commémoration, interactivité et visualisation.

Issue du projet Montréal, plaque tournante des échanges : histoire, patrimoine, devenir, l’École d’été Montréal numérique a été élaborée par un comité de professeurs des départements d’histoire de l'UQAM et de l’Université de Sherbrooke, soit Harold Bérubé, Joanne Burgess, Dany Fougères, Julia Poyet, Léon Robichaud et Natasha Zwarich, en partenariat avec Bibliothèque et Archives nationales du Québec.

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