Pleins feux sur la danse jeunesse

L'UQAM accueille le premier colloque sur la danse dédiée au jeune public.

22 Septembre 2014 à 14H07

Extrait de la pièce «Contes pour enfants pas sages» de PPS Danse. Photo: Rolline Lapointe

Le Département de danse sera l'hôte du premier colloque sur la danse jeune public au Québec, les 25 et 26 septembre prochains. Réunissant plus de 25 panélistes – artistes, médiateurs, enseignants de la danse et autres spécialistes –, l'événement propose une série de conférences, d'ateliers et de tables rondes qui aborderont l'histoire, les caractéristiques ainsi que l'actualité et l'avenir de la danse dédiée au jeune public, un créneau en pleine effervescence.

«Bien que peu exposées aux feux des projecteurs, les compagnies de danse jeunesse tournent énormément et obtiennent beaucoup de succès», observe la professeure Hélène Duval, du Département de danse. Celle-ci a eu l'idée de tenir un colloque à la suite des demandes des compagnies de danse Bouge de là, qui offre des ateliers de danse aux enfants tout en créant des spectacles jeunesse, et PPS danse, fondée par le chorégraphe et danseur Pierre-Paul Savoie, dont un volet est consacré à des créations jeunesse. «Ces compagnies m'ont approchée dans le but de se ressourcer et pour avoir un point du vue plus académique sur leur travail, dont afin d'enrichir leur pratique, explique la professeure. Elles sont par la suite devenues des partenaires dans l'organisation du colloque en collaboration avec la troupe de danse Cas public, dont la fondatrice est la chargée de cours et diplômée Hélène Blackburn.»

La première journée sera consacrée à la création et à l'écriture chorégraphique. L'historienne et professeure Marie Beaulieu, du Département de danse, retracera les grandes lignes de l'histoire de la danse jeune public, puis Hélène Blackburn discutera de la méthodologie de son travail chorégraphique dans un contexte de création jeunesse. Une table ronde, à laquelle prendront part des chorégraphes, des interprètes et des analystes du mouvement, se penchera sur l'existence possible d'un langage chorégraphique propre au jeune public.

Extrait de la pièce «Gold» de Cas public. Photo: Damián Siqueiros

Les organisateurs du colloque donneront aussi la parole à des spécialistes de plusieurs autres disciplines qui s'intéressent aux créations jeunesse. Le professeur et psychologue Pierre Plante, du Département de psychologie, prononcera une conférence sur l'importance du développement de l'imaginaire dans le développement global des enfants, à laquelle participera Suzanne Lebeau, auteure jeunesse et doctorante en études et pratiques des arts. Les écoliers de l'École primaire Lanaudière, située sur le Plateau-Mont-Royal, assisteront quant à eux à des ateliers de danse offerts par Pierre-Paul Savoie et par la diplômée Hélène Langevin, également fondatrice et directrice artistique de la compagnie Bouge de là. «Nous pourrons observer sur place le travail des deux chorégraphes et les voir en interaction avec les enfants», dit Hélène Duval, qui a réalisé en 2009-2010 un projet de recherche sur une résidence d'artiste de Pierre-Paul Savoie dans une école secondaire.

La deuxième journée du colloque sera consacrée à la médiation culturelle: ateliers en classe donnés par des chorégraphes, cours de danse offerts par des enseignants formés dans le domaine, projets artistiques de danseurs ou chorégraphes avec des enfants, etc. «Ce sera l'occasion de mettre en valeur les projets qui jumellent art et éducation et qui créent des ponts entre ces deux domaines», souligne la professeure, qui rappelle que pour les jeunes la médiation culturelle est bien souvent la porte d'entrée au monde de la danse.

On peut voir ici une capsule vidéo promotionnelle de l'événement.

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