Lettre au premier ministre du Canada

Le recteur Robert Proulx écrit au premier ministre Justin Trudeau à l'occasion de son élection.

9 Novembre 2015 à 16H38

Le premier ministre Justin Trudeau le jour de l'assermentation de son gouvernement. Photo: Geoff Robins/AFP

Au nom de l'UQAM et en son nom personnel, le recteur Robert Proulx a envoyé une lettre de félicitations au nouveau premier ministre du Canada Justin Trudeau pour sa récente élection. Tout en l'assurant de la collaboration de l'UQAM, le recteur profite de sa missive, datée du 4 novembre, jour de l'assermentation du premier ministre, pour lui rappeler le rôle joué par les universités en général, et par l'UQAM en particulier, dans le développement économique, social, scientifique et culturel. On peut accéder à la version intégrale de la lettre sur le site du rectorat.

Économie, biodiversité, entrepreneuriat, droits humains, santé, changements climatiques et réalités autochtones représentent quelques-uns des champs d'expertise de l'UQAM, souligne le recteur, qui insiste sur le fait que «notre institution compte de nombreuses équipes de recherche engagées dans l'innovation scientifique et sociale et la mise au point de solutions d'avant-garde».

Le recteur attire l'attention du premier ministre sur le fait que les sommes allouées à la recherche par les grands organismes subventionnaires fédéraux et provinciaux ont diminué ou stagné ces dernières années et que le financement des universités québécoises a chuté d'environ 375 millions de dollars depuis 2012. «Une telle situation entrave sérieusement la capacité des universités à accomplir pleinement leur mission», déplore Robert Proulx.

Dans le même ordre d'idées, le recteur publiait le 19 octobre dernier, jour des élections fédérales, un texte d'opinion dans le quotidien La Presse dans lequel il rappelait la contribution essentielle des universités à l'essor de la société québécoise et canadienne. Une version en anglais de ce texte a été publiée le 9 novembre dans The Hill Times, une publication consacrée à l'actualité de la colline du Parlement, sous le titre Universities, an investment in our future.

«Véritables incubateurs d’innovations scientifiques et sociales, les universités sont d’importants agents de progrès pour la société canadienne, écrit Robert Proulx dans ce texte. En 2014, selon Universités Canada, les 97 établissements universitaires canadiens ont investi plus de 12 milliards de dollars en recherche et développement, soit 40 % de toute la R et D au Canada. Or, à peine 2,3 milliards provenaient des grands organismes subventionnaires de recherche fédéraux (CRSH, CRSNG et IRSC), dont les budgets en dollars constants ont diminué de 6 % depuis 2007.»

Selon le recteur, ce recul du financement de la recherche est incompréhensible. Se faisant le défenseur de l'institution universitaire dans son ensemble, Robert Proulx réaffirme que les gouvernements fédéral et provinciaux ont la responsabilité de mieux soutenir les universités. «Avec les leviers nécessaires, elles pourront assumer encore davantage leur rôle de chefs de file mondiaux en matière de formation, de recherche et d'innovation, écrit-il dans sa lettre au nouveau premier ministre. Je suis convaincu que, tout comme moi, vous savez combien la prospérité du Canada et du Québec en dépend.»

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