Étudier même l'été !

L'UQAM offre une quinzaine d'écoles d'été à Montréal et à l'étranger.

24 Février 2015 à 15H49, mis à jour le 6 Mars 2015 à 15H00

L'école d'été en Italie permet d'étudier à Florence, en Toscane. Photo: iStock

En ces froides journées d'hiver, la période d'inscription aux écoles d'été de l'UQAM est déjà commencée. De multiples possibilités s'offrent aux personnes qui désirent profiter de la période estivale pour suivre des cours dans des domaines spécifiques, tout en participant à des colloques et à des séminaires. Offertes à Montréal comme à l'étranger, les écoles d'été permettent aux étudiants, aux professionnels et au grand public de profiter de l’expertise de professeurs reconnus internationalement, d'obtenir un diplôme plus rapidement, de reprendre un cours ou d'explorer de nouveaux horizons.

Italie, Grèce, Allemagne

L’école d’été en Italie permettra d’étudier deux mois à Rome et en Toscane, du 1er mai au 30 juin. Deux cours consécutifs de 45 heures seront offerts, à raison de 3 heures par jour, 4 jours par semaine, soit ceux sur Rome et le Moyen Âge italien et sur Florence et la Renaissance.

Depuis 2005, l'école d'été en Grèce ouvre les portes de Molyvos, l'un des plus anciens villages de l'île de Lesbos, dans la mer Égée. La formation s'étalera sur une période de huit semaines, du 1er mai au 30 juin. Deux cours consécutifs de 45 heures seront offerts, soit un atelier de production en cinéma et en technologies numériques et un cours sur les différents genres et procédés de réalisation de carnets d'esquisses dans l'histoire de la peinture, de l'architecture et de la littérature.

Berlin sera de nouveau le siège de l'école d'été en Allemagne, du 1er juin au 31 juillet. L'école propose de choisir entre deux cours en design de l'environnement et deux cours en langues et en sociologie. L'atelier en design, donné à Cesky Krumlov, en République Tchèque, permettra de voyager  de Prague à Amsterdam, en passant par l'Allemagne centrale.

Risques météorologiques

Chaque année, les risques naturels d'origine hydrométéorologique – inondations, ouragans, cyclones, typhons, sécheresses – causent la mort de centaines de milliers de personnes, selon l'Organisation des Nations Unies pour l'éducation, la science et la culture (UNESCO). Ces risques sont susceptibles d'augmenter en raison des changements climatiques mondiaux.

Afin de répondre aux besoins croissants dans le domaine de la gestion des risques, l'UQAM tiendra la première école d'été sur la réduction des impacts et la gestion des risques météorologiques dans le monde francophone, du 8 au 12 juin. Ce projet, réalisé grâce à un partenariat avec le Service météorologique d'Environnement Canada, rassemblera les diverses expertises développées depuis plusieurs années à l'UQAM, notamment en ce qui concerne la modélisation régionale du climat, les impacts de l'activité humaine sur l'environnement et la communication des risques. «Il est important de sensibiliser tous les acteurs – météorologues, scientifiques, étudiants, spécialistes en santé et en sécurité publique, en météorologie et en communication – sur l'importance de travailler de façon transdisciplinaire», souligne Philippe Gachon, professeur au Département de géographie.

Des présentations et plénières auront lieu le matin, alors que des ateliers se tiendront en après-midi. Les étudiants de l'UQAM peuvent recevoir des crédits universitaires selon leur parcours académique, alors que les professionnels obtiendront une attestation de la Société de formation et d’éducation continue de l’UQAM.

«L'école d'été contribuera à renforcer la place de l'UQAM en communication et en gestion des risques hydrométéorologiques, en plus de développer un réseau international dans toute la francophonie», note Bernard Motulsky, professeur au Département de communication sociale et publique et titulaire de la Chaire de relations publiques et communication marketing. Yves Baudouin, professeur au Département de géographie, Pierre Gauthier, professeur au Département des sciences de la Terre et de l'atmosphère, et René Canuel, agent de recherche et de planification à la Faculté des sciences, collaborent également à l'organisation de cette première école.

Montréal numérique

La deuxième édition de l'école d'été Montréal numérique, qui se tiendra du 19 au 25 mai, se concentrera sur le thème du «Passé modélisé». Organisée par les départements d’histoire de l'UQAM et de l'Université de Sherbrooke, avec la collaboration de l’équipe de recherche Montréal, plaque tournante des échanges: histoire, patrimoine, devenir et le ministère de la Culture et des Communications, l'école se consacrera à l’exploration des relations entre l’histoire et le numérique, avec Montréal comme laboratoire de recherche.

Plusieurs conférences, visites de terrain et ateliers pratiques permettront aux participants de découvrir l’apport du numérique et de la modélisation 3D/4D à la recherche, à sa diffusion et à l’élaboration d’applications destinées à divers milieux (écoles, musées, organismes en patrimoine).

En science politique et droit

Pas moins de sept écoles d'été seront organisées par la Faculté de science politique et de droit. L'université d'été sous les baobabs: enjeux et défis du développement en Afrique se tiendra du 11 au 22 mai au Burkina Faso, une première pour la faculté en sol africain. Cette école abordera les trajectoires des États africains postcoloniaux confrontés aux problématiques du développement et aux défis de l'intégration régionale et de la mondialisation.

L'Observatoire sur les missions de paix et les opérations humanitaires de la Chaire Raoul-Dandurand en études stratégiques et diplomatiques propose trois écoles d'été: la première, sur les opérations humanitaires, se tiendra du 4 au 9 mai; la seconde, qui se déroulera du 11 au 16 mai, portera sur les missions de paix; et la troisième, du 25 au 30 mai, sera consacrée aux interventions de consolidation de la paix.

Une école d'été sur la protection internationale et comparée des droits de l'enfant se tiendra du 8 au 15 juin. Organisée en partenariat avec le Bureau international des droits de l'enfant, elle examinera divers enjeux, dont l’exploitation sexuelle et l’utilisation des enfants dans les conflits armés, la violence à l’école et la discrimination fondée sur le sexe ou l’origine ethnique.

L’école d’été sur la Russie, organisée en collaboration avec l’Institut d’études internationales de Montréal, aura lieu du 15 au 19 juin. Elle portera sur les principaux aspects de la politique contemporaine de l’État russe, notamment le droit et la justice, le marché intérieur, la politique économique et les relations internationales.

L'école d'été sur les négociations commerciales: commercer dans un monde multipolaire, organisée conjointement avec l'École nationale d'administration publique, se tiendra du 20 au 29 août. Elle proposera aux étudiants et aux professionnels une formation sur les enjeux commerciaux, les négociations commerciales et le contenu des grands accords de commerce internationaux. «Les participants acquerront des outils pour mieux comprendre, analyser, négocier, administrer et appliquer des politiques publiques en matière de négociations commerciales internationales», mentionne Daniel Bonilla, coordonnateur de l'école.

Enfin, l'institut d’été international de recherche hébergé par l'Académie européenne (EURAC), qui aura lieu à Bolzano, en Italie, du 14 au 27 juin, abordera le thème de la politique dans les sociétés fragmentées. S'adressant aux étudiants de deuxième ou troisième cycle, l'institut réunira une vingtaine de professeurs pour étudier les sociétés fragmentées à partir des angles de la cohésion, de la reconnaissance, de la redistribution et de la sécession.

Écologie forestière

La quatrième édition de l’école d’été du programme interuniversitaire et interdisciplinaire de formation en modélisation de la complexité des forêts aura lieu du 25 au 29 mai, à la Station de biologie des Laurentides. Une douzaine d’intervenants traiteront de thèmes liés à l’écologie forestière, à la complexité et à la modélisation. «En séjournant pendant une semaine dans une station de recherche située en forêt, les étudiants peuvent échanger sur leurs projets de recherche, faire du réseautage avec des professeurs ou explorer des possibilités d’études supérieures ou de stages», souligne Virginie Angers, coordonnatrice de l'école d'été.

Une autre école d’été portant sur la complexité et les systèmes complexes adaptatifs en lien avec la forêt sera offerte à la forêt de recherche et d’enseignement HJ Andrews, en Oregon, du 8 au 12 juin.

Agriculture urbaine

La 7e édition de l'école d'été sur l'agriculture urbaine se tiendra au Complexe des sciences Pierre-Dansereau, du 10 au 14 août. Chaque année, l'école réunit près de 200 citoyens, chercheurs, étudiants, professionnels et acteurs de l’agriculture urbaine. «La programmation aborde autant l’urbanisme agricole, l’action citoyenne et les villes en santé, le tout dans une perspective d’élaboration d’un système alimentaire urbain viable», explique Éric Duchemin, professeur associé à l'Institut des sciences de l'environnement.

L'événement est organisé par le Collectif de recherche en aménagement paysager et agriculture urbaine durable (CRAPAUD) et le Laboratoire d'agriculture urbaine (AU/LAB), en collaboration avec l'Institut des sciences de l'environnement.

L'école d'été sur l'agriculture urbaine a également une édition française, qui se déroule à Paris en juillet.

Approches écosystémiques de la santé

La Communauté de pratique canadienne en approches écosystémiques de la santé (CoPEH‐Canada), qui regroupe des professeurs de neuf universités canadiennes, dont Johanne Saint-Charles, professeure au Département de communication, et Donna Mergler, professeure émérite au Département des sciences biologiques, offrira une école d'été sur les approches écosystémiques de la santé, du 3 au 15 juin, à l'UQAM. S'adressant aux professionnels et aux étudiants de cycles supérieurs – les cours sont gratuits pour les étudiants –,  la formation abordera les approches écosystémiques de la santé en contexte international et de développement. 

Programmes et cours à la carte

Il est possible, par ailleurs, de s'inscrire au trimestre d'été dans certains programmes d'études. Une centaine de cours à la carte sont aussi offerts à tous les étudiants, dont les étudiants libres et auditeurs.

Enfin, le Service de la formation universitaire en région propose des programmes d'immersion non crédités en anglais et en français ainsi que des cours du soir.

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