Hommage à Wim Wenders

L'UQAM remet un doctorat honoris causa au réalisateur de Paris, Texas et des Ailes du désir.

19 Octobre 2015 à 11H14

Wim Wenders au micro. À sa gauche, Jean-Christian Pleau, doyen par intérim de la Faculté des arts, René Côté, vice-recteur à la Vie académique, et Pierre Mongeau, doyen de la Faculté de communication.
Photo :Denis Bernier

Sur recommandation de ses facultés des arts et de communication, l'UQAM a décerné un doctorat honorifique à Wim Wenders, le 17 octobre dernier, dans le cadre de la 44e édition du Festival du nouveau cinéma, à Montréal.  Par ce geste, l'Université a voulu saluer la richesse et la singularité de l'œuvre cinématographique du réalisateur, producteur et scénariste, ainsi que son apport majeur au nouveau cinéma allemand des années 1960-1970.

Né en Allemagne en 1945, Wim Wenders étudie d’abord la médecine et la philosophie avant d’entreprendre une formation en cinéma. En 1971, avec d’autres figures du nouveau cinéma allemand, il crée une société pour la production, la réalisation et la distribution de films indépendants. Puis, il fonde, en 1974, sa propre société, la Wim Wenders Produktion.

Nourri de culture européenne et de cinéma classique hollywoodien, Wim Wenders réalise, au fil des ans, plus de 30 longs métrages et près de 20 courts métrages. Ses films minimalistes, au rythme lent et régulier, mettent en scène des personnages en marge de la société. Souvent placés sous le signe de l'errance, ils cultivent une esthétique du mouvement débouchant sur un horizon parfois absurde et sans espoir.

En 1978, le cinéaste travaille sur Hammett, un hommage à l'auteur de romans policiers Dashiell Hammet, mais aussi au film noir et au cinéma américain, qui sortira en 1982. Presque simultanément, il réalise Nick’s Movie (1980), une méditation sur les derniers mois de la vie du cinéaste Nicholas Ray.

Parmi ses œuvres de fiction les plus connues figurent Paris, Texas (1984), lauréat de la Palme d’or au 37e Festival de Cannes. Les ailes du désir (1987), fable métaphysique empreinte de mélancolie et de nostalgie, récompensée par le Prix de la mise en scène au 40e Festival de Cannes, et The Million Dollar Hotel (2000), qui obtient le Prix du jury à la 50e Berlinale.

Wim Wenders a aussi réalisé plusieurs documentaires qui ont été salués par les milieux du cinéma, de la musique et de la danse: Buena Vista Social Club (1999), The Soul of a Man (2003), Pina (2011), un hommage à Pina Bausch, l’une des principales figures de la danse contemporaine, et Le Sel de la Terre (2014), coréalisé avec Juliano Ribeiro Salgado, qui a reçu un prix spécial du jury et deux mentions spéciales au 67e Festival de Cannes.

Le cinéaste est venu présenter au Festival du nouveau cinéma son plus récent film, Everything will be fine, tourné à Montréal en 2013.

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