Objectif: médaille d'or

Antoine Valois-Fortier vise la plus haute marche du podium aux Jeux olympiques de Rio.

6 Juillet 2016 à 9H19

Série Rio 2016
Les Jeux olympiques se dérouleront du 5 au 21 août prochain à Rio de Janeiro, au Brésil, tandis que les Jeux paralympiques auront lieu du 7 au 18 septembre.

Antoine Valois-Fortier vise rien de moins que le titre olympique à Rio.Photo: Rafal Burza

Lors des Jeux olympiques de Londres en 2012, le judoka Antoine Valois-Fortier avait causé la plus grande surprise du tournoi en remportant la médaille de bronze. Contre toute attente, celui qui était classé 16e au monde avait vaincu, entre autres, un ancien champion olympique et un vice-champion du monde, en route vers le podium à ses premiers Jeux.

Le scénario sera fort différent cet été aux Jeux olympiques de Rio. L'étudiant au baccalauréat d'intervention en activité physique, qui a remporté des médailles lors des deux derniers Championnats du monde en 2014 et 2015, sera classé troisième tête de série chez les moins de 81 kg. «Je vise rien de moins que le titre olympique, lance l'athlète de 26 ans. Pour y parvenir, je dois m'assurer d'arriver en santé et dans un bon état d'esprit le jour J.» Les rondes préliminaires et les combats pour les médailles dans sa catégorie auront lieu le 9 août à compter de 10h.

Pour l'amour du judo

Celui qui constitue l'un des plus beaux espoirs de médailles pour le Canada est conscient que les attentes seront grandes lorsqu'il montera sur le tatami à Rio.  «C’est sûr que je ressens plus de pression qu'en 2012, mais je me dis que je pratique ce sport pour moi, parce que j'aime le pratiquer, dit-il. Je préfère mettre l'accent sur le processus plutôt que sur le résultat.»

Antoine Valois-Fortier pratique le judo depuis l'âge de quatre ans. «J’avais beaucoup d'énergie à dépenser, dit-il. Mes parents cherchaient un sport dans lequel la discipline et le respect seraient des valeurs primordiales.» Son parcours n'a toutefois pas été facile. À 19 ans, il a cessé la compétition durant une année complète en raison de deux hernies discales lombaires. À son retour, il a dû mettre les bouchées doubles pour se hisser parmi l'élite mondiale. «Je crois y être parvenu en raison de mon excellente condition physique et de ma capacité à bien gérer la pression lors des combats importants», mentionne-t-il.

Formation diversifiée

Après sa médaille de bronze acquise aux Jeux de Londres, le judoka a amorcé des études au baccalauréat d'intervention en activité physique, profil kinésiologie. «La diversité des cours offerts au baccalauréat me plait beaucoup, souligne-t-il. Cela permet de toucher une variété d'intérêts et de comprendre ce que font les différents types de kinésiologues».

Durant l'année universitaire, les semaines d'Antoine sont très chargées: de 20 à 26 heures d'entraînement en judo et de 6 à 10 heures de cours à l'UQAM. «Une bonne planification de son temps est la clé de la réussite, cela permet de maximiser ses études et son entrainement», dit-il.

L'athlète se dit choyé de pouvoir compter sur un entraîneur de la trempe de Nicolas Gill (certificat en administration, 2000), lui-même médaillé aux Jeux de Barcelone en 1992 et de Sydney en 2000. «Nicolas m'aide beaucoup. J'ai extrêmement confiance en lui, sachant qu'il a déjà été dans mes souliers.»

Après les Jeux de Rio, Antoine souhaite terminer son baccalauréat et devenir entraîneur pour l'équipe de Judo Canada. «Je souhaite former la prochaine génération de champions!»

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