Des livres pour Haïti

Les Uqamiens sont invités à donner leurs livres neufs ou usagés.

29 Septembre 2016 à 11H50, mis à jour le 29 Septembre 2016 à 13H15

Des étudiants de l'ISTEAH en pleine séance de cours. Photo: ISTEAH

Vous êtes un professeur fraîchement retraité et vous ne savez que faire de votre bibliothèque ? Un étudiant cherchant à se départir de ses livres de première année ? La collecte «Des livres pour Haïti» a besoin de vos ouvrages !

Jusqu'au 30 janvier 2017, la communauté de l'UQAM est invitée à donner des livres neufs ou usagés dans le but de garnir les rayons de la nouvelle bibliothèque scientifique et culturelle de la ville de Génipailler, dans le nord d'Haïti, une région éloignée et agricole, dépourvue d'infrastructures universitaires et techniques.

«Ouvrages universitaires couvrant tous les domaines, encyclopédies, dictionnaires, précis de grammaires, mais aussi littérature et livres jeunesse… nous avons besoin de tout!, dit Hélène Bédard, agente de recherche et de planification à la Faculté des sciences de l'éducation et membre du comité de coordination de la collecte. Il faut meubler une bibliothèque au complet.» Les livres doivent présenter un intérêt manifeste pour une bibliothèque de niveau universitaire, avoir été publiés après 1990 (édition la plus récente, si possible) et être en excellent état.

Le comité de coordination de la collecte de livres est également composée de Monique Brodeur, doyenne de la Faculté des sciences de l'éducation, du professeur Pierre Toussaint, du Département d'éducation et pédagogie, d'Anne Bourgeois, directrice des services techniques au Service des bibliothèques, et de Danielle Malette, bibliothécaire à la Bibliothèque des sciences de l’éducation. Magda Fusaro, vice-rectrice aux Systèmes d’information et René Côté, vice-recteur à la Vie académique, en sont les présidents d’honneur.

Une bibliothèque universitaire pour tous

La collecte s’inscrit dans le cadre du projet «Grand Nord d’Haïti» de l'Institut des sciences, des technologies et des études avancées d’Haïti (ISTEAH), dont le professeur Pierre Toussaint est un membre fondateur. Le centre vise à mettre la science et la technologie au service du développement du pays tout en formant plus spécifiquement des étudiants aux cycles supérieurs. La plateforme technologique de l'ISTEAH permet entre autres aux étudiants de suivre des cours à distance, peu importe leur région. «Le but de la bibliothèque est d’assister les enseignants, les chercheurs, les étudiants et le personnel de l’ISTEAH dans la recherche et l’utilisation de l’information et de la documentation, tout en étant accessible à la population d'Haïti, en particulier celle de la région du Grand Nord, explique Pierre Toussaint. Même si l'ISTEAH s'est doté d'une plateforme numérique, les étudiants, tout comme la population en général, utilisent encore les ouvrages papier et y sont très attachés, d'où l'importance d'une telle bibliothèque.»

L'entente de partenariat signée entre l'UQAM et l'ISTEAH permet aux professeurs de l'Université d'enseigner à distance aux étudiants de l'Institut. Les bibliothèques de l'UQAM ont aussi mis l'épaule à la roue en offrant différentes formations en traitement ou en recherche documentaires aux employés et aux étudiants de l'ISTEAH, afin que ces derniers puissent acquérir des compétences informationnelles de base ou fournir de l'aide documentaire aux usagers, selon les cas. Danielle Mallette et Anne Bourgeois comptent parmi les membres du personnel des bibliothèques qui ont déjà donné des cours sur place et à distance. Une prochaine mission est par ailleurs prévue pour le mois de novembre.

Un ancien présentoir du Journal L'UQAM converti en point de dépôt pour la collecte «Des livres pour Haïti».Photo: Denis Bernier

La bibliothèque scientifique et culturelle de Génipailler sera aménagée dans la Cité du savoir, un vaste complexe d'enseignement dont le premier bâtiment a été inauguré en mai dernier. Ce dernier abrite le Centre de la petite enfance Paul-Gérin-Lajoie. Le bâtiment dans lequel la bibliothèque sera installée sera achevé en 2017-2018. «L'ISTEAH y aura aussi ses bureaux», ajoute Pierre Toussaint.

Les livres peuvent être déposés dans les anciens présentoirs du Journal L'UQAM, l'ancêtre du site web Actualités UQAM, lesquels se sont refait une beauté pour l'occasion, grâce aux bons soins des graphistes du Service des communications. Les points de chute sont situés aux comptoirs de prêt de la Bibliothèque centrale (salle A-M100), de la Bibliothèque des sciences de l'éducation (N-1000) et de la Bibliothèque des sciences (KI-R100).

Besoin de bénévoles

Le comité recherche des bénévoles afin d'aider à la réception, au triage, à l'identification et à la mise en boîte des ouvrages qui seront acheminés par conteneur au printemps prochain. Les personnes intéressées peuvent contacter Hélène Bédard, au poste 0300.

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