Du sang neuf en sciences humaines

Neuf nouveaux professeurs viennent grossir les rangs de la Faculté.

7 Octobre 2016 à 16H49

Stéphanie Tremblay, Kaspar Philipp Schattke, Sophie Meunier, Benjamin Deruelle, Marina Doucerain. Les professeurs Richard Matthew Pollard, Denise Médico, Luca Gili et Isabelle Dumont n'apparaissent pas sur la photo.Photo: Nathalie St-Pierre

La Faculté des sciences humaines, qui réunit neuf départements et école, a accueilli récemment neuf nouveaux professeurs lors d'une rencontre consacrée à la relève en recherche. Ces recrues s'ajoutent à un corps professoral fort de plus de 250 membres.

La professeure Denise Médico (Département de sexologie) a soutenu sa thèse de doctorat à l’Université de Lausanne, en Suisse, sur l'embodiment et la sexualité des personnes transgenres. Elle travaille depuis une quinzaine d'années comme clinicienne dans le domaine de la sexualité – thérapie de couple, gynécologie psychosomatique, questions de genre. Ses travaux de recherche portent, notamment, sur le genre et l'érotisme et leur expression dans la construction de la subjectivité ainsi que sur les questions de l'accès aux soins et de la prise en charge éthique. Elle collabore avec la Fondation Agnodice sur un projet de recherche auprès des enfants et adolescents transgenres.

Benjamin Deruelle (Département d'histoire) a obtenu son doctorat à l'Université de Paris1 Panthéon-Sorbonne. Ses domaines d'expertise concernent l'histoire de l'Europe moderne ainsi que l'histoire sociale, politique et culturelle de la guerre (15e-17e siècles). Il est l'auteur de l'ouvrage De papier, de fer et de sang: chevaliers et chevalerie à l’épreuve de la modernité (Publications de la Sorbonne, 2015), pour lequel il a remporté le prix littéraire de l'Association de la Noblesse Française. Il a aussi codirigé la publication de quatre ouvrages et a collaboré à Sciences, techniques, pouvoirs et sociétés. 1500-1789 (Atlande), qui paraîtra en décembre prochain. Benjamin Deruelle est associé au Centre interuniversitaire de recherche sur la première modernité, au Groupe de recherche en histoire des sociabilités et à l'Institut de recherches historiques du Septentrion.

Détentrice d'un doctorat de l'Université de Montréal, Stéphanie Tremblay (Département de sciences des religions) est associée au Centre d’études ethniques des universités montréalaises (CEETUM). Ses perspectives de recherche croisent la sociologie des religions, des relations ethniques et de l’éducation. Elle s'intéresse, notamment, aux liens entre religions et identités et à la construction des frontières entre les groupes dans la modernité tardive à travers l’analyse de la place de la religion dans l'espace public et à l'école (formation à la culture religieuse). Elle souhaite aussi étudier les représentations sociales de l’altérité et du «religieusement acceptable» dans différents milieux socioéconomiques. Elle est l'auteure de deux ouvrages –  Les écoles juive, musulmane et Steiner. Pluralité des voies éducatives (PUQ, 2014); École et religions. Genèse du nouveau pari québécois (Fides, 2010).

Après avoir obtenu un doctorat à l'Université de Cambridge, en 2009, Richard Matthew Pollard (Département d'histoire) a enseigné à la British School, à Rome, à l'Université de Californie à Los Angeles et à l'Université de la Colombie-Britannique. Historien de la culture du haut Moyen Âge européen, ses recherches se concentrent sur la perception de l'au-delà et sur la réception des textes antérieurs au Moyen Âge. Il a remporté, en 2010, le prix Leonard Boyle de la Société canadienne des études médiévales pour sa thèse de doctorat intitulée Literary Culture in Ninth-Century Northern Italy. Il s'intéresse aussi à la culture intellectuelle et religieuse et à la philologie et à la rhétorique latines.

Après des études de baccalauréat et de maîtrise en biologie et en éducation, Marina Doucerain (Département de psychologie) a complété en 2015 un doctorat interdisciplinaire à l'Université Concordia (psychologie culturelle et linguistique appliquée)​. ​Elle s'intéresse aux processus d'adaptation culturelle des immigrants, en particulier au rôle des relations sociales et des réseaux sociaux dans ces processus, ainsi qu'aux méthodes de recherche et d'analyse en psychologie interculturelle. Elle est l'auteure et co-auteure de plusieurs articles scientifiques.

Le professeur Luca Gili (Département de philosophie) a obtenu son doctorat en 2016 à l'Université de Leuven, en Belgique. Sa thèse portait sur la philosophie de la nature de Thomas d'Aquin. Ses domaines de spécialisation concernent la philosophie ancienne, la philosophie médiévale et l'histoire de la logique. En 2011, il a publié un ouvrage consacré au philosophe grec Alexandre d'Aphrodisias, un commentateur d'Aristote et adversaire de la doctrine stoïcienne. Il est aussi l'auteur d'une vingtaine d'articles parus dans des revues spécialisées.  

Détentrice d'un doctorat de l'Université de Montréal (2010), Sophie Meunier (Département de psychologie) se spécialise en psychologie organisationnelle. Son expertise principale porte sur la santé en milieu de travail. Elle s’intéresse plus particulièrement à la santé psychologique et au fonctionnement au travail des individus atteints de troubles anxieux et dépressifs, aux travailleurs masculins ainsi qu'aux travailleurs pouvant être stigmatisés en raison de leurs caractéristiques personnelles: immigrants, individus en situation de handicap, etc.

Professeur en psychologie du travail et des organisations, Kaspar Philipp Schattke (Département de psychologie) a fait ses études doctorales au TUM School of Management, à Munich, de 2017 à 2011. Puis, il a été chercheur invité à l'Université McGill et a enseigné à l'Université Concordia. Il a aussi agi à titre de formateur et de consultant indépendant. La motivation intrinsèque, l'expérience du flow, le leadership et les motifs implicites et explicites font partie de ses domaines d'expertise.

Isabelle Dumont (École de travail social) est détentrice d'un doctorat en travail social de l'Université Laval. Ses champs d'intérêt concernent l'intervention auprès des familles, l'oncologie psychosociale, les soins palliatifs, les proches aidants et le deuil. Membre du Réseau de recherche en soins primaires de l'Université de Montréal, elle est aussi travailleuse sociale (responsable d'enseignement et superviseuse clinique) à la Clinique de médecine familiale Notre-Dame, à Montréal, et professeure adjointe de clinique à la Faculté de médecine de l'Université McGill. 

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