Passer son Barreau haut la main

Geneviève Ingrid Perrin a obtenu la meilleure note de sa cohorte à l'École du Barreau du Québec.

4 Novembre 2016 à 16H26

Geneviève Ingrid Perrin

La diplômée Geneviève Ingrid Perrin (LL.B., 2015) s'est hissée au premier rang du tableau d’honneur 2016 de l’École du Barreau du Québec. La jeune avocate, qui travaille maintenant pour le cabinet Ratelle, Ratelle et associés, à Joliette, a obtenu les deux meilleures notes de l’ensemble de sa cohorte (2015-2016), qui comptait 1025 étudiants.

Le programme de formation professionnelle intensive de l'École du Barreau du Québec est un passage obligé pour la plupart des bacheliers en droit. Pour obtenir leur titre d'avocat, les candidats doivent suivre les cours préparatoires de l'École du Barreau, en plus de participer aux conférences, ateliers et autres activités de formation, de réussir trois examens (une évaluation sur les règles d’éthique professionnelle et de déontologie, et une évaluation finale répartie sur deux jours) et d'effectuer un stage de six mois dans un cabinet ou un organisme reconnu par l'École.

Se reposer avant l'effort

Pour réussir, il faut travailler fort, et ce, dès le début du baccalauréat, avertit Geneviève Ingrid Perrin. «On a tort de penser que l'on peut se rattraper à l'École du Barreau!» Si certains cours préparatoires sont une révision de la matière vue au baccalauréat, d'autres abordent des notions et des domaines du droit qui ne font pas nécessairement partie du cursus universitaire. Selon l'avocate, il ne faut pas trop s'inquiéter de ces nouvelles notions à apprendre. «Il y a aura toujours des domaines que l'on maîtrise moins bien ou même que l'on juge moins intéressants, avance-t-elle. Ce qui peut nous aider à obtenir des points à l'examen, c'est de miser sur quelques sujets ou domaines dans lesquels on excelle.» Mieux vaut entreprendre la session des cours préparatoires la tête bien reposée. «J'ai pris de longues vacances et j'ai voyagé avant de commencer l'École du Barreau. On ne se lance pas tout de suite dans l'étude intensive», suggère Geneviève Ingrid Perrin.

Du sport et une bonne préparation mentale

«Les jours précédant l'examen, on se sent comme si on allait à la guerre, se rappelle la jeune femme. J'ai rempli mon sac de bouteilles d'eau, de mouchoirs et de collations, sans oublier d'apporter mes textes de loi (les seuls documents auxquels les étudiants ont droit). J'étais prête, concentrée et détendue. Comme une athlète avant sa compétition, j'avais visualisé ce moment dès le début de la session.»

Grâce à la course à pied, Geneviève Ingrid Perrin a appris à mieux gérer son stress. «Le stress peut paralyser certains étudiants durant les examens. Cela peut même être la cause d'un échec, d'où l'importance d'apprendre à le gérer», fait-elle remarquer.

Même si elle a dû réduire ses activités durant l'École du Barreau pour étudier, la jeune femme se réservait toujours une période de pause pour faire du sport. «Chaque fois que je courais, j'entrais dans un état méditatif.» Du lundi au vendredi, Geneviève Ingrid Perrin allait à ses cours préparatoires le matin et consacrait ses après-midis à étudier, seule à la maison, non sans avoir fait ses travaux pratiques (non obligatoires, mais fortement recommandés!) au préalable. «J'étudiais environ quatre heures par jour, dit-elle. C'est la moyenne pour les étudiants au Barreau.» Elle profitait de ses fins de semaine pour voir quelques amis et collègues… et parfois étudier ou revoir certaines notions avec eux! «Ça devient un mode de vie. Notre quotidien se résume à ça. C'est un moment très intense à vivre».

Les examens antérieurs, disponibles sur le site de l'École du Barreau, aident à préparer ses examens. «Même si la loi a changé, ça fait réfléchir et ça permet d'échanger avec des collègues. C'est très formateur.»

Se faire confiance

Le plus difficile lors des examens est de se faire confiance. «Bon nombre d'étudiants perdent des points parce qu'ils doutent et changent d'idée; la première réponse est souvent la bonne, remarque l'avocate. Il ne faut pas trop penser et répondre de manière précise et concise. Nous ne sommes pas appelés à étayer notre réflexion comme à l'université. L'École du Barreau, c'est une formation pratique.»

Faut-il connaître ses textes de lois (Code civil, Code criminel, Code de procédure civile, etc.) sur le bout de ses doigts pour réussir ses examens? «Absolument pas! C'est impossible de connaître le Code civil par cœur. Même dans la pratique, tu finis par oublier», tranche Geneviève Ingrid Perrin. Par contre, il faut absolument savoir manipuler ces outils et comprendre comment ils sont structurés. «Il faut être à l'aise avec les documents, savoir dans quelles sections du Code civil on peut trouver ce que l'on cherche par exemple. C'est très important de maîtriser cela à l'École, puisque dans la pratique professionnelle, on consulte ces documents tous les jours.»

Après son stage au cabinet Ratelle, Ratelle et associés, l'avocate a été recrutée pour exercer en droit du litige et commercial. «Je me dirigeais à l'origine vers le droit criminel et la protection de la jeunesse, mais durant le stage, j'ai pu me familiariser avec différents domaines du droit et développer d'autres intérêts.»

L'avocate se dit très heureuse de son choix. «Il y a beaucoup de recherche à faire dans le droit civil. D'un point de vue intellectuel, c'est stimulant.»

 

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