Loop, machine rétrofuturiste

La nouvelle installation interactive de Luminothérapie s'inspire des thèmes du conte et de l'enchantement.

9 Décembre 2016 à 15H03

La nouvelle installation interactive Loop s'inspire des thèmes du conte et de l'enchantement.
Photo :Ulysse Lemerise

La 7e édition de Luminothérapie, qui propose chaque hiver des expériences interactives mêlant design, musique et arts numériques dans le Quartier des spectacles, présente Loop, une installation lumineuse, sonore et participative conçue pour la place des Festivals.

L'œuvre a été conçue et réalisée par le diplômé et artiste numérique Jonathan Villeneuve (B.A. arts visuels, 2006) et Olivier Girouard, de la boîte de production montréalaise en arts sonores et médiatiques Ekumen. Le chargé de cours à l'École des médias et artiste en arts numériques Thomas Ouellet Fredericks (volet électronique), l'entreprise Ottoblix (conception de l'animation et des vidéoprojections), le studio Générique Design (design industriel) et Jérôme Roy (consultant mécanique) ont également participé à la réalisation de Loop. Leur projet a été choisi parmi 28 propositions.

Olivier Girouard et Jonathan Villeneuve.Photo: Marie Lamoureux

Pour cette édition du concours Luminothérapie, les créateurs devaient s’inspirer du thème du conte pour créer une œuvre suscitant l’émerveillement et accessible à toute la famille. Loop s’inspire ainsi du zootrope, un jouet optique inventé au XIXe siècle. L'œuvre participative est un hybride entre la boîte à musique, le zootrope et la draisine à levier. La machine rétrofuturiste de plus de deux mètres de diamètre crée des boucles de contes qui s’animent quand les participants activent ses cylindres. Chacun des 13 cylindres géants raconte une histoire: un crapaud qui devient prince, un loup soufflant la maison des trois petits cochons, des yeux effrayants qui apparaissent du néant, etc. Les sons d’une boîte à musique placée au cœur de chacun des zootropes accompagnent les dessins animés géants.

Les images en noir et blanc teintées d’un effet stroboscopique, rappelant les débuts du cinéma, sont visibles à l’intérieur comme à l’extérieur du cylindre, et peuvent être vues de près ou de loin. La vitesse de défilement des images, la fréquence de frétillement de la lumière et le rythme de la composition sonore sont déterminés par les participants selon la cadence à laquelle ils bougent. Deux vidéoprojections architecturales – s’intégrant à la trame narrative de Loop – sont projetées sur les façades du Pavillon Président-Kennedy et de l’Édifice Wilder - Espace danse.

L'installation est présentée jusqu'au 29 janvier 2017.

PARTAGER
COMMENTAIRES 0 COMMENTAIRE