Conférencier à Cape Town

Michel Jébrak sera parmi les conférenciers d'honneur au Congrès international de géologie.

18 Août 2016 à 10H21

Le prochain Congrès international de géologie se tiendra à Cape Town, en Afrique du Sud, du 27 août au 4 septembre prochains. Photo: John Mason/Creative Commons

Le professeur du Département de Sciences de la Terre et de l'atmosphère Michel Jébrak, titulaire de la Chaire en entrepreneuriat minier UQAT-UQAM, a été invité à prononcer une conférence lors de la session plénière du prochain Congrès international de géologie qui se tiendra à Cape Town, en Afrique du Sud, du 27 août au 4 septembre prochain. Il sera le seul Canadien à avoir cet honneur. Le congrès, qui réunit quelques milliers de participants, a lieu tous les quatre ans dans une ville différente.

Le thème de la conférence, intitulée Mining Industry and Society: our new and challenging frontier, porte sur la responsabilité sociale des entreprises extractives. Dans un contexte où les impacts environnementaux, sociaux et économiques de l'industrie minière sont de mieux en mieux évalués et pris en considération, le rôle des entreprises minières est appelé à évoluer, soutient Michel Jébrak. En retraçant l'histoire de l'industrie et de ses liens avec la société, le professeur montre d'ailleurs que ce rôle a été modulé par le contexte social propre à chaque époque. Aujourd'hui, des facteurs tels que la reconnaissance des droits des peuples autochtones sur les territoires exploités ou l'émergence de nouvelles approches participatives en matière de développement ont nécessairement une influence sur la façon dont les affaires doivent être menées.

Michel Jébrak

«Un développement minier responsable doit être inclusif, équitable et durable, affirme Michel Jébrak. Chaque projet de développement dans chaque territoire visé doit être considéré comme un système évolutif, lié au développement local et régional, et non un système isolé, comme cela a trop souvent été le cas, particulièrement en Afrique et dans les pays en développement.»

Michel Jébrak veut convaincre les géologues qu'ils sont des acteurs importants de ce processus de changement. «En tant que premières personnes sur le terrain, les géologues doivent apprendre à dialoguer avec les autres disciplines, incluant en sciences humaines et sociales, dit-il. C'est notre nouvelle frontière!»

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