En mission au Japon

Une délégation uqamienne s'est rendue dans plusieurs universités japonaises.

13 Décembre 2016 à 13H07

Le recteur Robert Proulx en compagnie de responsables de l'Université Konan, à Kobe, au Japon.

Une délégation conduite par le recteur Robert Proulx a séjourné au Japon du 26 novembre au 3 décembre derniers. Le recteur était accompagné du directeur du Service des relations internationales (SRI), Sylvain St-Amand, et de la directrice de son cabinet, Céline Séguin. «Notre mission poursuivait différents objectifs: augmenter le nombre d’étudiants japonais à l’UQAM, renforcer les liens avec nos partenaires universitaires actuels, explorer les possibilités de mobilité pour les étudiants de l’UQAM, notamment dans le cadre de courts séjours, et accroître la visibilité de l’Université au Japon tant sur le plan de l'offre de formation que sur celui de la recherche et de la création», explique Sylvain St-Amand.

Outre l'Europe francophone, où l'UQAM peut encore augmenter le recrutement d'étudiants, le Japon apparaît comme un pays au potentiel intéressant. «Le gouvernement Abe entend mettre l'accent sur l'internationalisation des universités japonaises, un thème qui revenait constamment lors de nos rencontres avec les présidents des établissements universitaires, note le directeur du SRI. Le Japon vise à mettre en place des programmes qui encouragent le développement de curriculums en anglais et qui facilitent la venue d'étudiants étrangers. Il veut aussi offrir aux étudiants japonais des bourses pour étudier à l'étranger, où ils pourront parfaire leur connaissance de l'anglais et du français.»

Jusqu'à maintenant, les étudiants japonais qui parlent français favorisaient la France et la Belgique comme destination d'études. «Cependant, depuis les attentats terroristes à Paris, à Bruxelles et à Nice, le gouvernement japonais semble vouloir se tourner vers le Québec pour établir de nouveaux partenariats, observe Sylvain St-Amand. Le fait que les étudiants japonais puissent étudier à Montréal en français et en anglais représente également un atout.»

Par ailleurs, à l'UQAM même, l'intérêt des étudiants pour la langue et la culture japonaises est grandissant. L'Université offre des cours de japonais qui peuvent mener, notamment, à l’obtention d’un certificat en langues et culture d’Asie. «À l'automne 2016, près de 350 étudiants étaient inscrits à des cours de japonais, surpassant les inscriptions dans les cours de chinois», observe Sylvain St-Amand.

Mobilité étudiante

Au cours des cinq dernières années, une vingtaine d’étudiants de l'UQAM issus de différents programmes – relations internationales et droit international, gestion, communication, sociologie, arts – ont séjourné au Japon, la plupart grâce à des ententes bilatérales. Durant la même période, l’UQAM a également reçu près d'une vingtaine d’étudiants japonais venus suivre des cours d’anglais ou de français.  

Partenaires japonais

À  ce jour, l'UQAM a établi des liens  avec huit universités partenaires au Japon:

  • la Kyoto University of Foreign Studies (KUFS)
  • la Kyoto University of Education (KUE)
  • la Kanda University of International Studies (KUIS)
  • le National Graduate Institute for Policy Studies (GRIPS)
  • la Rikkyo University
  • la Ritsumeikan Asia Pacific University
  • l'Asahi University
  • l'Aichi Prefectural University

«La mission visait à promouvoir l’UQAM et son programme de mobilité auprès des étudiants japonais qui étudient le français et auprès des professeurs de français, souligne le directeur du SRI. Des discussions ont eu lieu afin de finaliser une entente avec la Kanda University of International Studies, à Makuhari, laquelle permettra de recevoir annuellement une vingtaine d’étudiants japonais dans le cadre du programme en études canadiennes, actuellement en cours de préparation.» Grâce à ce programme, des étudiants pourront suivre des cours d’anglais et de français ainsi que des cours sur la culture canadienne.           

Des pourparlers se sont aussi tenus afin de finaliser deux nouvelles ententes de partenariat pour des échanges d'étudiants avec la Dokkyo University, à Söka, et la Konan University, à Kobe, deux établissements qui offrent d'importants programmes de français.

Partenariats de recherche

D'autres discussions se sont engagées en vue de renouveler l’entente-cadre avec le National Graduate Institute for Policy Studies (GRIPS), à Tokyo, qui prévoit des partenariats de recherche dans les domaines de l'administration publique et de l'étude des politiques. «Nous avons aussi parlé de la possibilité d'organiser un colloque au mois de juin, note Sylvain St-Amand. Une ancienne vice-présidente du GRIPS, maintenant attachée scientifique à l'ambassade du Japon à Ottawa, viendra d'ailleurs visiter l'UQAM la semaine prochaine.»

La Rikkyo University, à Tokyo, possède le plus ancien Département de tourisme du Japon, ce qui offre des possibilités de collaborations de recherche avec le Département d’études urbaines et touristiques de l’UQAM.

La délégation uqamienne a enfin rencontré le président et la vice-présidente de l'Association japonaise des études québécoises. Fondée en octobre 2008, cette association a pour but de promouvoir et de développer au Japon des recherches sur le Québec ainsi que des échanges culturels et artistiques. «C'était formidable de rencontrer des Japonais qui connaissent Dany Laferrière et Anaïs Barbeau-Lavalette. Ils apprécient notre culture, et l'enseignent», dit le directeur du SRI.

Plusieurs professeurs de l’UQAM, comme Alain G. Gagnon (science politique), Pierre Bosset (sciences juridiques), Claude-Yves Charron (communication), Christian Fayomi (informatique), David Widory et Daniele Pinti (sciences de la Terre et de l’atmosphère) ont mené ou mènent encore des projets de recherche avec des chercheurs japonais.

L’UQAM abrite l'Observatoire de l’Asie de l’Est, dont la mission est d’étudier les modèles de gouvernance, l’économie politique et la sécurité du Japon, de la Chine et de la Corée, en lien avec la mondialisation et le régionalisme.

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