Échanges étudiants en hausse

La mobilité étudiante est en croissance depuis 10 ans entre l'UQAM et la Chine.

9 Février 2016 à 16H35

Série L'UQAM et la Chine
À l'occasion du Nouvel An chinois, Actualités UQAM présente un dossier spécial sur les liens entre l'UQAM et la Chine, l'une des trois zones prioritaires identifiées par l'Université dans sa stratégie de développement international. 

Vincent Lassonde, diplômé du baccalauréat en relations internationales et droit international, était en échange à l'Université des langues étrangères de Pékin en juin 2015. On l'aperçoit ici au haut d'une tour d'habitation à Repulse Bay, au sud de Hong Kong.

Depuis 10 ans, soit depuis le début des ententes de mobilité étudiante entre l'UQAM et la Chine, 85 Uqamiens ont suivi des cours ou ont effectué des stages en Chine, généralement pour un semestre ou deux. La première année, trois étudiants seulement sont allés étudier en Chine, contre 13 en 2015-2106. «Les étudiants manifestent de plus en plus d'intérêt, souligne Francis Brown, du Service des relations internationales. En témoigne la courbe ascendante que l'on observe depuis 2011.»  

Trois passerelles favorisent la mobilité des étudiants de l'UQAM vers la Chine, note Francis Brown. «Il y a d'abord les ententes entre l'UQAM et des universités chinoises, notamment à Shanghai et à Beijing, puis les ententes bilatérales avec l'École des sciences de la gestion, dans les domaines de l'économie, des finances et de la gestion et, enfin, celles avec le Bureau de la coopération interuniversitaire de la CRÉPUQ, en particulier dans les secteurs du droit, de la science politique et des sciences sociales en général.»

Les Uqamiens en Chine sont, pour la plupart, des étudiants de premier cycle. Certains effectuent des stages de deuxième cycle, notamment en sciences de l'environnement et en arts.

Des Chinois à l'UQAM

À l'automne 2015, 35 étudiants chinois étaient inscrits à l'UQAM dans divers programmes réguliers, pour la plupart aux cycles supérieurs: D.E.S.S. en gestion de l'éducation et en gestion de projets, maîtrises en éducation, en gestion de projet, en sociologie, en développement du tourisme, en didactique des langues, doctorats en biochimie, en biologie, en histoire, en informatique cognitive, en histoire et pratique des arts, en sciences de l'environnement, etc. On comptait aussi sept postdoctorants et sept autres étudiants, dont l'université d'attache est en Chine, qui sont à l'UQAM dans le cadre de programmes d'échanges, pour la durée d'un trimestre ou deux.

L'École des sciences de la gestion a accueilli, toujours dans le cadre de programmes d'échanges, 37 étudiants chinois entre l'automne 2012 et l'hiver 2016. 

Une mission étudiante en Chine

Au mois de mai prochain, une vingtaine d'étudiants finissants au baccalauréat en administration de l'École des sciences de la gestion (ESG UQAM) s'envoleront vers Shanghai afin de compléter la partie pratique de leur cours «Projet d'études internationales». «Il s'agit d'une mission en Chine où les étudiants doivent réaliser un mandat de consultation pour un organisme ou une entreprise québécoise», explique Benoît Bazoge. Le professeur au Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale ainsi que Sylvain St-Amand, directeur du Service des relations internationales, chargé de cours à l'ESG et grand sinophile, accompagneront les étudiants lors de ce séjour.

Les étudiants se diviseront en équipes et partageront quatre mandats distincts. Deux de ces mandats proviennent de la Ville de Montréal. «Il s'agit de réaliser un plan de développement afin de redonner du lustre au Jardin de Montréal à Shanghai, qui est l'équivalent du Jardin de Chine au Jardin botanique, souligne Benoît Bazoge. L'autre projet consiste à étudier la possibilité de créer une Maison de Montréal à Shanghai, afin de promouvoir le système d'éducation québécois et de recruter de nouveaux étudiants par la même occasion.»

Deux entreprises du secteur privé ont également accepté de collaborer à l'aventure. «L'industrie du jeu vidéo souhaite identifier des distributeurs chinois pour des petits producteurs de jeux québécois, poursuit le professeur. L'autre mandat concerne la vente de produits québécois sur des sites Web chinois – le défi étant de trouver les bons sites pour vendre de petites quantités.»

 Au cours du trimestre d'hiver, les étudiants ont rencontré leurs «clients» afin d'établir clairement leur mandat. «Tout cela est réalisé pro bono et les étudiants doivent réaliser des activités de levées de fonds afin de financer leur voyage», précise Benoît Bazoge.

En Chine, la délégation uqamienne sera accueillie à la Shanghai Normal University par des étudiants chinois qui parlent français. «Des professeurs chinois se joindront également au groupe afin de faciliter les discussions avec les dirigeants d'entreprises du pays», explique le professeur.

«C'est le genre de projet qui fait appel à l'ensemble des connaissances apprises durant le baccalauréat en administration, notamment en finance, en développement d'affaire et en commerce international», conclut Benoît Bazoge.

Le MBA pour cadres

Le MBA pour cadres est offert depuis 1999 par l'ESG UQAM dans trois villes de la République populaire de Chine, soit Xuzhou, Suzhou et Shanghai.

Le professeur Prosper Bernard, du Département de management et technologie, a d'ailleurs été honoré, il y a deux ans, par la province de Jiangsu pour sa contribution exceptionnelle, depuis plus de 20 ans, à l'éducation en gestion en Chine. On lui avait décerné la médaille du travail et la médaille de l'amitié pour avoir dirigé l'implantation du MBA de l'ESG UQAM à l'Université des mines et de technologie de Chine, le premier programme de MBA d'une université étrangère accrédité par le gouvernement central en 2003. Prosper Bernard avait été honoré également pour son rôle dans le développement social et économique du Jiangsu et pour son travail de promotion des relations d'amitié entre la Chine et le Canada et entre le Jiangsu et le Québec. Quelques-uns de ses ouvrages ont été publiés en mandarin et il a contribué à la formation de la relève professorale en Chine, notamment grâce au soutien accordé aux professeurs chinois qui participent à un stage postdoctoral à l'UQAM.

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