Relance de la Clinique Carrière

Aujourd'hui, les conseillers d'orientation jouent un rôle tout au long de la vie active.

25 Octobre 2016 à 9H17

Illustration: iStock

La Clinique Carrière est installée depuis le mois d'août dans de nouveaux locaux de la Faculté des sciences de l'éducation situés au rez-de-chaussée du pavillon Paul-Gérin-Lajoie (N). Ce déménagement s'inscrit dans un plan de relance de la clinique. «Notre mission demeure la même: être un pôle de formation et de recherche offrant des services à la population en matière d’orientation professionnelle, de coaching de carrière, de bilan de compétences et de recherche d’emploi», affirme Louis Cournoyer, professeur au Département d'éducation et pédagogie et directeur de la clinique depuis l'an dernier.

Le professeur et la coordonnatrice de la clinique, Emmanuelle Desrosiers (M.Éd. carriérologie, 14), s'apprêtent à accueillir les premiers clients en compagnie d'une vingtaine d'étudiantes de la maîtrise en carriérologie.

La clientèle qui frappe à la porte de la Clinique Carrière est surtout constituée de gens sur le marché du travail. La plupart ont entre 25 et 55 ans, 70 % sont des femmes et plus de 50 % possèdent un diplôme universitaire. «Trois personnes sur 10 sont nées dans un autre pays, ce qui reflète la réalité montréalaise, précise Emmanuelle Desrosiers. Les principaux motifs de consultation sont un retour aux études, une réorientation de carrière ou des besoins pour gérer des changements qui surviennent sur le plan professionnel.» La Clinique Carrière est ouverte à tous, sauf aux étudiants de l'UQAM et aux diplômés de moins d'une année, qui ont accès aux Services à la vie étudiante.

«La gestion de carrière est très prisée par les travailleurs, notamment en ce qui concerne la mobilité verticale – leur désir d'accéder à un poste plus élevé dans leur domaine – ou latérale – leur volonté de faire d'autre chose avec leurs compétences.»

LOUIS COURNOYER

Professeur au Département d'éducation et pédagogie et directeur de la Clinique Carrière

L'époque où seuls les étudiants de l'école secondaire avaient la chance de voir un conseiller d'orientation pour se faire indiquer le domaine d'études à privilégier sur la base de tests psychométriques est révolue, affirme Louis Cournoyer. «De nos jours, les conseillers d'orientation jouent un rôle tout au long de la vie active, dit-il. La gestion de carrière est très prisée par les travailleurs, notamment en ce qui concerne la mobilité verticale – leur désir d'accéder à un poste plus élevé dans leur domaine – ou latérale – leur volonté de faire d'autre chose avec leurs compétences.»

Le marché du travail a évolué et de plus en plus de gens cumulent plus d'un emploi, parfois en tant que salarié et pigiste en même temps. «Les individus prennent conscience que leur bagage de compétences constitue leur véritable force et c'est ce qu'ils s'emploient à maximiser tout au long de leur vie active», note le professeur.

Formation, recherche et service à la collectivité

Emmanuelle Desrosiers et Louis Cournoyer
Photo: Nathalie St-Pierre

Créée en 2011, la Clinique Carrière est implantée au campus central, mais aussi au campus de Laval et à celui de Longueuil. «La clinique est un lieu de formation pour les étudiants – surtout des étudiantes –  du baccalauréat en développement de carrière, qui peuvent y effectuer un stage en conseil stratégique de recherche d'emploi ou en conseil en information scolaire et professionnelle, et pour les candidates à la maîtrise en carriérologie, qui agissent à titre de conseillères en counseling de carrière dans le cadre de leurs cours de counseling avancé», explique la coordonnatrice. Ces étudiantes sont supervisées par le professeur Cournoyer et par deux chargées de cours, Ilia Essopos et Chantal Lepire, tous membres de l'Ordre des conseillers et conseillères d'orientation du Québec.

Avec quelque 300 à 350 clients par année, la Clinique Carrière est un microcosme idéal pour effectuer des recherches sur les consultations en orientation professionnelle. «Cette année, nous nous attarderons aux profils de prise de décision des adultes en counseling», annonce Louis Cournoyer, qui espère pouvoir entreprendre une nouvelle recherche par année. Ce type d'étude, ajoute-t-il, profitera directement aux étudiants qui œuvrent à la clinique, car ils pourront intégrer les résultats directement dans leur pratique, le cas échéant.

Le tarif d'une consultation est de 45 dollars. «La Faculté nous prête les locaux, mais toutes les autres dépenses de la clinique sont financées à même les consultations. Avec son volet formation, son volet recherche et son volet service à la collectivité, la Clinique Carrière s'inscrit parfaitement dans la mission de l'université», conclut Louis Cournoyer.

Pour joindre la Clinique Carrière

Pour contacter la Clinique Carrière, il suffit de compléter le formulaire de demande de rendez-vous. «Nous nous efforçons de contacter rapidement le client afin de préciser les motifs de la consultation, de lui soumettre un questionnaire et de fixer un rendez-vous», précise Emmanuelle Desrosiers.

La Clinique Carrière organise également des conférences intitulées «Les beaux jeudis», lesquelles permettent aux professionnels du domaine de se réunir à l'UQAM afin d'échanger sur leurs pratiques respectives. On peut consulter la page Facebook de la clinique pour plus de détails.

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