Langue et pouvoir

La Semaine hispanophone propose plusieurs activités sur la langue et la culture.

11 Octobre 2016 à 14H56

L'étudiant Gaëtan Beauchamp a remporté l'an dernier le premier prix du concours de photo organisé dans le cadre de la Semaine hispanophone. Intitulée Día de los recuerdos, Recoleta, la photo a été prise dans le cimetière de Recoleta, situé à Buenos Aires, en Argentine. Photo: Gaëtan Beauchamp

En cette sixième édition, la Semaine hispanophone propose de nouveau plusieurs activités gratuites: conférences, cinéma, mini-cours d'espagnol, séance d'information à la mobilité internationale, exposition de photographies et stands d'information sur les programmes et cours d'espagnol.

Organisée par l'École de langues et l'Institut d'études internationales de Montréal, la Semaine hispanophone a pour thème cette année «Lengua y poder/Langue et pouvoir». «Les événements permettront d'explorer le sujet sous deux angles différents. Le premier porte sur les conséquences possibles de l'impérialisme linguistique; une langue s'impose également par sa force politique, culturelle et sociologique, explique Monica Soto, maître de langue en espagnol. L'autre angle permet de se pencher sur le rôle et l'utilité de la langue: elle peut servir, par exemple, à produire des créations artistiques, mais aussi, de manière plus négative, à interdire, à opprimer ou à manipuler.»

Nouveauté cette année: un mini-colloque des étudiants du certificat en espagnol (lundi 17 octobre, de 16 h à 17 h, salle DS-2505) au cours duquel ils présenteront leurs travaux de recherche dans la langue de Cervantès.

Le professeur émérite et anthropologue Pierre Beaucage de l'Université de Montréal, un spécialiste de l'ethnoscience et des mouvements autochtones, donnera le coup d'envoi de la Semaine en prononçant la conférence inaugurale (Langue et pouvoir: réflexions sur des dynamiques québécoise et mexicaine, 17 octobre, 18 h, salle DS-1950).

Parmi les autres événements au programme, le professeur Rémi Bachand, du Département des sciences juridiques, prononcera une conférence sur la langue et la construction du savoir en droit international (18 octobre, 12 h 45, salle A-1735). Plus tard en journée, le linguiste Javier Vargas de Luna, chargé de cours à l'École de langues, se penchera sur la fiction hispano-américaine (17 h, salle R-2840). José Del Pozo, professeur au Département d'histoire, discutera entre autres du pouvoir de l'État et de censure (Le pouvoir des mots et le pouvoir de l'État: culture, politique et censure en Amérique latine, 19 octobre, 14 h, salle DS-2508). Les professeurs Victor Armony, du Département de sociologie, et Julian Durazo-Herrmann, du Département de science politique, prendront part à la conférence de clôture (Langue et pouvoir, jeudi 20  octobre, 12 h 30, salle DS-1950).

Ambiance 100 % latino!

Des stands d'information au pavillon R (niveau métro) permettront aux étudiants de se renseigner sur les programmes de mobilité internationale, sur les cours d'espagnol offerts à l'UQAM et sur les livres disponibles à la librairie Las Americas, spécialisée en langue espagnole. Des représentants consulaires de l'Argentine et du Mexique seront sur place pour renseigner les Uqamiens au sujet des différentes occasions d'emploi et d'échanges académiques. Deux cours d'espagnol d'une durée de 30 minutes chacun, une séance d'information à la mobilité internationale donnée par le Service des relations internationales de l'UQAM en collaboration avec le ministère de l'Éducation, de l'Enseignement supérieur et de la Recherche, une exposition d'œuvres artistiques, musicales et cinématographiques hispanophones présentée par les Bibliothèques de l'UQAM, et un comptoir promotionnel de la COOP UQAM comportant une sélection d'ouvrages sur l'Amérique latine sont aussi au programme de la Semaine hispanophone.

«Les mini-cours d'espagnol donnent une idée des progrès rapides que l'on peut faire dans cette langue, explique Monica Soto. On estime qu'au bout de 180 heures de cours, les étudiants atteignent un niveau fonctionnel en espagnol.»

Le film Un día sin mexicanos, du réalisateur mexicain Sergio Arau, sera projeté durant la semaine (mercredi 19 octobre, 18 h, salle AM-204, Bibliothèque centrale). Il s'agit d'un docufiction dont l'action se situe dans l'État de la Californie, où la population latino-américaine est désormais plus nombreuse que la population blanche. L'histoire met en scène de manière humoristique ce qu'une journée sans travailleurs latinos pourrait représenter pour l'économie de la Californie. À la suite de la projection, le doctorant en sociologie Guillermo Glujovsky animera un débat.

Un concours de photo populaire

Les photographies sélectionnées dans le cadre du concours étudiant de photo sur le monde hispanophone seront exposées à la Bibliothèque centrale. Les noms des trois gagnants seront dévoilés lors de la cérémonie de clôture. L'an dernier, le concours a attiré près d'une trentaine d'étudiants. «De plus en plus d'étudiants en design, en droit, et du BRIDI participent aussi au concours», remarque Monica Soto.

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