Documentaristes en herbe

Trois Uqamiens sont récompensés aux Rencontres internationales du documentaire de Montréal.

21 Novembre 2016 à 16H53

Scène du documentaire Gulîstan, terre de roses, réalisé par Zaynê Akyol.

Zaynê Akyol, diplômée du baccalauréat en cinéma et de la maîtrise en communication (cinéma et images en mouvement), ainsi que Colin Nixon et Fanie Pelletier, finissants du baccalauréat en cinéma de l'École des médias, figurent au palmarès de la 19e édition des Rencontres internationales du documentaire de Montréal, qui s'est déroulée du 10 au 20 novembre derniers.

Québécoise d'origine kurde, Zaynê Akyol a remporté le prix du Meilleur espoir Québec/Canada pour son film intitulé Gulîstan, terre de roses. Ce prix est remis chaque année au meilleur premier documentaire dans la section Compétition nationale longs métrages. «Dans ce film, Zaynê Akyol part à la recherche de celle qui la gardait quand elle était enfant, puis découvre que celle-ci s'est jointe à un bataillon de femmes kurdes qui combat les troupes du Groupe armé État islamique au Moyen-Orient. Avec un cameraman et un preneur de sons, Zaynê s'est rendue dans les zones de combat pour témoigner de la vie quotidienne de ces combattantes», explique Denis Chouinard, professeur à l'École des médias et titulaire de la Chaire René-Malo en cinéma et en stratégies de production culturelle et médiatique.

Les finissants Colin Nixon et Fanie Pelletier comptent parmi les quatre lauréats du prix de la relève ICI RDI pour leurs films intitulés Le cri de la marmotte et Photo jaunie. Remis par un jury composé de représentants de Radio-Canada, ce prix récompense des courts métrages documentaires de cinéastes émergents.

«Ces trois jeunes cinéastes, primés aux RIDM, ont pu démarrer leurs films grâce à une bourse remise conjointement par la Chaire René-Malo et l'Office national du film, souligne Denis Chouinard. Cette bourse est décernée chaque année aux meilleurs projets de court métrage lors d'une soirée de projection des films de fin d'études des nouveaux diplômés en cinéma.»

Zaynê Akyol s'est aussi distinguée en 2011 en remportant le prix Vox, assorti d'une bourse de 1 000 dollars, pour un court métrage documentaire intitulé Sous deux ciels (Iki Bulut Arasinda). La jeune cinéaste avait obtenu, en 2010, deux autres prix pour ce film, soit le Prix du jury/documentaire - programmation Jeunes créateurs, et le Prix du public, dans le cadre du Festival Vidéastes recherché-es.

«Les étudiants qui s'inscrivent au programme de baccalauréat en cinéma aspirent tous à réaliser des films de fiction, note Denis Chouinard. Au cours de leur formation, ils découvrent l'intérêt du documentaire et prennent conscience que le réel est inépuisable et peut être abordé de mille et une façons. Au terme de leur parcours, ils ont une perception plus positive du documentaire et la plupart d'entre eux continuent d'en faire par la suite.»

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