Trente ans au musée!

Le programme conjoint de maîtrise en muséologie UQAM-UdeM fête son trentième anniversaire.

14 Novembre 2017 à 15H00

Le programme conjoint de maîtrise en muséologie UQAM-UdM a fêté son trentième anniversaire au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM) le 10 novembre dernier, en présence de quelque 200 invités (diplômés, professeurs, étudiants et professionnels oeuvrant dans le milieu). À leur arrivée, les participants ont été accueillis par Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef du MBAM.
Photo :Benoit Rousseau

Plus de 200 diplômés, professeurs, étudiants et professionnels du milieu muséal ont célébré les 30 ans du programme de maîtrise en muséologie le 10 novembre dernier au Musée des beaux-arts de Montréal (MBAM). Ce programme pluridisciplinaire est offert conjointement avec l'Université de Montréal depuis 1987. «Il s'agissait du premier programme de maîtrise en muséologie au Québec», rappelle Jennifer Carter, professeure au Département d'histoire de l'art et directrice du programme à l'UQAM.  

Les invitations à participer à ces retrouvailles avaient été lancées par Jennifer Carter et Christine Bernier, professeure agrégée en histoire de l'art et directrice du programme à l'Université de Montréal. Celles-ci ont bénéficié d'un coup de pouce d'étudiants en muséologie, du Bureau des diplômés de l'UQAM et de l'équipe des communications de l'Université de Montréal afin d'organiser l'événement, auquel ont participé les doyens Jean-Christian Pleau, de la Faculté des arts de l'UQAM, et Frédérick Bouchard, de la Faculté des arts et des sciences de l'Université de Montréal.

À leur arrivée, les participants ont été accueillis par Nathalie Bondil, directrice générale et conservatrice en chef du MBAM. «Le nombre élevé de participants révèle un attachement à ce programme professionnel qui a fait ses preuves en déployant ses étudiants et diplômés dans plusieurs musées, lieux de diffusion et sites patrimoniaux, tant au Québec qu'à l'étranger, affirme Joëlle Ganguillet, directrice du Bureau des diplômés. «C'était émouvant de revoir tous ces anciens étudiants – il y avait même une diplômée de la première cohorte! – ainsi que plusieurs des anciens directeurs et anciennes directrices du programme», souligne pour sa part Jennifer Carter.

Des ressources en commun

Le programme de maîtrise en muséologie est contingenté à 20 étudiants par université par année, pour une cohorte de 40 étudiants. «Ceux-ci doivent suivre des cours obligatoires dans les deux institutions, explique Jennifer Carter. Les bénéfices sont indéniables, car ils ont ainsi accès aux ressources professorales et documentaires de nos deux universités.» Un cours est particulièrement populaire: celui qui permet à une quinzaine d'étudiants d'aller à l'École du Louvre, à Paris, pendant deux semaines, lors de la deuxième année du programme.

«Trente ans, cela représente une génération. Cela signifie que nos diplômés sont devenus, à leur tour, des superviseurs de stage, des employeurs ainsi que des mentors pour les étudiants actuels.»

Jennifer Carter

Professeure au Département d'histoire de l'art et directrice du programme de maîtrise en muséologie

Le stage de trois mois, à temps plein, est très important dans le cursus, ajoute la professeure. «Cela permet aux étudiants de comprendre l'écosystème d'un musée ou d'un lieu de diffusion culturel et de travailler avec l'équipe en place.» Les étudiants effectuent des stages à Montréal, au Québec, dans le reste du Canada ainsi qu'à l'international, notamment en France. 

«Trente ans, cela représente une génération, note Jennifer Carter. Cela signifie que nos diplômés sont devenus, à leur tour, des superviseurs de stage, des employeurs ainsi que des mentors pour les étudiants actuels.»

Un milieu transformé

Les pratiques muséales ont beaucoup changé depuis ces 30 dernières années et les formations offertes doivent refléter ces changements, souligne la professeure. «Dans les musées, on pense beaucoup plus aux besoins et aux intérêts des visiteurs, dit-elle. On soigne la communication avec ces derniers, on les fait participer, on implique les communautés dans un processus de co-création des expositions. Le musée est aujourd'hui pleinement conscient de son rôle social et non uniquement culturel.»

Le profil des étudiants a aussi changé, souligne Jennifer Carter. «À l'époque, on enseignait surtout à des gens qui travaillaient déjà dans des musées et qui souhaitaient se perfectionner. Aujourd'hui, un grand nombre d'étudiants provient directement du baccalauréat, notamment des programmes d'histoire de l'art, d'histoire, d'anthropologie, du droit et des sciences naturelles.»

La muséologie n'est pas une discipline, poursuit-elle, mais plutôt un champ qui regroupe différentes disciplines comportant des méthodes de recherche et des pratiques qui leur sont propres. «À l'UQAM, par exemple, le programme est multi-facultaire. On y retrouve des professeurs issus de l'histoire de l'art, mais aussi des communications, de l'éducation et de la pédagogie, de l'histoire et de la sociologie.»

L'UQAM a créé en 2005 un doctorat en muséologie, médiation et patrimoine, le seul programme du genre en Amérique du Nord. «Ce programme de troisième cycle crée un bassin de chercheurs qui enrichissent grandement le champ de la muséologie», conclut Jennifer Carter.

On peut consulter la galerie photo de l'événement.

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