Santé mentale et activité physique

Pour être bien dans sa tête, bouger tous les jours suffit!

9 Mai 2017 à 15H35

Série Acfas 2017
Plusieurs scientifiques de l'UQAM organisent des colloques dans le cadre du congrès qui a lieu à l'Université McGill du 8 au 12 mai.

Un nombre croissant d’études suggère que l’activité physique est un facteur clé de prévention, de développement et de maintien de la santé mentale.Photo: istockphoto.com

Un nombre croissant d’études suggère que l’activité physique est un facteur clé de prévention, de développement et de maintien de la santé mentale, et que sa pratique améliore aussi les troubles mentaux ou cognitifs sévères. Le colloque Activité physique et santé mentale: de la promotion du bien-être aux soins (12 mai) a pour objectif de rassembler les chercheurs qui s'intéressent au sujet dans son sens large, incluant le traitement des troubles psychiatriques, explique le professeur au Département des sciences de l'activité physique Paquito Bernard, coresponsable du colloque avec le postdoctorant Ahmed Jerome Romain du Centre de recherche du CHUM. «Comme ces chercheurs travaillent dans différents domaines de la santé mentale, ils ne sont pas souvent amenés à échanger entre eux», souligne-t-il.

L’activité physique regroupe plusieurs types d'activités: celle que l'on pratique au centre de conditionnement physique, d'autres plus expressives comme la danse, mais aussi le jardinage, la marche ou encorele vélo pour se rendre au travail», note Paquito Bernard, qui tient un blogue sur l'activité physique et ses effets sur la santé mentale et physique.

Le professeur présentera les résultats de l'Enquête canadienne sur les mesures de santé de Statistique Canada. «L'étude a permis de mesurer les activités physiques et la santé mentale de près de 8000 Canadiens, explique Paquito Bernard. L'objectif était d'évaluer la relation entre la quantité d'activités physiques pratiquées au quotidien et une meilleure santé mentale.» Selon l'étude, il suffirait de faire entre quelques minutes à 60 minutes par jour d'activité physique modérée à vigoureuse pour améliorer sa santé mentale. «Il n'y a aucun intérêt à dépasser 60 minutes, précise le professeur. Dès qu'une personne fait plus d'une minute, elle en retire déjà des bénéfices.» Un exemple d'activité modérée? «Quand on marche plus vite pour ne pas rater l'autobus, illustre Paquito Bernard. Il ne s'agit pas de dire aux gens d'aller au gym ou de pratiquer un sport tous les jours: la marche rapide fait très bien l'affaire. Le plus important à retenir, c'est que l'activité physique peut prendre plusieurs formes.»

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