Regards croisés sur Montréal

À l'occasion de son 40e anniversaire, le Département d'études urbaines et touristiques organise le colloque MonTRéalités.

7 Mars 2017 à 14H15

Photo: Istock

Pour célébrer son 40e anniversaire, le Département d'études urbaines et touristiques de l'ESG UQAM organise, le 8 mars, le colloque MonTRéalités. L'événement, qui se déroulera à la salle D-R200, de 8h à 17h, portera un regard multidisciplinaire sur l'évolution de divers enjeux urbains et touristiques montréalais.

Depuis la Révolution tranquille, le paysage urbain, économique et social de Montréal a subi des changements majeurs. Modernisation du cadre bâti, étalement urbain, essor d'organismes communautaires, vagues d'immigration,  mobilité urbaine et développement des transports… La réalité montréalaise s'est conjuguée au pluriel au fil des ans.

À la fois, francophone, anglophone et cosmopolite, Montréal représente une destination unique en Amérique du Nord. Le fait touristique montréalais puise ses origines tant dans le modèle européen, construit autour du tourisme culturel, qu'américain, fondé sur l’expérience urbaine.

Ces questions et d'autres thèmes, comme ceux des transformations du tissu urbain et social du Vieux-Montréal et de la revitalisation et de la gentrification des quartiers montréalais, seront abordés par les professeurs du Département d'études urbaines et touristiques lors du colloque.

L'événement se conclura par une table ronde, qui dressera un bilan de quatre décennies d'enjeux urbains et touristiques à Montréal. Elle réunira Gérard Beaudet, professeur à l'École d'urbanisme et d'architecture de paysage de l'Université de Montréal et chercheur associé à l'Observatoire Ivanhoé-Cambridge du développement urbain et immobilier, Joanne Burgess, professeure au Département d'histoire et directrice du Laboratoire d'histoire et de patrimoine de Montréal, Sylvain Ducas, directeur de l'urbanisme à la Ville de Montréal et grand ambassadeur de l'ESG UQAM, ainsi que l'architecte et urbaniste Jean-Claude Marsan, professeur émérite de l'Université de Montréal, qui a reçu un doctorat honorifique de l'UQAM en 2012.

Témoins, interprètes et acteurs

Depuis 40 ans, les professeurs de l'UQAM en études urbaines et touristiques ont été à la fois des témoins, des interprètes et, parfois, des acteurs de l'évolution de Montréal. «Construit autour de deux objets d'étude, la ville et le tourisme, le département s'est toujours caractérisé par sa multidisciplinarité, lance son fondateur, le professeur émérite Luc-Normand Tellier. Nous avons eu des professeurs issus d'horizons extrêmement diversifiés: l'urbanisme, bien sûr, mais aussi l'architecture, l'économie, la sociologie, la science politique, la philosophie, etc.»

Luc-Normand Tellier a été embauché à l'UQAM en 1976 pour transformer en département ce qui, à l'époque, portait le nom de rassemblement en études urbaines. «Celui-ci deviendra, en 1981, le département d'études urbaines, pour être ensuite rebaptisé département d'études urbaines et touristiques en 1987, consacrant ainsi le rôle joué par certains de ses professeurs dans les études touristiques depuis 1978», rappelle le professeur émérite.

L'un des premiers mandats de Luc-Normand Tellier consiste à élaborer un nouveau programme de baccalauréat en urbanisme, qui voit le jour en septembre 1977. «L'UQAM a été la première université francophone au Québec à mettre en place un baccalauréat en urbanisme, puis un baccalauréat en gestion et intervention touristiques, dit-il. Nous avons aussi été les premiers au Canada à créer une maîtrise en analyse et gestion urbaine, en collaboration avec l'INRS-urbanisation et l'École nationale d'administration publique (ÉNAP), laquelle a été suivie par une maîtrise professionnelle en gestion et planification du tourisme et par un doctorat en études urbaines, en 1991.»

Selon le professeur émérite, l'étalement urbain, la  planification démocratique, la congestion de la circulation et le péage urbain comptent parmi les défis auxquels la ville est confrontée aujourd'hui. «L'un des plus importants consiste à améliorer la connexion entre le monde politique à l'échelle municipale – là où se prennent les décisions – et celui des urbanistes», soutient Luc-Normand Tellier.    

 

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