Échanges avec le Japon

Sept étudiantes font un séjour d'études à l'École de langues.

16 Octobre 2017 à 9H41

L'École de langues reçoit cette année un groupe de sept étudiantes japonaises provenant de la Kanda University of International Studies – KUIS.Photo: Nathalie St-Pierre

L'École de langues reçoit cette année un groupe de sept étudiantes japonaises provenant de la Kanda University of International Studies – KUIS avec laquelle l'UQAM a une entente bilatérale permettant les échanges étudiants. Les jeunes femmes ont répondu à l'invitation de la professeure Norie Yazu de la Kanda University, qui a déjà enseigné le japonais à l'UQAM.

Durant leur séjour à l'Université, les étudiantes approfondiront leurs connaissances de l'anglais tout en apprenant des rudiments de français. «Elles suivent des cours de grammaire et de conversation en anglais ainsi que des cours sur la culture et la littérature anglaises», précise Martyna Kozlowska, maître de langue en anglais et directrice du regroupement linguistique anglais. Une visite guidée est aussi prévue pour leur faire découvrir la culture anglophone locale. «Elles auront l'occasion de se rendre dans le Vieux-Port et dans le quartier Griffintown, où se sont installés jadis de nombreux immigrants d'origine irlandaise», poursuit la maître de langue.

Les étudiantes, qui logent aux résidences depuis le début de la session d'automne, se disent impressionnées par la diversité culturelle de l'UQAM. «C'est intéressant de rencontrer des étudiants provenant de partout dans le monde. C'est très motivant», dit en anglais Yuzuki Nakamura, qui en est à son troisième séjour au Canada. Sa collègue Miho Nishiura a, pour sa part, bien apprécié la poutine. «Ce n'est pas un plat très léger, mais c'est vraiment bon!», précise-t-elle. Elles ont aussi été surprises par la température douce des dernières semaines. «Il faut plus chaud ici qu'à Tokyo», affirme Yuzuki Nakamura.

Les jeunes femmes comptent étudier l'anglais durant deux trimestres à l'UQAM.

Misa Hirai honorée par le Consul du Japon

Le 5 octobre dernier, la maître de langue japonaise retraitée Misa Hirai (M.A. communication, 1996) a reçu le Prix du Consul général du Japon pour «sa contribution importante à une meilleure compréhension mutuelle entre le Japon et le Québec». 

Misa Hirai

La professeure a réalisé de nombreux projets afin de promouvoir les relations Québec-Japon et de faire connaître la culture japonaise au Québec. Chargée de cours de japonais depuis 1997, puis nommée maître de langue en 2011, Misa Hirai a participé au développement des cours de langue japonaise à l'École de langues, à la création du Certificat en langues et cultures de l’Asie, du programme court et de la concentration de premier cycle en japonais, en plus d'avoir organisé de nombreux concours interuniversitaires d'élocution. Grâce à l'initiative de la maître de langue, une vingtaine d'Uqamiens ont participé au projet Kakehashi, ce qui leur a permis de visiter le Japon tout en suivant une formation en diplomatie publique. Traductrice pour les gouvernements du Japon et du Canada, elle a aussi traduit pour le public japonais l'ouvrage Père manquant, fils manqué du défunt psychanalyste québécois Guy Corneau. 

 

En présence du Consul général du Japon à Montréal Hideaki Kuramitsu, du recteur Robert Proulx, du vice-recteur à la Vie académique René Côté et du directeur de l’École de langues Carey Nelson, qui agissait à titre de maître de cérémonie, l'événement du 5 octobre dernier a également permis de souligner le départ à la retraite de Misa Hirai. Plus d'une quarantaine de personnes étaient présentes, dont le doyen de la Faculté de communication Gaby Hsab, le directeur du Service des relations internationales Sylvain St-Amand ainsi que de nombreux maîtres de langues et chargés de cours.

Délégation au Japon

Une délégation uqamienne a mené une mission au Japon du 16 au 23 septembre dernier. La vice-rectrice à la Recherche et à la création Catherine Mounier était accompagnée de Sylvain St-Amand, directeur du Service des relations internationales, de Catherine Rodriguez, agente de recherche et de planification au même service, des maîtres de langue Marie-Cécile Guillot, vice-doyenne aux études à la Faculté de communication, et Agnès Baron, directrice du regroupement linguistique français langue seconde. 

Claire Deronzier, déléguée sortante, Catherine Mounier, Sylvain St-Amand, Luci Tremblay, nouvelle déléguée, et Catherine Rodriguez.  Photo: Délégation générale du Québec à Tokyo

La mission visait à explorer les possibilités de collaboration en recherche, à relancer des partenariats déjà existants avec des universités japonaises et à établir de nouveaux partenariats pour favoriser la mobilité étudiante

 

À la Kanda University of International Studies, en banlieue de Tokyo, les membres de la délégation uqamienne ont eu des discussions avec la direction et une rencontre avait également été organisée avec une centaine d'étudiants japonais, dont plusieurs se sont dit intéressés par un séjour à l'UQAM.

Dans la région de Tokyo, les délégués de l'UQAM se sont aussi entretenus avec des représentants des universités Rikkyo, Keio et Chuo, avec lesquelles l'UQAM a déjà des partenariats visant notamment la mobilité étudiante.

À l'Université de Tokyo, des discussions ont eu lieu concernant un projet de recherche sur les effets sur la santé du sirop d'érable qui pourrait être mené en collaboration avec des chercheurs uqamiens. 

Une salle d’étude à la Kanda University of International Studies, en banlieue de Tokyo.  Photo: Catherine Rodriguez

D'autres sujets de recherche ont soulevé l'intérêt des différents partenaires japonais: les politiques publiques inclusives en temps de crise, l'obésité chez les enfants ainsi que le tourisme Japon-Québec.

Marie-Cécile Guillot et Agnès Baron ont poursuivi le voyage jusqu'à Kobe pour rencontrer des représentants de l'Université Konan afin de préciser des éléments d'une entente en cours de signature avec cet établissement.

Les Uqamiens, qui ont aussi été accueillis à la Délégation du Québec à Tokyo, sont très satisfaits des contacts établis lors de leur périple. «Les universités québécoises sont peu présentes au Japon et nous avons eu un très bon accueil partout où nous sommes passés», commente Sylvain St-Amand. 

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