Énergie vive

La Galerie de l'UQAM présente une exposition solo de la peintre Melanie Authier.

21 Novembre 2017 à 14H09

La Galerie de l'UQAM présente une exposition solo de la peintre Melanie Authier.
Photo :Nathalie St-Pierre

La Galerie de l’UQAM plonge dans l’énergie vive de la peinture avec l’exposition solo Melanie Authier. Contrariétés et contrepoints. Sous la houlette du commissaire et critique d’art Robert Enright, professeur à l’École des beaux-arts et de musique de l’Université de Guelph, l’exposition rassemble des œuvres récentes de celle que le public de la Galerie a pu découvrir dans l’exposition phare Le Projet Peinture (2013). Avec Contrariétés et contrepoints, l’artiste présente une peinture à la fois énergique et délicate, qui revisite les héritages contradictoires de la pratique picturale.

Pour Melanie Authier, les tableaux ne sont pas de simples objets esthétiques sans lien les uns avec les autres. Ils s’inscrivent dans un vaste réseau relationnel et rappellent que bien des questions restent à résoudre au sujet de l’art après le modernisme. Alors que son univers pictural évoque le langage de l’abstraction moderniste, on y décèle une esthétique associée à la manière baroque, en raison de l’empathie qui affleure dans sa technique. Cette exposition d’œuvres récentes sur toile et sur papier fait voir des approches contrastées de la peinture contemporaine, en un amalgame de styles qui génère un entre-deux à la fois intelligible et insaisissable. Chaque œuvre est pour Melanie Authier l’occasion de créer un problème de manière à «y apporter une réponse inattendue».

«Je crois que mon travail renvoie à la marque lancinante laissée par l’histoire de la peinture, à l’histoire de l’Art avec un grand A et il se débat parfois contre elle, a-t-elle un jour déclaré. J’essaie de faire en sorte que mes œuvres se taillent une place au sein des discours actuels et qu’elles soient toujours axées sur le potentiel de la peinture. Ainsi, la question qui me préoccupe est: “Où aller à partir d’ici ?”»

Née en 1980 à Montréal, Melanie Authier détient un baccalauréat de l’Université Concordia (2002) et une maitrise de l’Université de Guelph (2006). Elle a exposé ses œuvres à travers tout le pays, notamment dans le cadre de l’exposition Les bâtisseurs. La biennale canadienne 2012, tenue au Musée des beaux-arts du Canada. Elle est représentée par Georgia Scherman Projects à Toronto et vit présentement à Val-des-Monts au Québec.  

Présentée depuis le 24 octobre, l'exposition se poursuit jusqu'au 9 décembre. Le samedi 25 novembre, les visiteurs pourront assister à l'événement «La peinture déplacée», présenté dans le cadre de la série L’œil écoute. Cette série prend la forme de lectures publiques de textes marquants, sélectionnés spécifiquement pour les dialogues qu’ils établissent avec les œuvres présentées à la Galerie.

Je suis la pire…

Parallèlement à Contrariétés et contrepoints, la Galerie de l’UQAM présente dans sa petite salle Je suis la pire à ce que je fais le mieux et pour ce don je me sens bénie de Carolyne Scenna, finissante à la maitrise en arts visuels et médiatiques. L’exposition inaugure une installation où l’artiste recompose et revisite de manière obsessive ses archives photographiques. Un espace délimité par des rideaux de velours blanc, des projections vidéo lo-fi et une maquette de volcan forment un parcours où les spectateurs sont invités, grâce à divers dispositifs de projection, à découvrir un assemblage d’images hybrides.

Série L’œil écoute: La peinture déplacée

Samedi 25 novembre 2017, 16 h
Galerie de l’UQAM
Entrée libre

Textes : Nicole Brossard, Paul-Émile Borduas, Anne Hébert, Agnes Martin, Monique Régimbald-Zeiber
Lectrices : Christian Lapointe, Marie Eykel, Christiane Pasquier
Animation : Marie-Andrée Lamontagne
Commissariat des textes : Louise Déry


 

CATÉGORIES
PARTAGER
COMMENTAIRES 0 COMMENTAIRE