Journée des musées

La Galerie de l’UQAM présente les Guerrilla Girls, Gilberto Esparza et Charles-Antoine Blais Métivier.

23 Mai 2017 à 12H19

La Galerie de l’UQAM présente les Guerrilla Girls, Gilberto Esparza et Charles-Antoine Blais Métivier.
Image :Gilberto Esparza, «Plantas autofotosintéticas» (Plantes autophotosynthétiques), vue de l’installation à l’Espacio Fundación Telephónica, Lima, 2014

Dans le cadre de la Journée des musées montréalais (JDMM), le dimanche 28 mai prochain, la Galerie de l’UQAM présente des œuvres des Guerrilla Girls, de Gilberto Esparza et de Charles-Antoine Blais Métivier. Ces artistes appellent, chacun à leur façon, à un éveil des consciences, ils analysent le monde contemporain et proposent des alternatives pour repenser ses structures et ses pratiques. De 10 h à 17 h, des médiateurs seront présents pour permettre au public d’apprécier la richesse et la complexité des œuvres proposées.

Rallye muséal du 375e

Organisée par la Société des musées de Montréal (SDMM), l’édition 2017 de la Journée des musées montréalais célèbre l’anniversaire de Montréal en mettant sur pied le Rallye muséal du 375e. Chacun des 43 musées participants mettra de l’avant une œuvre de sa collection, choisie par la SDMM. Ces 43 «objets insolites» soulignent les faits marquants de l’histoire de Montréal tout en traçant un portrait hétéroclite et original de la métropole.

L'œuvre de la Galerie de l’UQAM qui a été sélectionnée est Troubler le repos, une affiche créée par les Guerrilla Girls à l’invitation de la Galerie en 2009, lors des 20 ans de la tuerie de Polytechnique. Puissante réflexion sur l’héritage de la violence envers les femmes, l’affiche rassemble une quinzaine de citations misogynes proférées par des hommes qui, pourtant, sont célébrés par l’histoire. De Pythagore à Roch Côté en passant par Saint Thomas d’Aquin, le rappeur Eminem et Frank Sinatra, les Guerrilla Girls nous rappellent, non sans un humour grinçant, que les mots ont des conséquences aussi sournoises qu’explosives.

Deux expos

Les deux expositions en cours à la Galerie de l’UQAM donneront aux visiteurs l'occasion de découvrir le travail de deux artistes questionnant les intersections entre l’art et les technologies. L’exposition de l’artiste mexicain Gilberto Esparza, intitulée Plantas autofotosintéticas, s’articule autour de l’imposante installation du même titre. À la fois fonctionnelle et utopique, cette œuvre produit une énergie alternative et renouvelable grâce au traitement des contaminants présents dans les eaux usées, en même temps qu’elle interroge l’imaginaire avec lequel nous entrevoyons l’avenir de la ville.

Le finissant à la maîtrise en arts visuels et médiatiques Charles-Antoine Blais Métivier présente, de son côté, Objet de recherche, une installation qui explore − par le biais d’objets que les visiteurs sont amenés à manipuler − le rapport que nous entretenons avec les interfaces tactiles et les appareils qui les supportent. Ce faisant, l'artiste s’intéresse à la relation intime liant l’utilisateur et son appareil mobile, ainsi qu’aux perceptions synesthésiques acquises par l’accoutumance à ses interfaces. 

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