Journées interdisciplinaires

Des chercheurs du réseau de l'UQ et de Rennes explorent les possibilités de collaboration en sciences de l'environnement.

3 Avril 2017 à 16H14

Sylvain St-Amand, Magali Bricaud, Anne-Hélène Prieur-Richard. René Audet, Gilles Pinay, Catherine Mounier, Lyne Sauvageau, Gérard Gruau, Luc-Alain Giraldeau et Philippe Boudes.
Photo: Nathalie St-Pierre

«À l'heure où les sociétés sont plus que jamais interpelées par les enjeux sociaux et écologiques; à l'heure où les enjeux environnementaux sont de plus en plus complexes et mondialisés, vos domaines de recherche se prêtent bien à une approche interdisciplinaire», a déclaré la vice-rectrice à la Recherche et à la création Catherine Mounier, le 3 avril dernier, lors de la plénière amorçant les Journées interdisciplinaires en sciences de l'environnement Rennes-UQAM-Réseau UQ. L'événement, organisé par l'Institut des sciences de l'environnement (ISE) de l'UQAM et l'Observatoire des sciences de l'Univers de l'Université Rennes 1 (OSUR), se déroule jusqu'au 5 avril au Complexe des sciences Pierre-Dansereau.

Cet événement est issu des échanges amorcés lors d'un séjour de Catherine Mounier en Bretagne, l'automne dernier. La vice-rectrice avait pu constater que l'Université de Rennes et l'UQAM partagent des intérêts de recherche communs en sciences de l'environnement, certaines collaborations entre chercheurs ayant déjà été établies. L'objectif des Journées interdisciplinaires est de renforcer ces collaborations et d'en développer de nouvelles. «Nous avons la conviction que les questions environnementales ne peuvent faire l'économie d'un arrimage entre les sciences naturelles et les sciences humaines et sociales, a souligné Catherine Mounier. Cette approche interdisciplinaire qui nous tient à cœur est une grande richesse qui fait encore et toujours la marque de notre université. Les sciences de l'environnement font en effet partie du capital génétique de l'UQAM, car notre université a été une pionnière dans ce domaine au Canada depuis plus de 40 ans.»

Le doyen de la Faculté des sciences, Luc-Alain Giraldeau, a souhaité la bienvenue aux participants. «Notre faculté a plusieurs domaines d'excellence, mais c'est de loin en environnement que nous manifestons notre force en recherche, a-t-il rappelé. Vous êtes ici chez des chercheurs et chercheuses ouverts à l'interdisciplinarité. Je souhaite que vous parveniez à mettre en place des projets collaboratifs fructueux et que vous soyez capables d'ébaucher des solutions aux trop nombreux problèmes environnementaux que nous nous apprêtons à léguer à nos enfants.»

«Les collaborations scientifiques entre la France et le Québec s'inscrivent dans une longue tradition. Elles sont habituellement intenses, fructueuses et mutuellement bénéfiques», a pour sa part noté Lyne Sauvageau, vice-présidente à l'enseignement et à la recherche du réseau de l'Université du Québec. «J'aimerais souligner l'importance de la formation en lien avec ces collaborations de recherche, a ajouté Magali Bricaud, attachée universités et science au Consulat de France au Québec. Nous réorienterons cette année le financement afin de stimuler la mobilité – des étudiants québécois, entre autres – lorsqu'ils s'inscriront dans des doubles diplômes créées entre la France et le Québec au  deuxième cycle.»

Gilles Pinay, directeur de l'Observatoire des sciences de l'Univers de Rennes 1 a brossé un aperçu des thématiques de recherche en environnement au sein des institutions de Rennes, tandis que René Audet, directeur de l'Institut des sciences de l'environnement et professeur au Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale de l'ESG UQAM, a présenté l'historique des sciences de l'environnement à l'UQAM et dans le réseau de l'UQ, de même que l'apport de l'ISE en recherche et en formation.

Trois axes thématiques

Au terme de ces Journées interdisciplinaires en sciences de l'environnement, les chercheurs réunis espèrent avoir développé trois programmations de recherche pouvant faire l'objet de demandes de financement à court terme. Pour ce faire, ils se réunissent en ateliers portant sur trois axes thématiques: ressources souterraines et société, transition écologique des villes et qualité de l'eau des bassins versants.

«Pour chacun des axes, il est essentiel de jouer le jeu de la page blanche, a précisé René Audet. Il faut profiter de l'occasion pour envisager toute l'étendue de nos champs de recherche et nous donner la liberté de penser leurs articulations à travers nos échanges et nos collaborations. Ces Journées sont une invitation à développer ensemble un programme de recherche interdisciplinaire international à partir du début, en tenant compte des compétences et des intérêts de chacun, en nous inspirant des défis sociaux et environnementaux auxquels nous faisons face.»

«L'interdisciplinarité ne se décrète pas, a conclu Gilles Pinay. C'est lorsqu'un chercheur en arrive aux limites de ses compétences et qu'il souhaite comprendre d'autres aspects de son objet de recherche qu'il en vient à nouer des collaborations avec d'autres chercheurs, à valoriser la diversité des approches et à réellement saisir les bénéfices de l'interdisciplinarité.»

Un colloque étudiant

Lors de ces Journées interdisciplinaires, deux séances seront consacrées au Colloque des étudiant(e)s de cycles supérieurs en sciences de l'environnement. «Nous sommes très fiers du dynamisme et de l'engagement de nos étudiants envers les sciences de l'environnement, affirme René Audet. Ils ont accepté de devancer leur colloque annuel pour l'intégrer à la programmation de notre événement.»

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