Prix du livre politique

Julien Mauduit et Camille Robert sont récompensés pour leur thèse de doctorat et leur mémoire de maîtrise.

7 Avril 2017 à 16H30

Julien Mauduit et Camille Robert ont remporté respectivement le prix de la meilleure thèse de doctorat (3 000 dollars) et celui du meilleur mémoire de maîtrise (2 000 dollars), décernés par la Fondation Jean-Charles-Bonenfant, dans le cadre de la 15e édition des Prix du livre politique. Le vice-président de l'Assemblée nationale du Québec, François Gendron, a dévoilé les noms des lauréats, le 6 avril, lors du Salon international du livre de Québec. Les prix de la Fondation font partie des Prix du livre politique et sont remis chaque année aux auteurs d'une thèse de doctorat ou d'un mémoire de maîtrise portant sur la vie politique au Québec, plus particulièrement sur les institutions et les acteurs politi

François Gendron, vice-président de l'Assemblée nationale, et Julien Mauduit. Photo: Collection Assemblée nationale du Québec, François Nadeau, photographe

Dans sa thèse de doctorat, intitulée «"Vrais républicains" d’Amérique: les patriotes canadiens en exil aux États-Unis (1837-1842)», Julien Mauduit démontre l'importance des liens entre les patriotes du Bas et du Haut-Canada durant la Rébellion de 1837-1838, lesquels aspiraient à fonder une république commune et distincte de celle des États-Unis. Il soutient que la rébellion canadienne est un phénomène continental aux ramifications et aux enjeux majeurs. Il met aussi en lumière une communauté politique exprimant un républicanisme radical qui surplombe les frontières provinciales, étatiques et impériales.

François Gendron et Camille Robert. Photo: Collection Assemblée nationale du Québec, François Nadeau, photographe

Le mémoire de maîtrise de Camille Robert, intitulé «"Toutes les femmes sont d’abord ménagères": discours et mobilisations des féministes autour du travail ménager (1968-1985)», s'intéresse aux difficultés rencontrées par les militantes féministes sensibles au travail ménager, tant au niveau théorique que tactique. Dès la fin de la décennie 1960, la question du travail ménager des femmes commence à être posée au sein du mouvement féministe québécois. Ce travail n’est désormais plus perçu comme faisant partie d’une  nature féminine», mais est envisagé comme un travail productif, aussi indispensable que le travail salarié.

Julien Mauduit et Camille Robert ont mené leurs recherches sous la direction de Martin Petitclerc, professeur au Département d'histoire et directeur du Centre d'histoire des régulations sociales (CHRS).
 

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