Protéger sa peau!

Le photomaton UV est de retour à l'UQAM afin de sensibiliser la communauté aux risques du cancer de la peau.

7 Mars 2017 à 9H05

Des bénévoles – souvent des retraités du domaine de la santé ou des étudiants en médecine, en dermatologie ou en sciences infirmières – sont formés pour discuter avec les participants après la prise de photos.Photo: Société canadienne du cancer

Le printemps est à nos portes, les journées s'allongent et le soleil remplace la grisaille de l'hiver. «Bien qu'il importe d'être vigilant en toute saison, le retour des beaux jours est le moment idéal pour rappeler l'importance de se protéger la peau avec de la crème solaire», souligne Marie-Michèle Voyer, chargée de projets, prévention du cancer et promotion de la santé à la Société canadienne du cancer. L'organisme sera présent à l'UQAM le 14 mars prochain avec son photomaton UV afin de sensibiliser étudiants et membres du personnel aux risques associés au cancer de la peau. L'activité, organisée par la Division de la santé et de la qualité de vie du Service des ressources humaines et le programme #SantéCS du Centre sportif, en collaboration avec la Société canadienne du cancer, aura lieu au niveau  métro du pavillon Hubert-Aquin (près de la cafétéria), de 10 h 30 à 14 h 30.

Le photomaton UV est une cabine où l'on prend une photo du visage avec un filtre UV qui permet de voir, jusqu'à 3 millimètres sous l'épiderme, les dommages réels causés par les rayons UV, sous forme d'amas de mélanine. Les participants obtiennent deux photos, l'une de leur visage tel qu'ils le voient chaque jour dans le miroir, et l'autre avec le filtre UV. «Les effets du soleil sous la peau peuvent causer un choc, explique Marie-Michèle Voyer. Surtout pour ceux et celles qui ont une peau plus fragile ou plus claire.»

Des bénévoles – souvent des retraités du domaine de la santé ou des étudiants en médecine, en dermatologie ou en sciences infirmières – sont formés pour discuter avec les participants après la prise de photos. «Ils sont là pour expliquer les causes des amas de mélanine – il y a une part d'hérédité et une part liée à nos habitudes d'exposition au soleil – et inviter les participants à adopter de bons comportements afin de limiter les effets nocifs à long terme», explique Marie-Michèle Voyer. Il n'y a pas de diagnostic posé par l'équipe de bénévoles de la Société canadienne du cancer. «Notre rôle est d'agir en prévention», ajoute la chargée de projets.

Témoignages

L'an dernier, Jean Pitre s'est prêté à l'exercice du photomaton par curiosité. «Enfant, je brûlais rapidement au soleil à cause de ma peau très blanche et je voulais vérifier l'état des dommages», dit en riant l'analyste en gestion informatisée de la Division de la rémunération globale du Service des ressources humaines. Il a eu un choc lorsqu'il a vu sa photo avec un filtre UV. «Les bénévoles m'ont rassuré immédiatement, il n'y avait pas lieu de m'inquiéter, précise-t-il. J'étais dans la moyenne!» Son passage au photomaton n'a pas modifié ses habitudes, lui qui s'exposait déjà très peu au soleil. «En vieillissant, ajoute-t-il, on s'aperçoit qu'avoir un teint basané est un peu futile.»

Ceux qui aiment les activités en plein air peuvent valider si leurs habitudes en matière de protection solaire sont adéquates ou non. «Les bénévoles sont sympathiques et offrent de bons conseils», note Alexandra Ricard, assistante de direction à la Division du personnel administratif et de soutien du Service des ressources humaines, qui a participé à l'événement l'an dernier et qui le recommande à tous. «La photo permet de voir les répercussions du soleil sur notre visage et les taches qui risquent d'apparaitre si on ne fait pas attention, souligne pour sa part Marie-Hélène Beaudin, conseillère en gestion des ressources humaines au Service du personnel enseignant. La bonne nouvelle, c'est qu'il y a moyen de stopper cette évolution en se protégeant avec de la crème solaire. Je n'avais pas trop d'inquiétudes, car je suis d'une génération qui a été fortement sensibilisée à l'importance de la protection solaire.»

Peu importe les motivations, toutes les raisons sont bonnes pour participer au photomaton UV. L'an dernier, plus de 150 personnes se sont fait «tirer le portrait», plusieurs se pointant au photomaton en groupe. «Nous avons eu bien du plaisir à comparer nos photos après coup, se rappelle Jean Pitre. J'incite les gens à y participer, car c'est une activité de sensibilisation pertinente.»

Prévention du cancer

«Le cancer est la deuxième cause d'invalidité à l'UQAM, souligne Jean-Nicolas Brousseau, directeur de la Division de la santé et de la qualité de vie du Service des ressources humaines. Nous sommes heureux d'offrir aux étudiants et aux personnels l'occasion de participer à une campagne de prévention de la sorte.»

Il y a 35 000 cas de cancer de la peau dénombrés chaque année au Québec par les dermatologues. «Ce nombre a plus que doublé en 20 ans. C'est le type de cancer le plus courant au Canada, mais c'est aussi un cancer souvent évitable. D'où nos efforts auprès des jeunes dans les écoles secondaires, les cégeps et les universités», observe Marie-Michèle Voyer.

L'activité du photomaton UV vise principalement les 15-24 ans. «Le bronzage est populaire auprès des jeunes, qui sont influençables et qui ne sont pas très assidus quand vient le temps d'appliquer de la crème solaire, même si leurs parents ont tenté de leur en inculquer l'habitude. Ils sont également plus à risque car ils ont plus de temps de loisirs à l'extérieur», poursuit la chargée de projets.

Plusieurs mythes circulent à propos de l'exposition au soleil, souligne Marie-Michèle Voyer. Le plus tenace, dit-elle, est celui voulant que le bronzage soit un mécanisme de défense qui protégerait la peau. «J'entends souvent des jeunes dire qu'ils bronzent facilement, qu'ils n'attrapent pas de coups de soleil et que leur peau n'est pas à risque. C'est faux! Il n'y a pas de façon sécuritaire de bronzer. Lorsque la peau change de couleur, c'est une réaction de défense car elle est en train d'être abîmée.»

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