Lectures de mai

Notre sélection mensuelle d'ouvrages publiés par des professeurs, chargés de cours, étudiants, employés, diplômés ou retraités de l'UQAM.

23 Mai 2017 à 13H28

La cité des cités

Le Quartier chinois, la Cité du multimédia, la Cité des arts du cirque et le Village gai bénéficient d’une personnalité affirmée et reconnue institutionnellement. Le Mile End et le Plateau-Mont-Royal sont devenus des icônes exemples de collectivités à la recherche d’un nouveau mode de vie. Rosemont, à travers le Technopôle Angus, et le Sud-Ouest, à travers le Canal de Lachine, témoignent des trajectoires de reconversion d’anciens espaces industriels. Le Quartier des spectacles et le Quartier de l’innovation donnent à voir des stratégies de développement originales reliées à des enjeux économiques et sociaux. La Petite-Patrie et le quartier Parc-Extension rendent visibles les défis de gouvernance que représente la mise en place de relais adéquats entre population et classe politique. La diversité qui caractérise Montréal s’est transposée à travers les années dans la morphologie même des quartiers, si bien que certaines collectivités y ont développé une identité distincte, assumée par leurs résidents et reconnue socialement et institutionnellement. C'est ce qu'explore Montréal, la cité des cités, un ouvrage dirigé par les professeurs Juan-Luis Klein, du Département de géographie, et Richard Shearmur, de l'Université McGill. Publié aux Presses de l'Université du Québec.

Figure de proue de la mode québécoise

Marie Saint Pierre est une figure de proue du prêt-à-porter de luxe montréalais et de la mode québécoise et canadienne. «Précurseure à bien des égards, Marie Saint Pierre est l'une des rares designers de mode à savoir conjuguer démarche artistique, production locale et profits», souligne la journaliste et chargée de cours à l'École supérieure de mode de l'ESG UQAM Madeleine Goubau (B.A. communication/journalisme, 2011) dans Maison Marie Saint Pierre en 30 tableaux. Le livre, qui célèbre les 30 ans de l'entreprise de mode, raconte des moments clés de la célèbre marque québécoise: première collection de manteaux de la designer, acquisition d'un premier local commercial dans le Vieux-Montréal, premiers défilés de mode présentés à New York et à Paris, et partenariats réussis, notamment avec la marque de poupées Bratz et les boutiques Reitmans, pour lesquelles Marie Saint Pierre a créé, en 2011, une collection pour femmes à petits prix qui s'est envolée comme des petits pains chauds. Mère de deux enfants, celle qui est reconnue pour ses vêtements modelables et convertibles et ses tissus froissés discute également de la difficile conciliation famille-travail et des tourments du métier. Des photographies, prises par la chargée de cours à l'École de design Dominique Malaterre, présentent quelques-unes des pièces maîtresses de la marque. Publié chez Québec Amérique. 

Le développement psychosexuel

Comment définir le développement sexuel typique de l'enfant? Quels sont les principaux comportements sexuels problématiques chez les enfants ? Comment les jeunes de la diversité sexuelle, souvent victimes de violences et de discriminations, peuvent-ils s'affirmer et connaître un développement sexuel harmonieux? Ce sont quelques-unes des questions abordées dans Le développement sexuel et psychosocial de l'enfant et de l'adolescent, un ouvrage dirigé par les professeurs Martine Hébert, Mylène Fernet et Martin Blais, du Département de sexologie. On y retrouve une synthèse des connaissances et des travaux de recherche les plus récents dans le domaine du développement psychosexuel de l'enfant et de l'adolescent – en psychologie, psychoéducation, sexologie, sociologie et anthropologie. L'ouvrage fait également le point sur les meilleures pratiques pour l'évaluation du développement sexuel, l'éducation à la sexualité, la promotion de la santé sexuelle et l'intervention préventive et clinique. Il s'adresse tant à un public étudiant que professionnel œuvrant ou destiné à œuvrer auprès des enfants et des adolescents dans divers domaines, notamment en médecine, en santé publique, en sexologie, ou en travail social. Publié chez De Boeck Supérieur.

Une galerie de personnages

Triplement diplômé de l'UQAM en études littéraires (B.A., 03; M.A., 10 et Ph. D., 14), Jean-Simon DesRochers est de retour à l'avant-scène littéraire avec Les inquiétudes, premier tome d'un diptyque intitulé L'année noire. La trame narrative est construite autour de la disparition de Xavier, huit ans, parti faire un tour de vélo dans son quartier de l'Est montréalais. Pour ses parents, Diane et Alexandre, c'est le début d'une année noire. Avec l'aide de voisins, le père parcourt le Québec à la recherche d'indices, tandis que son beau-frère Achille, ex-enquêteur à la morale douteuse, suit la piste des réseaux de pédophiles sur Internet. Reprenant la forme qui lui a réussi avec son premier roman, La canicule des pauvres (2009), lequel comptait 26 personnages résidant dans un immeuble miteux, l'auteur nous présente cette fois-ci une vingtaine de personnages habitant le même quadrilatère. Les lecteurs qui ont lu ses trois premiers romans – La canicule des pauvres, Le sablier des solitudes (2011) et Demain sera sans rêves (2013) – y retrouveront même des personnages connus. Et une fois de plus, Jean-Simon DesRochers manie habilement une écriture hyperréaliste sans filtre moral. L'année noire se poursuivra dans Les certitudes, à paraître à l'automne 2017. Publié aux Herbes rouges.

Cyberdépendance

Omniprésent, Internet est devenu un outil indispensable. L'usage parfois abusif du téléphone intelligent, de Facebook ou des jeux vidéo en ligne peut cependant causer des problèmes de cyberdépendance. Dans l'essai Sommes-nous trop branchés ?, le professeur associé de l'École de travail social Amnon Jacob Suissa décrit les enjeux psychosociaux entourant la problématique complexe des cyberaddictions et trace un portrait sociologique et critique de l'économie du savoir, des métadonnées et des «prophètes» de la Silicon Valley. «Jusqu'à quel point est-il possible d'établir des limites dans nos interactions comme êtres humains avec les divers contenus véhiculés par Internet ? Qui peut établir les distinctions entre usage et abus dans nos relations aux écrans ?», interroge l'auteur. Son ouvrage vise surtout à aider les parents à accompagner leurs enfants de manière sécuritaire pour qu'ils vivent une expérience positive de l'usage d'Internet. Il s'adresse également aux intervenants qui oeuvrent, de près ou de loin, auprès des jeunes pour les sensibiliser aux problèmes potentiels de la cyberdépendance et pour les outiller à l'aide de pratiques innovantes et préventives. Les professeures du Département de communication sociale et publique Florence Millerand et Christine Thoër ont signé dans l'ouvrage un chapitre consacré à la progression du visionnement de vidéos sur Internet. Paru aux Presses de l'Université du Québec.

Recherche associative

Le Centre de recherche en éducation et formation relatives à l'environnement et à l'écocitoyenneté (Centr'ERE), dirigé par la professeure du Département de didactique Lucie Sauvé, a fait paraître le 13e volume thématique de sa revue Éducation relative à l'environnement: Regards – Recherches – Réflexions. Intitulé «Entre deux mondes, la recherche associative en éducation à l’environnement », ce volume est consacré à un chantier majeur de l’action éducative. Depuis ses débuts, la recherche en éducation relative à l'environnement revendique un dialogue entre chercheurs et praticiens. Projets de recherche, colloques et séminaires se succèdent, mais l'expérience montre que les échanges ne sont pas naturels entre la sphère académique et celle de la pratique. Parmi les difficultés, la plus fondamentale tient à la différence entre deux mondes aux logiques et langages distincts. Comment s'effectue la recherche associative ? S'agit-il d'une démarche coconstruite entre partenaires égaux s'attachant à l'étude d'un objet de recherche partagé et permettant des apprentissages collectifs ? Les collaborations qui s'installent entre chercheurs et membres d'associations correspondent-elles à une véritable dynamique ou seulement à un effet de la demande sociétale d'ouverture des institutions et de démocratisation des démarches de recherche ? Les huit textes contenus dans la publication apportent un éclairage sur ces questions et sur plusieurs autres.

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