Mémoire conjoint UQAM-Concordia

Les deux universités présentent quatre priorités pour optimiser le potentiel des institutions d'enseignement supérieur à Montréal.

24 Mai 2017 à 11H33

Photo: UQAM

Dans un mémoire conjoint présenté récemment à la Commission sur le développement économique et urbain et l'habitation de la Ville de Montréal, l'UQAM et l'Université Concordia ont souligné d'entrée de jeu l'immense atout que représente pour la métropole la présence sur son territoire de quatre grandes universités de calibre international, d'une dizaine d'instituts et d'écoles spécialisées, et d'une douzaine d'établissements d'enseignement collégial.

«Les établissements d'enseignement supérieur jouent un rôle fondamental dans le développement économique, social et culturel de la cité. Le pôle universitaire, en particulier, agit comme véritable levier en matière d'innovation. C'est d'ailleurs ce qu'a démontré une étude récente de la Chambre de commerce du Montréal métropolitain et de Montréal international. Il est primordial de tirer le meilleur parti possible de ce formidable potentiel que représentent les universités, et ce, pour le plus grand bénéfice de la métropole et de l'ensemble de ses citoyennes et citoyens», a affirmé le recteur de l'UQAM, Robert Proulx.

Photo: Université Concordia

«Nous sommes ravis que la Ville de Montréal envisage un partenariat avec ses grandes institutions du savoir. Cette entente viendra renforcer les liens existants qui ont fait de Montréal la "meilleure ville universitaire du monde", affirme le recteur de l'Université Concordia Alan Shepard. Le recours aux forces vives et aux expertises des universités est un atout incontournable pour le développement de la métropole.»

Prenant appui sur leur caractère urbain, leurs valeurs communes d'inclusion et d'accessibilité, leur ancrage dans le milieu et leurs multiples collaborations académiques, l'UQAM et Concordia ciblent quatre actions prioritaires pour optimiser le potentiel de développement économique et d'innovation des établissements d'enseignement supérieur à Montréal.

Quatre actions prioritaires

Que la Ville de Montréal fasse la promotion active de la métropole comme ville de savoir, ville de culture et ville progressiste, et qu'elle reconnaisse et fasse connaître publiquement la contribution vitale des établissements d'enseignement supérieur à cet égard.

Que la Ville de Montréal se dote d'un programme d'accès à la fonction publique municipale pour les étudiants et les diplômés des cégeps et des universités issus d'établissements situés sur son territoire. L'évolution du rôle des villes appelle de nouvelles compétences, que détient la relève formée au collégial et à l'université. Un Programme de renouvellement de la fonction publique municipale pourrait être mis en place suivant deux volets : un premier visant l'octroi de stages pour des étudiants collégiaux et universitaires, et un second ayant pour objectif de favoriser l'embauche de finissants de cégeps et d'universités à la Ville de Montréal.

Que la Ville de Montréal recoure systématiquement à l'expertise des établissements d'enseignement supérieur dans les grands projets métropolitains, qu'il s'agisse d'initiatives ponctuelles ou d'activités récurrentes. Ainsi, la Ville devrait permettre à des représentants d'universités de siéger à différents comités et groupes de travail liés au développement urbain, et solliciter en priorité les chercheurs et les créateurs des universités lorsqu'elle a besoin de ressources-conseils. À titre d'exemple, les expertises de l'UQAM et de Concordia auraient pu être mises à contribution de manière plus significative dans le cadre du projet de réfection de l'artère Sainte-Catherine, où les deux universités ont d'ailleurs pignon sur rue. 

Que la Ville de Montréal assure un soutien aux entreprises en démarrage, notamment par des partenariats avec les établissements d'enseignement supérieur et par ses politiques d'achat de biens et de services. Ces start-ups sont en mesure de contribuer à la créativité, à l'ingéniosité et à l'innovation de la métropole, et doivent être mieux appuyées. À titre d'exemple, l'action des incubateurs d'entreprises MT Lab, mis sur pied par l'UQAM, Tourisme Montréal et la Ville de Montréal, et District 3 créé par Concordia, pourrait être renforcée si la Ville de Montréal intégrait une clause «entreprises en démarrage» à ses politiques d'achats de biens et de services.

En concluant leur intervention commune, l'UQAM et Concordia ont tenu à saluer l'initiative récente de la Ville de Montréal visant une entente formelle de collaboration entre elle, les universités, les grandes écoles et les cégeps situés sur son territoire. Cela constitue en effet un pas vers l'instauration d'un véritable partenariat dynamique entre la Ville et ses institutions d'enseignement supérieur. Les deux universités ont indiqué espérer avoir l'occasion d'y participer concrètement et de revenir dans un an témoigner de tout le chemin parcouru.

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