Deux Uqamiennes honorées

Yolande Cohen et Louise Nadeau sont récompensées par l'Ordre national du Québec.

22 Juin 2017 à 14H27

Yolande Cohen
Photo: Émilie Tournevache

La professeure Yolande Cohen, du Département d'histoire, et la diplômée Louise Nadeau (Ph.D. psychologie, 89) ont été nommées chevalières de l'Ordre national du Québec. Hubert Reeves (grand officier), Michèle Fortin (officière) et Florian Sauvageau (officier), récipiendaires d'un doctorat honorifique de l'UQAM, ont également été admis ou promus à l'Ordre. Yannick Nézet-Séguin, docteur honoris causa de l'UQAM depuis 2011, avait été fait officier en 2015, mais il n’avait pu être présent lors de la cérémonie. Il a reçu cette année son insigne des mains du premier ministre.

Institué en 1984 par le Parlement du Québec, l'Ordre national, qui comporte les grades de grand officier, d'officier et de chevalier, est décerné annuellement à des femmes et à des hommes d'exception qui se sont illustrés dans différentes sphères d'activité de la société québécoise. Cette année, 33 personnes ont reçu l'un des trois grades.

Spécialisée en histoire contemporaine, la professeure Yolande Cohen s’intéresse surtout à trois groupes minorisés : les jeunes, les femmes et les Juifs (surtout d’origine marocaine). Chez ces groupes, longtemps écartés de l’arène politique, elle s’applique à mettre en lumière, au travers des mouvements sociaux et identitaires, les apports bénéfiques pour le Québec et la France. Comme citoyenne engagée, elle a participé à la fondation de Vélo Québec, du Regroupement des femmes du Québec et de Montréal écologique. Cette ancienne candidate à la mairie de Montréal s’exprime régulièrement, dans les grands quotidiens, sur les questions sociales de l’heure.

Louise Nadeau

Louise Nadeau a consacré sa carrière à comprendre et à contrer essentiellement trois types d’assuétude : l’alcoolisme, la toxicomanie et la dépendance aux jeux de hasard. Depuis quelque 35 ans, cette professeure-chercheuse en psychologie à l'Université de Montréal combat les préjugés que subissent les femmes en matière de surconsommation d’alcool et d’autres substances psychoactives. Ses activités et ses interventions intéressant l’addictologie concourent à ce que la recherche en santé et la pratique clinique intègrent autant les dimensions culturelles et sociales que les aspects cliniques et biomédicaux. Très présente auprès d’Éduc’alcool, elle a contribué à enrichir le Code de la sécurité routière.

Hubert Reeves continue à faire de la vulgarisation scientifique à la fois par l’écrit et par l’oral. Au tournant du siècle dernier, ce chercheur en astrophysique et professeur de cosmologie est devenu un militant écologiste. Après la publication, en 2003, de son livre choc Mal de Terre et sa participation manifeste, en 2005, à la grande conférence Alerte climatique de Montréal, il s’est mis à mener un combat pour la protection de la biodiversité. Depuis, il donne, sur le sujet, des présentations devant des publics divers (jeunes élèves, universitaires, élus, etc.), surtout en francophonie européenne. L'UQAM lui a décerné un doctorat honorifique en 2010.

Éminente gestionnaire du secteur public, Michèle Fortin a toujours défendu et promu l’éducation, la culture et la communication. À la société Radio-Canada, elle a notamment été première vice-présidente de la télévision française, se faisant l’artisane des chaînes ICI RDI et ICI ARTV ainsi que de la plateforme numérique multimédia. À Télé-Québec, elle a, comme PDG, redéployé brillamment les ressources et créé La Fabrique culturelle.tv, seule plateforme web multidisciplinaire consacrée à la culture vivante au Québec. Elle fait partie des conseils d’administration de TV5, du Devoir, de Diplômatiqc, de la Fondation de la commission scolaire de Montréal et du cégep Gérald-Godin. L'UQAM lui a décerné un doctorat honorifique en 2016.

Avocat de formation et ex-journaliste d’expérience, Florian Sauvageau est professeur émérite au Département d’information et de communication de l’Université Laval. Figure pionnière de l’enseignement universitaire du journalisme au Québec, il a écrit sur les médias et la pratique du journalisme. C’est lui qui a fondé, en 1992, le Centre d’études sur les médias, lequel effectue des recherches et des analyses visant à mieux comprendre l’évolution des médias francophones d’ici. Il en a présidé les destinées jusqu’en février 2017. Devant la convergence des médias, il a très tôt perçu l’influence qu’aurait l’information webdiffusée. L'UQAM lui a décerné un doctorat honorifique en 2004.

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