Télédétection et géomatique

L'UQAM est l'hôte du premier Sommet sur l'observation de la Terre.

12 Juin 2017 à 14H41

Un modèle numérique d'altitude du terrain acquis par lidar aérien. On y distingue le réseau de drainage ainsi que la structure de la roche en place.
Photo :Benoît St-Onge

L'UQAM accueillera le Sommet sur l'observation de la Terre 2017, du 20 au 22 juin prochains, au Cœur des sciences. «Il s'agit d'un événement d'envergure internationale qui vise à regrouper les communautés intéressées par l'observation de la Terre, ses technologies, ses applications et ses bénéfices pour la société. Nous attendons environ 450 participants», souligne Hans Asnong, animateur pédagogique au Département de géographie.

Ce sommet, dont ce sera la première édition, regroupera en un même événement le 38e Symposium canadien de télédétection, le 17e Congrès de l'Association québécoise de télédétection, le 11e Atelier Advanced SAR ainsi que le 51e Colloque de l'Association de géomatique municipale du Québec.

Les professeurs Benoît St-Onge et Yves Baudouin, du Département de géographie, figurent parmi plus de 200 conférenciers invités en provenance de plus de 25 pays. Une vingtaine de conférenciers d'honneur seront présents, parmi lesquels David Grimes, sous-ministre adjoint du Service météorologique du Canada et président de la World Meteorological Organization, Stéphane Roche, ingénieur et géographe, professeur et vice-doyen à la recherche de la Faculté de foresterie, géographie et géomatique à l'Université Laval, Melanie Goodchild, doctorante à l'Université de Waterloo et membre de la Première Nation Biigtigong Nishnaabeg (Ojibways), et Steven Ramage, directeur des relations publiques de Group on Earth Observations.

Le panel d'ouverture du sommet portera sur le rôle crucial de l'observation de la Terre dans la gestion de la crise des inondations survenue au Québec au printemps 2017. «Des responsables des municipalités touchées et des experts impliqués à différents niveaux feront partie des panélistes», souligne Hans Asnong. Les discussions porteront principalement sur l'utilisation des données géospatiales et des outils de la géomatique dans la gestion et la prise de décisions. Les intervenants seront appelés à partager leurs expériences, notamment sur l'importance d'acquérir et d'utiliser des images satellites, des photographies aériennes, des systèmes d'information géographique, des drones et d'autres plateformes d'observation de la Terre. Cet événement sera ouvert au public et gratuit.

En marge du sommet, les participants pourront assister à trois ateliers sur des thématiques d'actualité en télédétection. Le premier portera sur la commercialisation de l'observation de la Terre (20 juin), le second aura pour thème «Une planète – Une santé: contribution de l'observation de la Terre par satellite aux pratiques en santé publique» (21 juin) et le troisième se penchera sur le rôle de la télédétection dans la gestion et la recherche des incendies de forêt (20 au 22 juin).

Une école d'été aura lieu le 19 juin, la veille de l'ouverture officielle du sommet. Les participants auront la possibilité d'acquérir des connaissances sur différentes technologies de télédétection. Les ateliers de l'école d'été seront donnés par sept experts dans leur domaine. Une autre formation portant sur les radars à synthèse d'ouverture (RSO) sera offerte, en anglais seulement, le 23 juin.

Des exposants seront également sur place durant le sommet. «Il y aura à la fois des entreprises spécialisées dans le matériel et l'équipement technologiques liés à la télédétection et à la géomatique, mais aussi des institutions d'enseignement, note Hans Asnong. Le Département de géographie, qui offre un DESS en systèmes d'information géographique et un profil professionnel en aménagement du territoire et en systèmes d'information géographique à la maîtrise, sera présent. Par ailleurs, une dizaine de nos étudiants de cycles supérieurs agiront à titre de bénévoles durant l'événement.»

Ce sommet cadre bien avec les festivités du 375e de Montréal, poursuit l'animateur pédagogique. «Les services d'urbanisme et d'aménagement du territoire des villes et des MRC utilisent beaucoup la géomatique, qui regroupe l'ensemble des outils et méthodes permettant de représenter, d’analyser et d’intégrer des données géographiques. Les villes de Montréal, Laval et Longueuil, entre autres, possèdent de bons services de géomatique. Cela leur permet de mieux gérer certaines problématiques, comme celle de l'agrile du frêne.»

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