Nouvelles chaires stratégiques

Les professeurs René Audet, Philippe Gachon, Nathalie Lacelle et Kim Lavoie en sont les titulaires.

10 Janvier 2017 à 16H26

 

Le Conseil d'administration de l'UQAM a approuvé la création, le 20 décembre dernier, de quatre nouvelles chaires stratégiques de recherche dans les domaines de la transition écologique, des risques de catastrophes d'origine hydrométéorologique, de la littératie médiatique et de la médecine comportementale. Elles s'ajoutent aux 11 autres chaires stratégiques mises en place depuis 2014.

Lancé à l'automne 2013, le programme des chaires stratégiques de recherche vise à soutenir le développement de la recherche et de la création à l'UQAM, en particulier dans des domaines émergents, intersectoriels ou novateurs. Les chaires sont attribuées à un seul titulaire par voie de concours selon les critères suivants: le potentiel d'innovation des travaux proposés et de collaborations internes et externes, les retombées scientifiques, sociales et culturelles, ainsi que l'intégration et l'encadrement des étudiants.

Transition écologique

René Audet

La Chaire de recherche sur la transition écologique, dont le titulaire est le professeur René Audet, du Département de stratégie, responsabilité sociale et environnementale, sera la première chaire créée dans ce domaine au pays. L'objectif ambitieux de l’Accord de Paris sur les changements climatiques (2015) de stopper les émissions anthropiques de gaz à effet serre d’ici 2080 suppose que s’enclenchent des transformations rapides et à long terme dans la régulation économique, dans la gouvernance de l’énergie et du carbone, dans le déploiement des infrastructures technologiques et dans l’organisation sociale. Mot d’ordre traduisant ces défis, la transition écologique devient l’étendard des gouvernements et des organisations internationales, de même que le slogan d'entreprises de technologies propres, d'experts de l’innovation, de villes et de nombreuses communautés. La Chaire étudiera et favorisera les transformations en cours dans le cadre de la transition écologique vers une société durable en s’intéressant plus particulièrement aux innovations sociotechniques et institutionnelles portées par les acteurs de la transition. Ses travaux lui permettront de se positionner comme un pôle nord-américain de la recherche sur la transition écologique et mèneront au développement de partenariats avec des chefs de file dans ce domaine, tels que la Coop Carbone et Future Earth.

Catastrophes d’origine hydrométéorologique

Philippe Gachon

Le professeur Philippe Gachon, du Département de géographie, est le titulaire la Chaire de recherche sur les risques de catastrophes d’origine hydrométéorologique. Au cours des trois dernières décennies, le nombre de catastrophes naturelles a triplé à l’échelle mondiale dans un contexte d’accroissement marqué des températures. En raison, notamment, de la croissance démographique et de l’urbanisation qui s’accélère depuis 50 ans, de nouveaux risques sont apparus pouvant avoir d’importantes répercussions économiques, sociales, sanitaires, et environnementales, surtout à l’échelle des communautés locales. Ces risques pourraient s’aggraver dans l'avenir compte tenu de l’augmentation anticipée des aléas hydrométéorologiques et des phénomènes extrêmes dans un contexte de changements climatiques. La chaire s'intéressera aux différents facteurs de risques de catastrophes à l’échelle locale et intégrera les facteurs de vulnérabilité et d’exposition reliés à la pauvreté et à l’inégalité, à l’urbanisation rapide, aux changements démographiques et à la modification rapide des écosystèmes. Les risques sanitaires en zones urbaines et périurbaines seront privilégiés ainsi que ceux reliés aux écosystèmes forestiers et côtiers, particulièrement sensibles aux modifications des conditions météorologiques et climatiques. Le programme de recherche contribuera ainsi à la réduction et à une meilleure gestion des risques naturels par les décideurs.

Littératie médiatique

Nathalie Lacelle

Les savoirs et les cultures que l’on communique et que l'on partage à l’école et hors de celle-ci n’échappent pas à la dynamique du numérique. Les pratiques d’écriture et de lecture subissent des changements induits par l’apparition de divers outils de communication – logiciels, applications, plateformes, interfaces – et de supports technologiques –tablettes, téléphones intelligents, portables, objets connectés. La Chaire en littératie médiatique multimodale, dont la titulaire est la professeure du Département de didactique des langues Nathalie Lacelle, s'intéresse à l’adaptation des pratiques éducatives aux modes de communication et d’apprentissage en contexte numérique. S’inscrivant à la croisée de plusieurs disciplines (langue, communication, lettres, arts, médias, humanités numériques), elle vise à  favoriser le développement et le transfert de connaissances dans le domaine émergent de la littératie médiatique multimodale, que l'on définit comme l’habileté à accéder à des textes ou à des ensembles multimodaux – album, bande dessinée, film, hypertexte, hypermédia, transmédia –, à les analyser, à les évaluer et à les créer. Ses travaux porteront plus spécifiquement sur les pratiques de réception et de production traitées en littératie médiatique multimodale.

Médecine comportementale

Kim Lavoie

Les maladies chroniques sont responsables du plus haut taux de mortalité dans le monde. Les maladies cardiovasculaires et respiratoires ainsi que l’obésité figurent parmi les plus prévalentes. Elles s'expliquent par la présence de facteurs de risque comportementaux communs, tels que le tabagisme, la mauvaise alimentation et l’inactivité physique, responsables de plus de 14 millions de décès par année sur la planète. Les plus récentes statistiques révèlent que15 % des Canadiens fument, 50 % sont physiquement inactifs et 56 % ne mangent pas le nombre recommandé de portions quotidiennes de fruits et légumes. La non-observance thérapeutique est un autre facteur comportemental lié aux maladies chroniques. Professeure au Département de psychologie, Kim Lavoie est la titulaire de la Chaire en médecine comportementale, dont les objectifs sont de mieux comprendre la façon dont les facteurs comportementaux et psychologiques (anxiété, dépression) influencent les maladies chroniques et de développer des stratégies de prévention et d'intervention permettant de réduire la morbidité associée à ces maladies. Interdisciplinaire, la médecine comportementale tient compte des sciences sociales, psychologiques et biomédicales et vise à comprendre et à changer les attitudes liées à la santé. La création de la chaire contribuera à faire reconnaître l'UQAM comme un haut lieu de recherche biocomportementale et de formation de pointe dans ce domaine.

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