Des mesures positives

La vice-rectrice Catherine Mounier accueille favorablement la nouvelle Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation.

16 Mai 2017 à 16H07

Photo: Istock

D'ici 2022, le Québec s'est donné pour objectif de figurer parmi les 10 leaders de l'Organisation de coopération de développement économique (OCDE) en matière de recherche et d'nnovation. Pour relever ce défi ambitieux, le gouvernement du Québec a dévoilé, le 12 mai dernier, la Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation (SQRI) 2017-2022 – «Oser innover» –, qui prévoit des investissements de 585 millions de dollars au cours des cinq prochaines années.

«Il faut se réjouir des investissements annoncés par le gouvernement dans la recherche et l'innovation au Québec, affirme la vice-rectrice à la Recherche et à la création Catherine Mounier. La nouvelle stratégie comporte plusieurs mesures positives pour les universités.»

Anne-Marie Larose, présidente et directrice générale d'Aligo Innovation, une société de valorisation de la recherche universitaire, souligne pour sa part l'importance de cette vision quinquennale de la SQRI. Aligo valorise les actifs de propriété intellectuelle de l'UQAM et de plusieurs autres universités au Québec dans des secteurs tels que les sciences de la vie, la santé humaine, la santé animale, les sciences pures et appliquées, le génie et les technologies de l'information et des communications.

«Oser innover» fixe trois grands objectifs pour le Québec en matière de recherche et d'innovation: développer les compétences et la relève (132 M$); stimuler la capacité de recherche et d'innovation (267 M$); accélérer le transfert et la commercialisation des innovations (185 M$).

Catherine Mounier salue la volonté gouvernementale de soutenir toute la chaîne d'innovation, depuis la recherche fondamentale jusqu'à la commercialisation. «Lors du dévoilement de la Stratégie, la ministre de l'Économie, de la Science et de l'Innovation et ministre responsable de la Stratégie numérique, Dominique Anglade, a déclaré qu'il n'y avait pas d'opposition entre recherche appliquée et recherche fondamentale et que chaque idée émergente devait être menée au bout d'elle-même, que ce soit vers la commercialisation ou vers une innovation sociale», souligne la vice-rectrice.

Appui aux Fonds de recherche du Québec

La nouvelle stratégie prévoit un réinvestissement dans les trois Fonds de recherche du Québec – Santé, Nature et technologies, Société et culture –, ce dont se réjouit Catherine Mounier. «Les universités des autres provinces envient celles du Québec de pouvoir compter sur de tels organismes subventionnaires.»

«Oser innover» prévoit par ailleurs bonifier le budget des Fonds de recherche du Québec afin de soutenir la relève en recherche. «Cette bonification permettra d'augmenter le nombre et la valeur des bourses d'excellence pour les étudiants de maîtrise et de doctorat ainsi que pour les postdoctorants, ce qui favorisera le recrutement de personnel hautement qualifié en recherche et en innovation», observe Catherine Mounier. L'appui financier vise également l'attribution par les trois Fonds de recherche de bourses salariales de carrière pour les jeunes chercheurs.

Le gouvernement a aussi annoncé un financement de 45 millions de dollars sur cinq ans, géré par les Fonds de recherche du Québec, visant la mise en œuvre de programmes de recherche intersectoriels touchant de grands défis de société. Ces ressources seront affectées, notamment, à des recherches impliquant des chercheurs universitaires et collégiaux, à des projets à risque élevé dans divers domaines de connaissances et à l'appui à l'intégration des chercheurs dans des réseaux nationaux et internationaux.

Pour des regroupements stratégiques

La Stratégie québécoise de la recherche et de l'innovation entend favoriser la recherche collaborative, entre autres par l'injection de 61,7 millions de dollars pour augmenter la capacité de recherche des regroupements stratégiques de chercheurs existants et futurs. «Cette annonce répond à des attentes exprimées par les université depuis quelques années, dit la vice-rectrice. De tels regroupements favorisent la collaboration entre chercheurs de différentes universités et permettent de fédérer les forces en recherche dans des domaines émergents et de pointe. À l'UQAM, par exemple, le Centre interuniversitaire de recherche sur la science et la technologie (CIRST), le Centre de recherche en géochimie et géodynamique (GEOTOP), le Centre de recherche et d'intervention sur le suicide, enjeux éthiques et pratiques de fin de vie (CRISE) et le Centre de recherche interuniversitaire sur la littérature et la culture québécoises (CRILCQ) viennent tous d'obtenir un financement en ce sens.» 

Par ailleurs, 490 millions de dollars seront investis dans les infrastructures de recherche. Ces investissements se traduiront par le cofinancement de projets dans le cadre du programme de la Fondation canadienne pour l'innovation et par le cofinancement d'initiatives fédérales ponctuelles.

La stratégie «Osez innover» comporte d'autres mesures intéressantes au chapitre du développement des compétences, conclut Catherine Mounier. «On vise ainsi à appuyer l'enseignement des sciences et des technologies dans les milieux scolaires, de la petite enfance à l'université, le développement de la culture scientifique et l'amélioration de la reconnaissance des chercheurs.»

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