Un programme novateur

Une table ronde souligne les 30 ans du doctorat réseau en éducation.

17 Novembre 2017 à 13H05

Geneviève Fortier Moreau, animatrice de la table ronde et doctorante en éducation, Martine St-Germain, professeure au Département d'éducation et formatoon spécialisées, Monique Brodeur, doyenne de la Faculté des sciences de l'éducation, Céline Chatigny, professeure au Département d'éducation et formation spécialisées et responsable du doctorat en éducation, Johanne Patry, diplômée du doctorat en éducation, et Marie-Ève Gadbois, doctorante en éducation et coordonnatrice de la table ronde.  Photo: Benoît Rousseau

Le Cœur des sciences a accueilli, le 16 novembre, une table ronde mettant en valeur la diversité et la richesse des parcours professionnels des diplômés du programme de doctorat réseau en éducation. Cet événement s'inscrivait dans le cadre du 30e anniversaire du programme, offert par l'UQAM et par les autres établissements du réseau de l'Université du Québec. La table ronde était organisée par les responsables du programme  à l'UQAM, en collaboration avec la Faculté des sciences de l'éducation, son Conseil de diplômés et le Bureau des diplômés, sous la coordination de la doctorante Marie-Ève Gadbois.

L'UQAM, qui a été à l'origine du programme, compte aujourd'hui 146 diplômés sur un total de 275, qui contribuent à l'avancement des connaissances en éducation aux quatre coins du Québec.

«L'originalité et la force du programme résident dans son caractère interdisciplinaire», souligne sa directrice, Céline Chatigny, professeure au Département d'éducation et formation spécialisées. Les quelque 200 professeurs des universités du réseau, qui dispensent les enseignements et dirigent les projets de recherche des étudiants,  proviennent de 30 unités départementales – éducation, psychologie, sociologie, mathématiques, etc.

«Nous voulons que les étudiants, au terme de leur formation doctorale, aient acquis un bagage de connaissances le plus large possible, au-delà de leur champ de spécialisation», dit la professeure. Deux stages obligatoires sont prévus auprès de chercheurs qui ne sont pas associés au projet de thèse du doctorant. «L'objectif est d'amener les étudiants à faire des apprentissages autour de thématiques différentes de celle sur laquelle ils travaillent dans le cadre de leur projet de recherche.»

Le programme vise à contribuer à la formation de chercheurs qui seront aussi des acteurs de développement social en matière d'éducation, poursuit Céline Chatigny. «Cela signifie que plusieurs projets de recherche des doctorants sont ancrés dans le milieu et menés avec des partenaires du monde l'éducation – commissions scolaires, écoles –, mais aussi avec des entreprises et des organismes communautaires qui offrent de la formation professionnelle et de la formation aux adultes.»

Les étudiants inscrits au doctorat réseau proviennent de tous les champs de l'éducation: du milieu de la didactique, mais aussi de l'éducation à l'environnement, à la santé, à la petite enfance, de la formation professionnelle, de l'éducation spécialisée et de la formation populaire ou en entreprise.

Thématiques et panélistes

Présidée par Céline Chatigny, la table ronde a abordé différentes thématiques. On a parlé, entre autres, des compétences développées durant la formation, de la préparation au marché de l'emploi et des perspectives professionnelles. «On sent chez les étudiants une forme d'inquiétude quant aux possibilités d'emploi après l'obtention de leur diplôme, observe la professeure. La table ronde visait justement à permettre des échanges entre les étudiants et des diplômés qui évoluent dans différents milieux. On sait que certains diplômés retournent travailler dans des écoles, tout en développant des projets de recherche visant à répondre à des besoins sur le terrain ou à résoudre des problèmes particuliers. D'autres occupent des emplois dans des sphères extérieures aux milieux scolaire et universitaire.»

Deux diplômées de l'UQAM, Johanne Patry (2003) et Martine St-Germain (2016) sont intervenues à titre de panélistes.

Lauréate du Prix Reconnaissance UQAM 2006, Johanne Patry compte plus de 30 années d'expérience en éducation, notamment en tant qu'enseignante et conseillère pédagogique sur les scènes locale et internationale. Elle est la fondatrice et présidente de Science on Stage Canada, un organisme à but non lucratif qui fait la promotion de pratiques innovatrices en pédagogie. Johanne Patry est aussi chargée de cours à l’Université de Sherbrooke et consultante en pédagogie agricole pour l’Université McGill.

Après avoir été conseillère pédagogique au Cégep de l'Outaouais, Martine St-Germain a été embauchée comme professeure au Département d'éducation et formation spécialisées. Adepte de la recherche-action et des approches de coopération, elle travaille au développement professionnel du personnel enseignant.

La table ronde est la deuxième activité organisée dans le cadre du 30e anniversaire du doctorat réseau. Un colloque réunissant des doctorants en éducation a eu lieu à l'Université du Québec à Chicoutimi en août dernier. Il portait sur la diversité des thématiques de recherche des étudiants. 

On peut voir ici l'album de photos de la table ronde. 

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