Le méthane sous surveillance

Changhui Peng contribue au lancement d'un nouvel outil de visualisation des émissions de méthane. 

24 Janvier 2017 à 13H38

Environ 60 % des émissions de méthane sont dues à l'activité humaine, les sources les plus importantes provenant de l'agriculture (surtout la fermentation entérique due aux rots et aux exhalations des ruminants) et des déchets, de même que de l'extraction et du traitement des combustibles fossiles. Photo: Marbury67/Dreamstime.com

Le professeur Changhui Peng, du Département des sciences biologiques et de l'institut des sciences de l'environnement, fait partie des chercheurs qui ont participé à l'élaboration d'un nouvel outil de visualisation des émissions de méthane à l'échelle mondiale (CH4). «Cette plateforme présente à la fois les sources naturelles et anthropiques de méthane», explique le chercheur.

Ce projet est une collaboration entre les instituts de recherche qui participent au Global Carbon Project. Créé en 2001, cet «Atlas mondial du carbone» est une plateforme internet destinée à compiler et à visualiser les données les plus récentes sur les flux de carbone résultant des activités humaines et des processus naturels. «Les impacts des activités humaines sur le cycle du carbone sont la cause la plus importante des changements climatiques», rappelle le professeur Peng, qui est le seul chercheur universitaire canadien à participer à ce projet.

Le méthane (CH4) est le gaz à effet de serre qui contribue le plus au réchauffement climatique après le dioxyde de carbone (CO2). Les niveaux de CH4 dans l'atmosphère sont 150 % plus élevé à l'heure actuelle qu'à l'ère préindustrielle (1750) et on estime que ce gaz est responsable d'environ 20 % du réchauffement climatique. Sur un horizon de 100 ans, ses effets sont 28 fois plus importants que ceux du CO2. Le méthane se transforme en vapeur d'eau dans la stratosphère et produit  de l'ozone dans la troposphère, un polluant qui affecte la santé humaine et les écosystèmes.

Environ 60 % des émissions de méthane sont dues à l'activité humaine, les sources les plus importantes provenant de l'agriculture (surtout la fermentation entérique due aux rots et aux exhalations des ruminants) et des déchets, de même que de l'extraction et du traitement des combustibles fossiles.

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