Soixante secondes expérimentales

La nouvelle cuvée de la formation en cinéma Wapikoni mobile à l'UQAM présente ses films.

4 Décembre 2017 à 8H37

À l'arrière: Marie-Christine Petiquay, Marie-Josée Tremblay, Zoé Delsalle (prog. court études individualisées), Angélique Dumet (maîtrise en danse), Jemmy Échaquan Dubé et Simon Riverin. À l'avant: Mélina Quitich-Niquay et Léa Dargis Deschenes (baccalauréat en danse). 

Simon Riverin, de la nation innue de la communauté de Pessamit, sur la Côte-Nord, a remporté le 27 octobre dernier le prix Wapikoni mobile du meilleur court métrage pour Mendier. Son film de 60 secondes a été réalisé dans le cadre de la formation intensive en cinéma offerte à l'UQAM aux jeunes autochtones du 20 au 27 octobre derniers. Cette formation est le fruit d'un partenariat entre le Wapikoni mobile – un studio ambulant de création audiovisuelle et musicale –, l'École des médias, le Département de danse, le Fond d'intégration des chargé-e-s de cours et le Service aux collectivités.

Outre Simon Riverin, Mélina Quitich-Niquay, Jemmy Échaquan Dubé et Marie-Christine Petiquay, de la nation atikamekw de la communauté de Manawan, située dans Lanaudière, et Marie-Josée Tremblay, de Montréal, ont participé à la formation.

«Cette année, les participants devaient scénariser une vidéo dansée – quatre étudiantes en danse ont collaboré au projet – sur une bande sonore de 60 secondes en utilisant les techniques de l'animation en stop motion et du light painting [de la lumière en mouvement]», explique Françoise Lavoie-Pilote, réalisatrice et chargée de cours à l'École des médias, responsable de la formation depuis les débuts du partenariat il y a une dizaine d'années. Une entente avec 60 secondes radio a permis d'utiliser les cinq meilleures bandes sonores de ce concours international. «Les contraintes créatives –techniques filmiques, bande sonore et chorégraphie – fournissent un encadrement bénéfique aux participants», ajoute-t-elle.

Tout au long de la semaine, les étudiants ont reçu les conseils de la chargée de cours et de son collègue Guy Gendron, en plus du soutien des aides pédagogiques. La formation se termine par une projection des films réalisés par les cinéastes et par la remise d'un prix au meilleur court métrage. «Les résultats sont impressionnants, poursuit Françoise Lavoie-Pilote. Chaque année, je suis émue par la poésie et la sensibilité de ces jeunes.»

Plusieurs des films réalisés au cours des dernières années dans le cadre de cette formation intensive ont été projetés dans des festivals aux quatre coins de la planète et ont remporté des prix. 

Les productions réalisées cet automne sont disponibles sur le site du Wapikoni mobile.

PARTAGER
COMMENTAIRES 0 COMMENTAIRE