Investissements en recherche

Six chercheurs de l'UQAM reçoivent plus de 8,2 millions de dollars pour des infrastructures de recherche.

19 Janvier 2018 à 13H58

Photo: iStock

La Fondation canadienne pour l'innovation (FCI) a annoncé récemment des investissements de plus de 554 millions de dollars dans 117 projets d'infrastructure de 61 universités, collèges et hôpitaux de recherche au Canada. L'un des projets financés est mené par le professeur Daniel Kneeshaw, du Département des sciences biologiques, tandis que cinq autres projets sont menés dans d'autres établissements universitaires canadiens en collaboration avec des chercheurs de l'UQAM.

La somme totale des investissements, qui comprend la contribution du gouvernement du Québec (habituellement équivalente à celle versée par la FCI) et des fonds octroyés par des partenaires de la FCI, s'élève à un peu plus de 8,2 millions de dollars pour l'UQAM.

Un réseau de parcelles

Le projet de Daniel Kneeshaw, qui s'intitule «SmartForest Canada: A Network of Monitoring Plots and Plantations for Modeling and Adapting Forests to Climate Change», a obtenu plus de 9,5 millions de dollars, dont quelque 3,3 millions seront alloués à l'UQAM.

Le projet est mené en collaboration avec ses collègues de l'UQAM Yves Bergeron, Pierre Drapeau, Christian Messier et Benoît St-Onge, ainsi que des chercheurs de l'Université de Montréal, de l'Université du Québec (TÉLUQ, UQAT et UQO), de Lakehead University et de l'University of Alberta. Il vise la création d'une infrastructure de recherche servant à étudier les effets des changements climatiques sur la dynamique de la forêt feuillue tempérée et de la forêt boréale du Québec, à proposer des mesures de mitigation pour en minimiser les impacts négatifs et à suggérer de nouveaux types de plantation afin de produire du bois de qualité, une gamme d'autres services écologiques et socio-économiques ainsi qu'améliorer l'environnement rural.

Le projet prévoit la mise en place d'un réseau de parcelles et d'équipements de terrain et de laboratoire pour faire le suivi de processus écologiques et de la dynamique forestière. L'information recueillie dans ces parcelles alimentera de nouveaux modèles prévisionnels de croissance des forêts selon différents scénarios climatiques incluant des variables comme la disponibilité en eau qui n'étaient pas prises en compte auparavant.

L'infrastructure permettra aussi de recueillir de l'information qui augmentera la capacité de modéliser la vitesse à laquelle les essences forestières migreront vers le nord dans un contexte de réchauffement du climat et de modification des écosystèmes.

Collaborations pancanadiennes

Trois professeures du Département des sciences de la Terre et de l'atmosphère participent à des projets qui seront financés par la FCI. C'est le cas de Julie Thériault, qui obtiendra 2,4 millions de dollars pour sa collaboration au projet «Adaptable Earth-Observation System», mené à l'Université McGill. Anne de Vernal recevra 1,3 million de dollars pour participer au projet «Flotte opérationnelle de recherche en sciences côtières et environnementales», dirigé par un chercheur de l'Université du Québec à Rimouski. Fiona Darbyshire obtiendra 875 000 dollars pour le projet «National Facility for Seismic Imaging», mené par un chercheur de l'Université de Dalhousie.

Le professeur Philip Merrigan, du Département des sciences économiques de l'ESG UQAM, recevra 200 000 dollars pour sa collaboration au projet «The CRDCN Transition to High Performance Computing: Liberating Data for Research and Policy», mené par un chercheur de l'Université McMaster.

Steen Brian Schougaard, professeur au Département de chimie, obtiendra 100 000 dollars pour sa participation au projet «Toward a Comprehensive Understanding of Tomorrow's Electrochemical Systems Using in-situ and in operando Approaches», mené par un chercheur de l'Université de Montréal.

Le gouvernement québécois participe au financement des projets auxquels collaborent Julie Thériault, Anne de Vernal, Philip Merrigan et Steen Brian Schougaard, tandis que le gouvernement de la Nouvelle-Écosse participe au financement du projet auquel collabore Fiona Darbyshire.

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