Les droits de l’Homme, 70 ans plus tard 

L'IEIM organise un événement pour souligner l’anniversaire de la Déclaration universelle des droits de l’Homme.

4 Décembre 2018 à 16H17

Des migrants venus du Vénézuela font la file devant un poste frontière en espérant pouvoir entrer en Équateur.Photo: Wikimedia Commons

Le 10 décembre 1948, près d’une soixantaine d’États membres de l’Assemblée générale des Nations Unies ont adopté la Déclaration universelle des droits de l’Homme, à Paris. Traduit dans plus de 500 langues, le document fondateur – qui n’a pas de véritable portée juridique – énonçait, pour la première fois, les droits et les libertés dont tous les êtres humains devraient pouvoir jouir sur un pied d’égalité. Pour souligner le 70e anniversaire de la Déclaration, l'Institut d'études internationales de Montréal (IEIM), en collaboration avec la Ville de Montréal et l’Association canadienne pour les Nations Unies (ACNU) du Grand Montréal, organise un colloque, le mercredi 5 décembre prochain, à l’Hôtel Westin.

L’événement réunira des chercheurs et des praticiens autour de la question plus spécifique du droit des migrants. Au cours des dernières années, les mouvements migratoires ont pris beaucoup d'ampleur aux quatre coins de la planète. «C’est l’un des plus graves problèmes à l’heure actuelle», souligne Peter Leuprecht, professeur associé au Département des sciences juridiques, lequel prononcera le discours d’ouverture du colloque. «Le phénomène est d’autant plus sérieux que la montée actuelle du populisme, de la droite et de l’extrême droite, presque partout dans le monde, fait en sorte que le climat n’est pas favorable aux réfugiés. Les Donald Trump, Vladimir Poutine et autres Xi Jinping de ce monde se fichent éperdument des droits humains.»

Avec la destruction de l’environnement et la «globalisation prédatrice», le problème n’est pas près de se résorber, s’attriste Peter Leuprecht. Sur une note plus positive, le professeur fait remarquer que 70 ans après la ratification de la Déclaration universelle des droits de l’homme, «plus de 100 pays ont aboli la peine de mort.»

La professeure Mirja Trilsch et la chargée de cours Élise Hansbury, du Département des sciences juridiques, prendront également la parole dans le cadre du premier panel du colloque.

La deuxième partie de l’événement sera consacrée au rôle des villes dans la promotion des droits de la personne. Le professeur au Département des sciences juridiques Bernard Duhaime prononcera la conférence de clôture. L’événement sera suivi d'une activité protocolaire et d'un cocktail offert par la Ville de Montréal, en présence de la mairesse Valérie Plante et de dignitaires. 

L’événement est gratuit, mais il faut s’inscrire auprès de Kim Fontaine-Skronski, directrice adjointe de l’IEIM.

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