La Huardière a 35 ans

Le Centre écologique de l'UQAM est un lieu privilégié pour la formation des étudiants.

11 Janvier 2019 à 15H05

Le Centre écologique La Huardière

Une cérémonie soulignant le 35e anniversaire du Centre écologique La Huardière s'est déroulée à l'UQAM, le 10 janvier dernier. Cet événement, organisé par le Service des entreprises auxiliaires et son Service des espaces commerciaux et de l’hébergement, visait à reconnaître et à célébrer ce lieu privilégié d'expérimentation, de formation et d'apprentissage terrain, et à en souligner les répercussions sur la communauté universitaire, notamment sur les étudiants en biologie, en communication, en didactique, en géographie et en gestion de projet.

Situé en plein cœur de la nature en bordure des Lacs Lusignan et De Sève à Saint-Michel-des-Saints, le Centre écologique propose, à longueur d’année, plusieurs activités aux groupes étudiants de l’UQAM, tout en s’ouvrant à d’autres clientèles externes lors des vacances universitaires. «Après 35 ans d’activités, des données partielles du Service des archives de l’UQAM permettent d’évaluer à pas moins de 5 000 le nombre d'étudiants, professeurs, assistants de recherche et techniciens qui ont profité de ces installations pour explorer, fouiller, découvrir, enseigner et apprendre sur le terrain», a souligné Catherine Mounier, vice-rectrice à la Recherche, à la Création et à la Diffusion.

«Toujours fidèle à ses valeurs d’accessibilité et de service aux collectivités, l’UQAM a aussi souhaité ouvrir l’accès à ce centre aux familles et aux amateurs de plein air à des fins récréatives, mais surtout aux personnes qui ont besoin d’un répit ou de ressourcement après un épisode difficile de leur vie, a ajouté la vice-rectrice. D’où sa précieuse association avec la Fondation Compagnom, dont la mission est de favoriser la prévention en santé mentale. Pour toutes ces raisons, je souhaite saluer le travail exceptionnel des gestionnaires du centre.»

Quelques témoignages

Vice-rectrice à l'Administration et aux Finances dans les années 1980, la professeure associée au Département d'études urbaines et touristiques de l'ESG UQAM Florence Junca-Adenot a joué un rôle-clé dans l'histoire de La Huardière. «À l'époque, l'UQAM était principalement locataire, se rappelle-t-elle. Il fut ardu de convaincre le conseil d’administration et le ministère de l'Éducation de la nécessité de devenir propriétaire… d'un centre écologique! Mais nous avons fait la démonstration qu'un tel endroit était aussi nécessaire à la formation des étudiants en biologie ou en géographie que peut l'être un laboratoire pour des chimistes ou un studio pour des apprentis danseurs.»

Le Centre, dont l'achat a été financé par la Fondation de l'UQAM, a officiellement ouvert ses portes en 1983, en accueillant les étudiants en sciences biologiques pour la session d'été. «L'année suivante, j'ai déposé une demande pour obtenir une zone d’exclusivité de 25 kilomètres carrés dans les environs du Centre afin de protéger le site de toute exploitation nouvelle qui aurait pu nuire à l’usage pédagogique et aux activités d’études sur le terrain», raconte Florence Junca-Adenot. La Fondation a cédé le Centre écologique à l'UQAM en 1987.

Jean-François Giroux, Daniel Rivest, Catherine Mounier, Florence Junca-Adenot, Pierre Chastenay et Mario Dufour.
Photo: Jean-François Hamelin

Lors de la cérémonie, le professeur du Département des sciences biologiques Jean-François Giroux et le technicien de laboratoire Daniel Rivest ont, eux aussi, mentionné à quel point La Huardière était un lieu d'enseignement essentiel pour les étudiants du baccalauréat en biologie en apprentissage par problème, du baccalauréat en sciences naturelles appliquées à l'environnement et du certificat en écologie. «Comparés à ceux des autres universités québécoises, nos étudiants sont ceux qui passent le plus de temps sur le terrain, a noté Jean-François Giroux. Il s'agit d'un laboratoire unique en pleine nature. Comme professeur, on ne peut pas espérer mieux: on peut aborder les milieux aquatiques, la forêt ou l'écologie animale avec des exemples concrets, sous nos yeux.»

«Il s'agit d'un laboratoire unique en pleine nature. Comme professeur, on ne peut pas espérer mieux: on peut aborder les milieux aquatiques, la forêt ou l'écologie animale avec des exemples concrets, sous nos yeux.»

Jean-François Giroux

Professeur au Département des sciences biologiques

Le professeur Giroux a tenu à souligner le travail inestimable des techniciens du département au fil des ans. «Il s'agit d'un milieu naturel à peu près inhabité, a renchérit Daniel Rivest. Les coupes forestières de différents âges constituent un laboratoire de premier ordre, tout comme le lac immense et les nombreuses îles sont des lieux d'échantillonnage et d'expérimentation exceptionnels. On profite même de sites avec des barrages de castor pour mener de petits projets!»

Le professeur du Département de didactique Pierre Chastenay est venu témoigner des séjours effectués à La Huardière dans le cadre du cours «Approche expérientielle, projets pédagogiques et ressources du milieu». Au début de leur quatrième et dernière année au baccalauréat en éducation préscolaire et en enseignement primaire, les étudiants du volet sciences et technologie se rendent à La Huardière pour une fin de semaine. Ils y découvrent des activités scientifiques à réaliser dans la nature ou dans les parcs près des écoles où ils enseigneront. «Pour plusieurs de ces futurs enseignants, il s’agit d’une occasion extraordinaire de reconnecter avec la nature et de parfaire des compétences en enseignement des sciences qui leur serviront tout au long de leur carrière, souligne le professeur. Cette formation est unique à l’UQAM et fait partie des atouts de notre programme d’enseignement au primaire.» 

«Pour les futurs enseignants, il s’agit d’une occasion extraordinaire de reconnecter avec la nature et de parfaire des compétences en enseignement des sciences qui leur serviront tout au long de leur carrière.»

Pierre Chastenay

Professeur au Département de didactique

Le directeur du Service des espaces commerciaux et de l'hébergement, Mario Dufour, qui agissait à titre de maître de cérémonie, a remercié à son tour l'équipe qui permet à La Huardière de poursuivre sa mission. Il a tenu à souligner la collaboration du président fondateur de la Fondation Compagnom, Serge Choinière, qui assistait à la cérémonie. «Je souhaite poursuivre la collaboration avec les départements au cours des prochaines années, mettre en place un plan de maintien des actifs, tant pour les bâtiments que pour les infrastructures extérieures, les équipements et les mobiliers, et travailler avec Serge Choinière à faciliter les conditions d’accueil des clientèles externes», a-t-il conclu.

Un diaporama composé de photos tirées des archives de l’UQAM ou fournies par divers utilisateurs du Centre écologique avait été préparé pour l'occasion. Les invités ont également pu visionner une vidéo du site de La Huardière tournée avec une caméra montée sur un drone par Simon Grandin (B.Sc. géographie, 2016; DESS systèmes d'information géographique, 2017). Deux étudiants en biologie, Julien Bilodeau-Colbert et Ionah Seyfried, ont également présenté une recherche menée à La Huardière dans le cadre de leurs cours Méthodologie en écologie.  

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