Athlète de haute voltige

Étudiante en psychologie, la trampoliniste Sarah Milette rêve de participer aux Jeux olympiques.

27 Août 2019 à 11H46

Sarah Milette (à l'avant-plan) accumule les succès depuis son arrivée sur l'équipe nationale de trampoline.Photo: Marc-Antoine Jullo

Même si elle est l’une des plus jeunes athlètes de l’équipe nationale de trampoline, Sarah Milette connaît une ascension fulgurante. L’étudiante au baccalauréat en psychologie a remporté la Coupe du Canada en 2017, 2018 et 2019, en plus de terminer au 5e rang lors des derniers Jeux panaméricains à Lima, au Pérou. Au cours de la dernière année, l’athlète de 22 ans a aussi remporté l’or à quatre reprises au volet synchronisé avec sa coéquipière Rosie McLennan.

Cet automne, Sarah participera à plusieurs compétitions importantes, dont le point culminant seront les Championnats du monde en novembre. Au terme de la saison, les 16 meilleures athlètes au monde obtiendront leur laissez-passer pour les Jeux olympiques, qui auront lieu à Tokyo à l’été 2020. «Le processus de sélection est extrêmement difficile, avoue la trampoliniste. Pour réussir à me qualifier, je devrai améliorer mon exécution, la hauteur de mes sauts ainsi que ma constance.»

Un sport sans limite

Sarah Milette pratique le trampoline depuis l’âge de cinq ans. «Ce que j’aime de ce sport, c’est qu’il y a toujours des aspects différents à améliorer, raconte-t-elle. Il n’y a pratiquement pas de limite à ce que l’on peut faire.» 

Sarah Milette.Photo: Gymnastique Canada

À l’âge de 14 ans, l’athlète originaire de Longueuil décide de se consacrer à son sport de façon compétitive. Elle quitte son entraîneuse de toujours, Flavie Groleau, du club Acro-Gym à Longueuil, pour joindre le club Quadrotramp à Saint-Bruno-de-Montarville, dirigé par Karina Kosko et Alain Duchesne. «Je dois beaucoup à mes entraîneurs, souligne Sarah. Flavie m’a enseigné les bases et m’a donné le goût de persévérer, tandis que Karina et Alain m’ont beaucoup appris sur le plan technique et m’ont fait progresser à un niveau supérieur.» Les deux clubs ont fusionné en 2016 pour former le Centre acrobatique Virtuose, reconnu comme l’un des meilleurs centres de gymnastique acrobatique au pays.

Travailler fort à chaque entraînement

Depuis 2016, Sarah est l’une des 11 membres de l’équipe nationale senior de trampoline. Elle s’entraîne sept fois par semaine à l’Institut national du sport, situé au Stade olympique. Chaque entraînement comprend deux heures de sauts sur trampoline, une heure trente de musculation ainsi que des séances d’échauffement et d’étirement. «J’aime travailler fort à chaque entraînement et sentir que je m’améliore chaque jour, dit-elle. J’ai la chance d’avoir une bonne musculature dans les jambes, ce qui me permet de sauter très haut.»

En trampoline synchronisé – un volet inclus dans les coupes du monde et les championnats mondiaux, mais pas aux Jeux olympiques –, Sarah fait équipe avec la double championne olympique Rosie McLennan, qui, à 30 ans, est toujours l’une des meilleures au monde. «En plus d’être une super-athlète, Rosie est très généreuse de son temps, affirme Sarah Milette. Elle me donne des conseils et m’aide beaucoup dans mon cheminement.»

Sarah est également très proche de Sophiane Méthot, étudiante au baccalauréat en sciences comptables à l’UQAM et autre étoile montante de la discipline. «Sophiane et moi avons été coéquipières durant plusieurs années, nous nous entraînons ensemble tous les jours et nous nous déplaçons même ensemble jusqu’à l’Université lorsque nos cours sont à la même heure», dit Sarah. Sophiane, Sarah et Rosie forment trois des plus beaux espoirs canadiens en vue des prochains Jeux olympiques. «Même si nous avons le même objectif, il n’y a aucune rivalité entre nous. En compétition, tout le monde s’entraide et s’encourage.»

En plus de ses entraînements et de ses compétitions, Sarah suit quatre cours par trimestre au baccalauréat en psychologie. «J’adore mes cours. J’aime particulièrement en apprendre plus sur les comportements humains et les processus cognitifs», dit celle qui souhaite poursuivre ses études jusqu’au doctorat et devenir psychologue. Mais, pour l’instant, sa priorité est de réaliser son rêve olympique. «Et si ça ne fonctionne pas en 2020, je vais assurément tenter ma chance pour les Jeux de 2024!»

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