Déjouer le temps

L'étudiant Jasmin Cormier-Labrecque s'intéresse à l'esthétique rétro dans la photographie mobile.
San Francisco Photo: Trish Korous

Ce qui est vieux n'est pas toujours obsolète ou démodé. Aujourd'hui, les images et les objets anciens connaissent une seconde vie et deviennent même tendance. C'est vrai, notamment, en ce qui concerne la photographie. Le fait de donner un air vieillot aux photos numériques, en créant des effets rétro ou vintage, constitue un véritable phénomène de mode.

Dans le cadre de son mémoire en histoire de l'art, intitulé «Historicité et temporalité de la photo mobile 2010-2015», Jasmin Cormier-Labrecque s'intéresse à l'esthétique rétro des images photographiques, générée par les nombreuses applications des appareils mobiles. «L'appellation photographie mobile renvoie à toute photo réalisée à l'aide d'un appareil portable, comme un téléphone intelligent ou une tablette électronique», précise-t-il.

Les premiers téléphones munis d'une caméra datent du tournant des années 2000. Le iPhone apparaît en 2007, suivi d'appareils de plus en plus sophistiqués. «On a de moins en moins besoin d'utiliser Photoshop ou son ordinateur pour traiter les images, dit l'étudiant. Le téléphone intelligent que l'on porte sur soi permet de capter des images dans divers contextes et de les traiter instantanément.»

La nouvelle génération d'appareils mobiles donne accès à des applications qui facilitent le traitement des images. «Les plus populaires sont Hipstamatic, VSCOcam et, bien sûr, Instagram, qui compte aujourd'hui plus de 30 millions d'utilisateurs, rappelle le candidat à la maîtrise. Instagram s'accompagne même d'un important réseau de diffusion. On estime que 60 millions d'images sont diffusées chaque jour via ce réseau.»

Ambiguïté temporelle

Ces applications permettent de transformer le cadre, la bordure et le grain de l'image, lui donnant ainsi l'apparence, selon les cas, d'un daguerréotype, d'une vieille...

Soulever le voile

La professeure Manon Bergeron dirige une recherche sur la violence sexuelle en milieu universitaire.
Selon Manon Bergeron, les résultats de l'étude permettront de nourrir la réflexion sur les meilleures stratégies de prévention à mettre en place.  

À la suite d'incidents survenus au cours des derniers mois, des universités au Québec et au Canada anglais ont décidé de s'attaquer à la violence sexuelle sur les campus. Le Bureau de la coopération interuniversitaire, qui regroupe sur une base volontaire l'ensemble des universités québécoises, vient de créer un groupe de travail sur cette question. À l'Université de Sherbrooke, des étudiants ont mis sur pied un comité pour contrer la «culture du viol» et démystifier ce qui constitue une agression sexuelle. L'Université d'Ottawa a, pour sa part, mis en place le Groupe de travail sur le respect et l'égalité, dont le mandat est de formuler des recommandations pour que les membres de la communauté puissent étudier et travailler dans un environnement exempt de violence et de harcèlement sexuels.

Manon Bergeron, professeure au Département de sexologie et membre du Réseau québécois en études féministes (RéQEF), se réjouit que de plus en plus d'universités prennent le phénomène au sérieux. «L'UQAM est en train de revoir sa politique sur le harcèlement sexuel et a embauché Audrey Lemay, une spécialiste de la relation d'aide. Chose certaine, il faut cesser de croire que la violence sexuelle n'existe que chez le voisin», dit-elle.

La professeure est à la tête d'un projet de recherche intitulé «Violences sexuelles en milieu universitaire», auquel sont associées Martine Hébert, également professeure au Département de sexologie, Sandrine Ricci, chargée de cours et doctorante en sociologie, Lyne Kurtzman, agente de recherche au Service aux collectivités de l'UQAM, et Nathalie Duhamel, membre du Regroupement québécois des Centres d’aide et de lutte contre les agressions à caractère sexuel (RQCALACS).

«C'est le RéQEF qui a eu l'idée de ce projet, l'été dernier, soit avant la vague de dénonciations d'agressions sexuelles dans les médias et dans les réseaux sociaux et avant les...

Cabane à sucre scientifique

Une quarantaine de personnes ont participé à l'excursion en compagnie du professeur spécialiste de la foresterie Christian Messier.
Le professeur Christian Messier, du Département des sciences biologiques, a animé la visite de l'érablière lors de l'excursion à la cabane à sucre organisée le 28 mars dernier par le Coeur des sciences.Photo: Stéphan Chaix

Une quarantaine de personnes ont participé, le 28 mars dernier, à une cabane à sucre scientifique, un événement original organisé par le Cœur des sciences à la cabane L'Hermine, située à Havelock, près de la frontière canado-américaine. «Ce fut une belle journée froide, mais ensoleillée», affirme le professeur Christian Messier, du Département des sciences biologiques.

Les participants ont d'abord eu droit à une visite guidée de l'évaporateur en compagnie de François Benny, responsable de la production à la cabane à sucre. Ils ont appris qu'il faut 40 litres d'eau d'érable pour produire un litre de sirop. «Depuis une dizaine d'années, les équipements se sont raffinés et permettent aux producteurs de gagner un temps précieux, souligne Christian Messier. L'acériculture est devenue une véritable science!»

Le professeur Messier, qui est également directeur scientifique de l’Institut des sciences de la forêt tempérée (ISFORT) à l’Université du Québec en Outaouais, a ensuite animé la visite guidée de l'érablière. Qu'est-ce qu'une érablière? Comment fonctionne cet écosystème? Pourquoi y faut-il une diversité d'essences? Les questions des participants étaient nombreuses.

«Dans une forêt naturelle, il est rare de compter plus de 50 % d'érables à sucre, explique le professeur. Les érablières composées à 90 % d'érables à sucre ont été créées par l'homme pour maximiser la production de sirop d'érable. Ces modifications de la biodiversité ont un impact sur la capacité des arbres de résister aux maladies et aux changements climatiques. Heureusement, les propriétaires de la cabane à sucre que nous avons visitée en sont conscients et ils souhaitent augmenter la proportion d'espèces différentes à 20 ou 30 %.»

Nos érables à sucre sont-ils menacés? «On a beaucoup parlé de dépérissement des érablières à...

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Photo :iStock

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