Népal: à qui donner?

La professeure Chiara Letizia, spécialiste du Népal, suggère de ne pas mettre tous ses dons dans le même panier.
Photo :United Nations Development Programme

Susciter le plaisir d'apprendre

Lauréate 2015 du prix Reconnaissance de la Faculté des sciences de l'éducation, Elourdes Pierre a su créer dans ses classes une vraie communauté d'apprentissage.
Elourdes Pierre.Photo: Nathalie St-Pierre

Sept diplômés de l'UQAM seront honorés à l'occasion du Gala Reconnaissance 2015 pour leur cheminement exemplaire et leur engagement. Ce texte est le cinquième d'une série de sept articles présentant les lauréats.

Nous avons tous le souvenir d'un enseignant qui a marqué notre enfance ou notre adolescence. Pour Elourdes Pierre (B.Ed. éducation préscolaire et enseignement primaire, 1989), qui fréquentait une école primaire dirigée par des sœurs, l'arrivée d'une stagiaire aux méthodes pédagogiques novatrices a été une révélation. «Avec elle, j'ai découvert que c'était possible d'avoir du plaisir dans l'apprentissage, se remémore celle qui a vécu en Haïti jusqu'à 17 ans. Nous pouvions discuter en groupe, chanter des chansons, apporter des objets qui nous tenaient à cœur. Elle nous traitait comme des êtres humains.»

À son arrivée au Québec, à la fin des années 1970, la jeune femme s'inscrit à la technique en éducation au cégep avant d'amorcer un baccalauréat en éducation préscolaire et enseignement primaire. «Choisir d'aller à l'UQAM n'a pas été un accident, dit-elle. Cette université représentait une ouverture à une pluralité de conceptions de l'éducation, à un dialogue entre professeurs et étudiants, à différentes cultures.» À l'instar de ses deux enfants, qui ont contribué à sa compréhension du monde de l'enfance, ses professeurs de l'UQAM deviendront, eux aussi, des sources d'inspiration. «Je pense notamment à Ekabouma Mbondi, un enseignant rigoureux et exigeant qui avait une façon unique de nous stimuler, ou encore à Jean-Claude Brief, dont la précision du vocabulaire était remarquable.»

Au début de sa carrière, elle décroche un contrat pour enseigner le français langue seconde à des adultes. Bien que différente de l'enseignement au...

Nouvel entraîneur-chef

Nate Philippe succède à Olga Hrycak à la tête de l'équipe masculine de basketball des Citadins.
Nate Philippe a été nommé meilleur entraîneur-adjoint de la Patriot League après avoir mené l'American University en finale.  Photo: natephilippe.com

Nate Philippe a été nommé au poste d'entraîneur-chef de l'équipe masculine de basketball des Citadins, le 4 mai dernier. Il devient ainsi le deuxième entraîneur de l'histoire du club, succédant à Olga Hrycak, qui a pris sa retraite le mois dernier.

«Le processus n’a pas été simple, plusieurs excellents candidats ont postulé, a mentionné le coordonnateur du sport d'excellence à l'UQAM, Daniel Méthot. Nate Philippe s’est rapidement démarqué par sa vision, sa feuille de route et sa connaissance du milieu.»

Montréalais d'origine, Nate Philippe a joué au basketball universitaire pour les Panthers de l’Université du Prince-Édouard et pour les Huskies de l’Université St-Mary’s, en Nouvelle-Écosse. Diplômé du baccalauréat en économie et administration, il a ensuite commencé sa carrière d'entraîneur pour l'Université York, en Ontario (2009-2010), puis pour l’Université du Dakota du Nord (2010-2011), l’Université du Maine (2011-2013) et l'American University (2013-2015), où il a été nommé meilleur entraîneur adjoint de la Patriot League. Lui et sa famille déménageront de la Virginie à Montréal, et le nouveau pilote compte rencontrer ses joueurs au cours des prochaines semaines.

Reconnu pour ses habiletés de recruteur et pour son encadrement sur le plan tactique et technique, Nate Philippe représente le candidat idéal pour les Citadins. «Nous voulions une personne structurée, qui allait permettre à nos étudiants-athlètes de se développer pleinement et de viser les sommets», a dit Daniel Méthot.

«Mon objectif est de donner aux Citadins des chances réelles de gagner au Québec et au Canada, affirme le nouvel entraîneur. Pour moi, un entraîneur doit être porteur d’une vision et d’une identité d’équipe, et c’est ce que je veux apporter à l’UQAM.»...

Improvisation en santé

Avec la loi 10, le gouvernement impose, sans préparation, une transformation majeure du système de santé.
Photo: Istock

Au Québec, les façons de travailler de quelque 290 000 personnes – un travailleur sur six – seront bouleversées par la réforme du réseau de la santé et des services sociaux imposée par le ministre Gaétan Barrette avec la loi 10. «Cette réforme est d'une ampleur sans précédent», affirme Monique Aubry, professeure au Département de management et technologie de l'ESG UQAM.

«Je ne me prononce pas sur le fond du projet – simplifier l'accès aux soins et aux services –, dit-elle, mais sur la façon dont cela est mené.» Pour cette spécialiste de la gestion de projet, qui suit depuis près de 10 ans les transformations majeures en cours dans trois centres hospitaliers universitaires montréalais, l'improvisation qui entoure l'implantation de cette réforme est inacceptable. «Quand les employés du Centre universitaire de santé McGill (CUSM) sont déménagés, le 26 avril dernier, ils étaient prêts et savaient ce qu'il y avait à faire, rapporte-t-elle. Avec la loi 10, on abolit des structures, on crée des méga-centres et les gens qui s'y retrouvent ne savent pas, à ce jour, comment travailler ensemble et ce que doivent être les responsabilités de chacun.»

Le 1er avril, date d'entrée en vigueur de la loi, 182 Centres de santé et de services sociaux ont été fusionnés pour en réduire le nombre à 34. Les 18 Agences de santé et de services sociaux ont été abolies, remplacées par les Centres intégrés de santé et de services sociaux (CISSS).

Un grand remous

«Cette réforme, souligne Monique Aubry, arrive à la suite de nombreuses autres qui n'ont jamais donné les résultats escomptés.» Pour cette spécialiste du changement, changer une structure ne garantit rien. «La seule assurance que l'on ait, en se basant sur la recherche et les expériences antérieures, c'est que pour les 12 prochains mois, au bas mot, le système de santé sera plongé dans un grand remous organisationnel qui finira par faire ce que font tous les remous: faire tourner les choses en rond!»...

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